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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 19 Mars 2008 8:08 |
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| Citation: | | La destruction du microcosme humain, autrement dit la mort, s'effectue selon un processus de résorption graduelle des cinq éléments, ou cinq qualités, composant le corps. L'élément terre, c'est-à-dire l'énergie qui maintient le fonctionnement cohérent des composantes solides du corps, se résorbe tout d'abord dans l'élément eau (l'énergie qui régit les liquides), puis celui-ci dans l'élément feu (l'énergie qui régit, entre autres, la température); celui-ci se résorbe à son tour dans l'élément air (l'énergie qui gouverne le système respiratoire), enfin ce dernier dans l'élément espace. C'est la mort proprement dite. |
Bokar Rimpotché, Le pur et l'impur, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 26 Mars 2008 8:15 |
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| Citation: | Selon l'école Kadampa, voici les cinq idées fondamentales recouvrant la méditation sur l'impermanence.
I. PENSER QUE RIEN NE DURE
Le monde extérieur est d'abord créé, puis il persiste. Finalement, détruit par le feu et l'inondation, rien n'en subsiste, pas même les grains de poussière!
L'an dernier, cette année, hier, aujourd'hui, même mois et années sont rapidement passés.
Tous les êtres vivants, habitants du monde, sont impermanents. Vous étiez d'abord bébé. puis enfant, puis jeune homme, vous êtes maintenant un vieillard. Chaque jour, chaque mois nous rapproche de la mort. Méditez sur ceci, et pensez: « Que dois-je faire? »
2 PENSER QUE DE NOMBREUSES AUTRE PERSONNES SONT MORTES
Souvenez-vous que, bien qu'il y ait des personnes vivantes plus âgées, plus jeunes ou du même âge que vous. il y en a beaucoup plus qui sont mortes. Celui-ci est mort: celui-là aussi est devenu poussière. Ils ont d'abord vieilli. puis ils sont morts! Les deux semblent toujours aller & pair. Cependant, il arrive souvent que des gens heureux, pleins de joie, meurent si soudainement qu'ils n'ont pas le temps d'y penser ni de se tourner vers leurs souvenirs.
Quelquefois, même s'ils ne meurent pas, des hommes importants déchoient et d'humbles personnes prennent une place en vue. Un mendiant devient riche, un riche devient mendiant, etc.
Comme il n'existe absolument rien dans votre expérience quotidiennement qui transcende l'impermanence, elle vous affectera forcément, vous aussi d'un moment à l'autre. C'est pourquoi, dès maintenant, pendant qu'il est encore temps, pensez: « Je dois vraiment pratiquer le Dharma avec diligence ».
3. PENSER ET REPENSER AUX NOMBREUSES CIRCONSTANCES QUI PEUVENT CAUSER LA MORT
Comme il y a un grand nombre de circonstances qui pourraient causer la mort, tels les avalanches, la chute d'un objet, le tonnerre et l'éclair, les chocs, les maux internes, etc, nous ne savons ni comment ni quand nous mourrons. Mais tant que nous avons du karma accumulé, la mort est inévitable. Même notre nourriture, nos vêtements, nos amis, nos domestiques ou nos serviteurs peuvent devenir la cause de notre propre mort. Nous ne pouvons jamais savoir !
Puisque vous ignorez quand vous mourrez, méditez maintenant sérieusement cette question: « Que m'arrivera-t- il? » |
Diamgoeun Kontrul Rimpotché, Le flambeau de la certitude, éditions Yiga tcheu dzinn
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 04 Avr 2008 6:45 |
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(Selon l'école Kadampa, voici les cinq idées fondamentales recouvrant la méditation sur l'impermanence)
| Citation: | 4 MÉDITER SUR CE QUI ARRIVERA AU MOMENT DE LA MORT
L'arrivée de la mort n'est jamais désirée, mais toujours rejetée et malvenue. Celui qui a commis le mal est terrifié. A sa dernière heure, il expérimente une douleur incroyablement intense, et la sensation que sa vie est coupée le fait frémir d'horreur. Il voit partout des apparitions. Il ne peut contrôler ni son corps ni son esprit. si bien que tout ce qui lui vient à l'esprit lui apparaît sans mesure. Etant donné que l'état d'esprit au moment de la mort est chargé d'une grande puissance ne serait-ce qu'une pensée négative entraînera une renaissance dans les mondes inférieurs. Puisque (votre propre renaissance) dépend ct votre conduite présente prenez dès maintenant l'habitude de pratiquer le Dharma.
