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Sönam Membre trés actif

Age: 59
Sexe: 
Inscription : 19 Oct 2006 Messages : 948 Localisation : dharma-dhatu
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Posté le : 21 Déc 2007 12:34 |
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Une société libérée doit abolir toute l’économie monétaire-marchande. Continuer à reconnaître la valeur de l’argent reviendrait à accepter la domination de ceux qui l’avaient accumulé ou qui possèdent le savoir-faire pour l’accumuler de nouveau après une répartition égalitaire. À certaines fins, et pour un certain temps, on aura encore besoin de formes alternatives de “comptes économiques”. Mais leur domaine de validité sera soigneusement limité et diminuera progressivement au fur et à mesure que l’abondance matérielle et le développement de la coopération sociale les rendront superflus.
Une société post-révolutionnaire pourrait avoir une organisation économique à trois niveaux, quelque chose dans ce genre:
1) Certains biens et services de base seront librement disponibles pour tout le monde sans aucune comptabilité.
2) D’autres seront gratuits, mais rationnés.
3) D’autres encore, classés “de luxe”, seront disponibles contre des “crédits”.
À la différence de l’argent, les crédits ne serviront qu’à se procurer certains biens spécifiés, et ne s’appliqueront pas à la propriété communautaire de base telle que la terre, les services publics ou les moyens de production. En plus, ils auront probablement une date de péremption pour en limiter l’accumulation.
Une telle organisation sera assez flexible. Pendant la période de transition la quantité de choses qu’on pourra se procurer gratuitement sera probablement minime, juste ce qu’il faudra pour que chacun puisse se débrouiller. L’acquisition de la plupart des biens exigera des crédits que l’on peut gagner par son travail. Mais avec le temps, le travail nécessaire ira en s’amenuisant, de plus en plus de biens seront disponibles gratuitement — la proportion étant toujours déterminée par les conseils — et tout le monde recevra périodiquement des crédits en égale quantité. D’autres crédits pourront rémunérer des travaux dangereux ou désagréables pour lesquels il n’y a pas assez de volontaires. Les conseils pourront établir des prix fixes pour certains produits de luxe, tout en laissant d’autres produits suivre l’offre et la demande. À mesure qu’un produit de luxe sera plus répandu, son prix baissera, jusqu’à ce qu’il devienne éventuellement gratuit. Les biens pourront passer d’un état à un autre selon les conditions matérielles et les préférences des communautés.
Ce sont seulement quelques-unes des possibilités.(4) En expérimentant par eux-mêmes, les gens découvriront les formes adéquates de propriété, d’échange et de comptabilité.
De toute façon, les problèmes “économiques” qui subsisteront, s’il en subsiste, ne seront pas bien graves, parce que les restrictions imposées par la rareté ne s’appliqueront qu’au secteur des produits “de luxe” non essentiels. Le libre accès universel à la nourriture, à l’habillement, au logement, à l’éducation, aux services publics, aux services médicaux, à la culture et aux moyens de transport et de communication, tout cela peut être réalisé presque immédiatement dans les régions industrialisées et assez rapidement dans les régions moins développées. Beaucoup de ces choses existent déjà, et il ne s’agit que de les rendre disponibles plus largement et plus équitablement. Ce qui manque encore pourra être produit facilement dès que sera libérée l’énergie sociale qui est monopolisée aujourd’hui dans des entreprises irrationnelles.
Prenons par exemple la question du logement. Les activistes anti-guerre ont souvent relevé que l’on pourrait loger convenablement toute la population mondiale pour un coût inférieur à celui des dépenses militaires mondiales de quelques semaines. Ils envisagent sans doute des habitations assez sommaires. Mais si la quantité d’énergie gaspillée actuellement par les gens pour gagner l’argent qui sert à enrichir les propriétaires et les spéculateurs immobiliers était investie dans la construction d’habitations nouvelles, tout le monde pourrait se loger d’une façon vraiment très convenable.
Pour commencer, la plupart des gens pourront continuer à vivre dans leurs résidences actuelles et se consacrer à trouver des logements pour les sans-abri. Des hôtels et des immeubles de bureaux seront occupés. Certaines propriétés vraiment extravagantes seront réquisitionnées et transformées en logements, parcs, jardins potagers communaux, etc. Ceux qui possèdent des propriétés relativement spacieuses pourraient proposer de loger temporairement les sans-abri tout en les aidant à construire leurs propres habitations, ne serait-ce que pour détourner le ressentiment qui pourrait les atteindre.
L’étape suivante serait d’améliorer et d’égaliser la qualité des logements. En cette matière, comme en d’autres, il ne s’agira pas de viser l’uniformité (“tout le monde doit avoir un logement avec telles spécifications”), mais de miser sur l’esprit général d’équité qui se développera chez les gens, sachant que les problèmes peuvent se régler chacun à leur tour, de manière flexible. Si quelqu’un pense qu’il n’a pas reçu sa juste part, il pourra faire appel à la communauté, laquelle se mettra probablement en quatre pour le satisfaire si son grief n’est pas complètement extravagant. Il faudra trouver des compromis quant aux questions concernant le droit de vivre, et pour combien de temps, dans les régions les plus attrayantes, qui pourraient se répartir par tirage au sort ou être louées aux plus offrants par des enchères de crédits. Ces problèmes ne seront peut-être pas résolus à la satisfaction complète de tous, mais ils seront certainement réglés bien plus équitablement que dans un système où l’accumulation de morceaux de papier magiques permet à une personne de réclamer le “droit de propriété” d’une centaine de bâtiments pendant que d’autres doivent vivre dans la rue.
Une fois satisfaits les besoins fondamentaux, la perspective quantitative du temps de travail fera place à une perspective qualitativement nouvelle de créativité libre. Quelques amis pourront travailler avec bonheur à la construction de leur propre maison, même s’il leur faut une année pour accomplir ce qu’une équipe professionnelle aurait pu faire plus efficacement en un mois. Bien plus de jeu, d’imagination et d’amour entreront dans tels projets, et les logements qui en résulteront seront bien plus charmants, plus bigarrés et plus personnels que ce qui passe aujourd’hui pour “convenable”. Ferdinand Cheval, facteur rural français du XIXe siècle, a consacré tout son temps libre pendant plusieurs décennies à la construction de son “palais idéal”. Les gens comme Cheval sont habituellement qualifiés d’excentriques, mais ils ne sont exceptionnels que par le fait qu’ils continuent à exercer la créativité innée que nous avons tous, mais que nous sommes généralement persuadés de refouler à l’issue de la première enfance. Une société libérée verrait se multiplier les travaux de ce genre, les projets décidés librement, qui seront si attrayants que les gens ne penseront pas plus à compter leur “temps de travail” qu’ils ne pensent aujourd’hui à comptabiliser les caresses amoureuses ou à essayer d’économiser sur la durée d’une danse.
Les Joies de la Revolution, texte de Ken Knabb paru en 1997
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onaki Membre