Puisque vous ne pouvez changer le cours d'une vie qui s'achève, même avec l'aide d'un Bouddha, (pour ne rien dire de l'inefficacité de méthodes telles que la divination, l'exorcisme, le traitement médical, la lecture des écritures, ou l'offrande de nourriture ou d'argent), il n'existe tout simplement aucun moyen d'échapper à la mort. Au lieu donc d'avoir à vous affliger plus tard mettez-vous au travail dès maintenant !
5. RÉFLÉCHIR A CE QUI SE PASSE APRÈS LA MORT
Pensez: « Au moment de la mort, même le roi-du¬monde n'a pas le pouvoir d'emporter avec lui une seule bouchée de nourriture, un seul vêtement, un centime de son argent. Il ne peut pas même emmener son serviteur le plus humble.
Lorsque votre corps aura été enveloppé dans un linceul et attaché par une corde, tout le monde s'en détournera avec dégoût. Quelques jours plus tard, pas même la dépouille ne subsistera.
Si vous ne contrôlez pas votre esprit, telle une plume soufflée par le vent, vous voyagez le long de la voie perfide du terrifiant bardo. Vous errez sans but dans un monde inconnu, suivi de vos actes, « noirs » et « blancs ».
Il n'y a aucun moyen d'effacer le mal que vous avez commis mais le Saint Dharma et les actes bénéfiques vous aideront. Méditez maintenant ainsi: « Si je ne pratique pas avec énergie dès à present, après la mort il sera trop tard (pour que quiconque) m'accorde un délai ».
En bref, il n'y a rien d'autre à faire pour vous que de pratiquer le Dharma dès à présent. Vous ne pouvez pas simplement « laisser aller ». Vous devez l'intégrer à votre propre existence. Vous devez méditer sur la façon de l'intégrer à votre existence. Une fois que vous avez acquis la stabilité, vous devez devenir une personne qui sera heureuse au moment de la mort et que les autres vénèreront en disant: " C'était un homme véritablement religieux ! "
Partout, les gens pleurent: " un homme est mort! Oh non! Oh, Lama, aidez-le! ". Mais nous ne pensons jamais que la mort nous emportera aussi, furtive et rapide. Nous savons que nous mourrons un jour mais nous nous imaginons que cela n'arrivera pas avant longtemps.
Intellectuellement nous savons que la mort peut arriver n'importe quand. mais nous n'en sommes pas réellement convaincus. Quand les choses vont mal, nous sommes distraits par les apparences samsariques et nous avons un comportement contraire au Dharma. Comme une telle conduite ne peut nous être d'aucune utilité, nous avons déjà gaspillé la majeure partie de cette vie!
Pensons: « Dès maintenant, puisque la mort est à ma porte. je ne dois plus me préoccuper de choses telles que la nourriture, l'argent, les vêtements et la renommée. Il n'y a pas de temps à perdre ». Mettons nos corps, parole et esprit en harmonie avec le chemin du Dharma.
Quand nous considérons ceux qui se laissent tout simplement vivre, auxquels manque la discipline mentale et qui ne prennent pas au sérieux l'imminence de la mort, nous devons penser: « Que peuvent-ils bien penser? Oh non ! Ils n'ont pas peur de la mort ! »... Mais nous, gardons notre esprit concentré sur elle. |
Djamgoeun Kontrul Rimpotché, Le flambeau de la certitude, éditions Yiga tcheu dzinn
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 09 Avr 2008 7:05 |
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| Citation: | Il est nécessaire de réfléchir à l'impermanence de notre existence humaine. Notre vie peut être réduite à une succession d'années, de mois, de jours, d'heures ou et secondes. Comme le cours d'un grand fleuve, elle est impermanente et change d'instant en instant jusqu'à la mort. Après quoi. il n'en reste rien, il n'est plus possible de nous en servir. Quand nous méditons sur la mort, nous comprenons qu'il faut utiliser le temps qu'il nous reste à étudier des enseignements spirituels authentiques.
Lorsque nous pensons aux souffrances du cycle des existences, nous acquérons la conviction que nous devons éviter d'y renaître. Nous étudions donc les moyens qui nous le permettent, c'est-à-dire les enseignements du Bouddha. |
Kalou Rimpotché
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 21 Avr 2008 7:01 |
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| Citation: | Dans cette vie, nous avons des ennemis mortels qui, plus tard, deviennent de bons amis, des parents ou des proches, nos relations les plus intimes. A l'inverse, on voit des gens avec des liens de parenté qui se haïssent et se font tout le mal qu'ils peuvent pour la moindre broutille, la moindre des possessions On voit des époux et des proches qui. pour le motif le plus insignifiant et le plus fugace. deviennent ennemis et s'entretuent. Puisque toute amitié ou inimitié est éphémère. répétons-nous sans cesse qu'il faut éprouver de l'amour et de la compassion envers tous.
Les situations heureuses ou malheureuses ne durent pas. Beaucoup connaissent le bonheur et l'opulence pendant la première moitié de leur vie mais passent la deuxième dans la misère et la souffrance. Beaucoup commencent dans la peine et finissent heureux. Beaucoup sont mendiants au début de leurs vie et rois à la fin!
L'oncle de Jetsün Mila avait invité sa belle-fille et donnait une fête joyeuse. Le soir, sa maison s'était écroulée et il poussait des cris de douleur ... Il nous arrive un nombre inconcevable de mésaventures semblables. |
Patrul Rimpoché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 23 Avr 2008 7:20 |
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| Citation: | Vous aimez aujourd'hui le lacis des maisons
Qui s'accrochent en dessous des châteaux.
Mais souvenez-vous qu'à la mort
Vous partirez par une route désolée.
Vous aimez aujourd'hui sur vos épaules
L'amoncellement des honneurs.
Mais souvenez-vous qu'à la mort
Vous partirez sans protection ni refuge.
Vous aimez aujourd'hui la profusion
Des liens de famille et de voisinage.
Mais souvenez-vous qu'à la mort
Vous vous séparerez des parents, des amis.
Vous aimez aujourd'hui accumuler
Richesses, fils, assistants, serviteurs.
Mais souvenez-vous qu'à la mort
Vous partirez nu, les mains vides, démuni.
Vous aimez aujourd'hui ajouter à l'adresse
L'héroïsme et la force physique.
Mais souvenez-vous qu'après la mort
Votre corps se retrouvera plié en trois.
Vous aimez aujourd'hui la jubilation
De votre chair et l'éclat de vos sens.
Mais souvenez-vous qu'à la mort
Vous perdrez la liberté d'en jouir.
Vous aimez aujourd'hui l'alliance
De mets savoureux et de friandises.
Mais souvenez-vous qu'à la mort
Vous n'aurez plus que la salive en bouche.
J'ai agi selon la Loi en vous rappelant tout cela.
Parce que je n'ai nulle activité mondaine, je suis heureux.
Ces stances des huit souvenirs que vous devez garder
Ont été chantées par Mila le Yogi
Dans l'auberge du Cachemiri gara de Tsang.
Rappelez-vous d'une exhortation si propice! |
Milarépa, Les cent mille chants, éditions Fayard
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 30 Avr 2008 7:37 |
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| Citation: | Pour vaincre l'attachement au monde, autant notre corps que les biens matériels, il faut tout d'abord se défaire de la croyance qu'ils ont une existence réelle et définitive. Il faut donc prendre conscience que, loin d'être dotés d'une permanence qui fonderait leur réalité, tous les phénomènes changent d'instant en instant. Ils sont transitoires par nature.