Age: 44
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Inscription : 24 Fév 2007 Messages : 56 Localisation : bretagne
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Posté le : 01 Jan 2008 3:02 |
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Voilà une vision très généreuse... penser que le bien pour soi passe forcément par le bien pour les autres, est une conception très éloignée de notre nature humaine, à quelques exeptions près ....
Cette expérience peut elle s'envisager sur une communauté de grande échelle ?
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Sönam Membre trés actif

Age: 59
Sexe: 
Inscription : 19 Oct 2006 Messages : 948 Localisation : dharma-dhatu
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Posté le : 01 Jan 2008 19:29 |
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| onaki a écrit: | Voilà une vision très généreuse... penser que le bien pour soi passe forcément par le bien pour les autres, est une conception très éloignée de notre nature humaine, à quelques exeptions près ....
Cette expérience peut elle s'envisager sur une communauté de grande échelle ? |
en fait c'est dans notre nature ... et donc aussi dans notre nature humaine
le bien pour soi est immédiatement identique au bien pour les autres ... ces deux phénomènes sont co-émergents.
il n'y a aucune exception, dans aucune dimension, tout les êtres, de tous les temps et de toutes les dimensions, n'ont jamais été séparés de cette nature essentielle ...
nous l'appelons Nature de Bouddha parceque c'est Bouddha Sakyamuni qui a fait tourner la Roue du Dharma et qu'il en a toutes les qualités.
Sönam
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onaki Membre

Age: 44
Sexe: 
Inscription : 24 Fév 2007 Messages : 56 Localisation : bretagne
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Posté le : 01 Jan 2008 20:30 |
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dans cet exemple de société, quelle place pour les artistes par exemple ? en fonction de quels critères pourraient ils obtenir des crédits ?
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DematBreizh Membre