Considérons notre corps. Depuis l'instant de notre conception jusqu'au moment présent, d'instant en instant, il n'a cessé de se modifier. D'une seconde à l'autre, il n'a jamais été exactement semblable à lui-même. L'embryon s'est tout d'abord développé dans le ventre de la mère, puis après la naissance, notre corps s'est progressivement changé de bébé en enfant, d'enfant en adolescent, d'adolescent en adulte, suivant une modification constante. La puissance du corps s'est affirmée jusqu'à l'âge adulte, s'est stabilisée, puis a décliné, conduisant à la vieillesse. Et lorsque la vitalité sera totalement épuisée, le corps mourra. Ce processus de vieillissement, que bornent la naissance et la mort, ne se déroule pas par changements subits, par blocs d'années, de mois ou de jours qui se succèderaient. C'est un phénomène régi par une modification continuelle où l'instant suivant apporte une altération par rapport à l'instant précédent. |
Bokar Rimpotché, La Méditation, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 07 Mai 2008 6:28 |
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| Citation: | Reconnaissez qu'en dépit de tout ce que vous pouvez avoir amassé dans cette existence, quand ce serait des milliards, vous n'emporterez pas un centime avec vous dans la mort. Peu importe le nombre de vos amis, aucun ne vous y accompagnera. Vous ne pourrez plus compter dès lors que sur la force de votre mérite, sur l'énergie que vous aurez accumulée dans de justes actions. D'où le danger de s'investir à part entière dans les activités journalières limitées au présent. Il n'est pas question de tourner le dos à la vie matérielle et de s'intérioriser à temps plein en ne pensant qu'à ses renaissances futures, mais un mi-temps serait bien pensé si vous investissiez 50 % de votre énergie pour les affaires courantes et 50 % pour vous cultiver intérieurement.
Il faut bien vivre. Notre estomac aussi a droit à notre sollicitude, mais notre espérance de vie va rarement au-delà d'une centaine d'années: c'est peu comparé aux existences à venir. Cela vaut la peine d'y penser et de s'y préparer. Il faut parfois savoir négliger ses objectifs immédiats. |
Dalai Lama, Cent éléphants sur un brin d'herbe, éditions Le Seuil
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 14 Mai 2008 6:50 |
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| Citation: | Cette impermanence, on la retrouve dans le changement des saisons. En été, toutes les prairies sont vertes, chaque pluie qui tombe est comme de l'ambroisie et tous les êtres jouissent d'un bien-être et d'un bonheur merveilleux. Il pousse des nuées de fleurs de toutes couleurs et l'on se croirait chez les dieux. Avec l'automne arrive la bise, la verdure change de teinte, les fruits et les fleurs se dessèchent peu à peu. En hiver, la terre entière est dure comme le roc, toutes les eaux sont gelées et partout souffle un vent glacial. On pourrait passer maintes journées à cheval sans trouver une seule de ces fleurs qui poussaient en été.
Ainsi, l'automne suit l'été, l'hiver suit l'automne et le printemps l'hiver: les saisons se suivent sans jamais se ressembler et sont éphémères. En mesurant tous les instants qui se succèdent, hier et aujourd'hui, matin et soir, cette année et l'année prochaine...on s'aperçoit que rien n'est fiable. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 21 Mai 2008 23:14 |
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| Citation: | Nous vivons dans la conviction implicite du caractère permanent et réellement existant de l'univers, de notre existence physique et de nos pensées. Ces trois registres de manifestation sont pourtant transitoires et dénués d'existence propre. Le comprenant, nous nous en détachons et se fait jour en nous la nécessité de réaliser un type de manifestation extérieure qui soit impérissable, un corps impérissable et un esprit impérissable. Les trois niveaux actuels de notre expérience, extérieur, intérieur et secret ne présentent guère de valeur en raison même de leur impermanence. Nous devons trouver ce qui est éternel et inchangeant.
Il existe un univers éternel, un corps éternel et un esprit éternel. Tous les êtres possèdent le potentiel de l'Eveil: lorsqu'il est actualisé, que la personne est totalement éveillée, l'être n'est plus sous l'emprise des apparences transitoires mais vit un monde éternel, un champ pur. De même, une fois que nous avons réalisé la nature vraie de l'esprit, nous ne serons plus soumis aux contingences d'un corps limité et changeant par nature, mais nous possèderons le Corps de Gloire d'un Bouddha. sans changement et éternel. L'esprit d'un Bouddha, enfin, n'est pas non plus expérimenté comme transitoire. Il est éternel. Un Bouddha a totalement réalisé la nature vraie de l'esprit. le mode d'être ultime, qui est conscience primordiale. |
Bokar Rimpotché, Le pur et l'impur, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 28 Mai 2008 7:12 |
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| Citation: | | La fin de la naissance est la mort. C'est pourquoi, dans notre monde, personne ne peut naître sans automatiquement aller vers la mort. Même le parfait Bouddha a montré l'apparence du départ dans le nirvana en quittant son corps. Il l'a fait de manière à illustrer la loi universelle de l'impermanence à laquelle ne peut échapper quiconque a pris naissance; il démontrait que puisque même un Bouddha doit abandonner son corps à plus forte raison les êtres ordinaires doivent aussi mourir. C'est une certitude à laquelle personne ne peut prétendre échapper. Mais nous l'oublions constamment et pensons toujours qu'il nous reste très longtemps à vivre. |
Jamgoen Kongtrul Rimpotché, Le lama éternel, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 04 Juin 2008 7:19 |
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| Citation: | Ne vois-tu pas tous tes compagnons mourir l'un après l'autre?
Et cependant tu te laisses aller à l'indolence, comme un buffle devant le boucher!
Le Seigneur de la Mort te guette ; toute issue t'est fermée.
Comment peux-tu prendre plaisir aux repas, car sommeil?
La mort fond sur toi ! Avant qu'elle ne vienne, accumule sagesse et mérites.
A l'heure de la mort, même si tu secoues ton indolence, que pourras-tu faire alors? |
Shantidéva, La marche vers l'éveil, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 11 Juin 2008 6:15 |
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| Citation: | Loin d'être dotés d'une permanence qui fonderait leur réalité. tous les phénomènes changent d'instant en instant. Ils sont transitoires par nature.
Regardons une maison. Du fait que nous ne percevons pas l'impermanence très subtile, nous avons l'impression qu'elle est la même qu'il y a quelques années, la même que le mois dernier, la même qu'hier. Si, toutefois, on procède à une analyse plus fine, on constate que les molécules microscopiques qui la composent n'ont pas cessé de se modifier depuis hier et que la maison a, en réalité, cessé d'exister sous la même forme. Maintenant même, instant après instant, cette modification se poursuit. Depuis le jour de sa construction, la maison n'a pas arrêté de vieillir et viendra un jour où elle sera totalement inutilisable, tombera en ruines ou sera détruite. C'est la succession d'altérations qui se situent au niveau de l'instant qui la conduisent ainsi vers sa fin. |
Bokar Rimpotché, La Méditation, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 18 Juin 2008 7:20 |
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| Citation: | Nous ignorons le moment de l'issue fatale provoquée par différentes circonstances. Il y en a qui meurent dans le ventre de leur mère, d'autres qui meurent à peine nés, d'autres encore qui meurent à l'âge où l'on rampe par terre, d'autres dans leur jeunesse, d'autres, enfin, quand ils sont vieux et décrépits. Certains meurent sans qu'on ait le temps de leur donner des remèdes ou de leur porter secours; d'autres restent malades pendant des années, cloués sur leur siège, regardant les vivants avec des yeux d'outre-tombe, et meurent décharnés. Nombreux sont ceux qui meurent par accident, en mangeant, en parlant ou en travaillant; et il y a ceux qui se suicident...
Au milieu de ces multiples causes de mort, la durée de la vie est aussi faible que celle d'une lampe placée dans un courant d'air. La mort est imminente et frappe soudain. Demain, nous renaîtrons peut-être comme un animal avec des cornes sur la tête ou des crocs aux coins de la bouche... Soyons donc convaincus que le moment de notre mort et le lieu de notre renaissance sont incertains. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2753 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 25 Juin 2008 6:51 |
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| Citation: | Obtenir une existence humaine ne suffit pas: la mort peut nous la ravir à tout instant, sans que nous sachions quand ni comment. Qui peut dire combien d'années il lui reste à vivre? N'importe quel événement de la vie quotidienne peut soudain provoquer la mort, même les actes les plus ordinaires: marcher, manger, jouer, travailler, traverser une rivière...
L'impermanence affecte non seulement les êtres vivants, mais aussi l'univers dans lequel ils vivent. Ce monde qui nous semble si solide sera détruit par l'eau et le feu à la fin de notre ère. Au fil des saisons, jour après jour, montagnes, forêts et paysages se transforment sous nos yeux. En l'espace d'une heure, le climat, la lumière, tout change. La rivière que nous regardons couler n'est jamais la même: c'est un mouvement continuel. Les nations, puissantes à une certaine période de leur histoire, sont tôt ou tard conquises par d'autres nations. Quant aux humains, ils connaissent au cours de leur vie de nombreux revers de fortune, passant par exemple de l'opulence à la pauvreté. Le monde phénoménal est donc dépourvu de toute stabilité ou permanence. |
Dilgo Khyentsé Rimpotché, Au seuil de l'éveil, éditions Padmakara
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