Age: 28
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Inscription : 07 Déc 2007 Messages : 51 Localisation : Le Havre, Normandie
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Posté le : 03 Jan 2008 14:05 |
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la révolution fraçaise avait pour fondations une égalité des français... etc...
Les révolutionnaires ont vite étés remplacés par les politiciens, nouveaux nobles modernes.
avant: les nobles sont riches et intouchables, les pauvres sont ignorés
après: les politiques ont les mêmes avantages.
En clair, même si la nature de bouddha en nous idéalement doit nous aider, les révolutions arrivent quand les pauvres se révoltent... mais je suis pessimiste sur les vraies motivations de nos dirigeants.
Je pense donc que cette vision post-révolutionnaire n'est pas adaptée à la vision égocentrique de la population mondiale.
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Sönam Membre trés actif

Age: 59
Sexe: 
Inscription : 19 Oct 2006 Messages : 948 Localisation : dharma-dhatu
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Posté le : 03 Jan 2008 18:42 |
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| DematBreizh a écrit: |
En clair, même si la nature de bouddha en nous idéalement doit nous aider, les révolutions arrivent quand les pauvres se révoltent... mais je suis pessimiste sur les vraies motivations de nos dirigeants.
Je pense donc que cette vision post-révolutionnaire n'est pas adaptée à la vision égocentrique de la population mondiale. |
hello DB,
pour nos dirigeants mieux vaut être objectif ... beaucoup de fausses vues extrèmes ... ils courrent à l'implosion
pour la vue ...
Je pense qu'une vision égocentrée et partagée, post-révolutionnaire, est adaptée à la vision de la population mondiale.
pour la méthode ...
en accord avec ces enseignements, le bouddhisme, sous de multiples formes, soutient certaines causes et participent à certains projets qui lui paraissent justes, à tous les échellons de la pyramide du samsara ... ceux-ci sont vus et vécus dans la perspective du large enseignement de Sakyamuni Bouddha
Sönam
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
Sexe: 
Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1488 Localisation : Coulommiers (77)
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Posté le : 07 Jan 2008 0:05 |
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| Karma Sönam Gyaltsen a écrit: | Une société libérée doit abolir toute l’économie monétaire-marchande. Continuer à reconnaître la valeur de l’argent reviendrait à accepter la domination de ceux qui l’avaient accumulé ou qui possèdent le savoir-faire pour l’accumuler de nouveau après une répartition égalitaire. À certaines fins, et pour un certain temps, on aura encore besoin de formes alternatives de “comptes économiques”. Mais leur domaine de validité sera soigneusement limité et diminuera progressivement au fur et à mesure que l’abondance matérielle et le développement de la coopération sociale les rendront superflus.
Une société post-révolutionnaire pourrait avoir une organisation économique à trois niveaux, quelque chose dans ce genre:
1) Certains biens et services de base seront librement disponibles pour tout le monde sans aucune comptabilité.
2) D’autres seront gratuits, mais rationnés.
3) D’autres encore, classés “de luxe”, seront disponibles contre des “crédits”.
À la différence de l’argent, les crédits ne serviront qu’à se procurer certains biens spécifiés, et ne s’appliqueront pas à la propriété communautaire de base telle que la terre, les services publics ou les moyens de production. En plus, ils auront probablement une date de péremption pour en limiter l’accumulation.
Une telle organisation sera assez flexible. Pendant la période de transition la quantité de choses qu’on pourra se procurer gratuitement sera probablement minime, juste ce qu’il faudra pour que chacun puisse se débrouiller. L’acquisition de la plupart des biens exigera des crédits que l’on peut gagner par son travail. Mais avec le temps, le travail nécessaire ira en s’amenuisant, de plus en plus de biens seront disponibles gratuitement — la proportion étant toujours déterminée par les conseils — et tout le monde recevra périodiquement des crédits en égale quantité. D’autres crédits pourront rémunérer des travaux dangereux ou désagréables pour lesquels il n’y a pas assez de volontaires. Les conseils pourront établir des prix fixes pour certains produits de luxe, tout en laissant d’autres produits suivre l’offre et la demande. À mesure qu’un produit de luxe sera plus répandu, son prix baissera, jusqu’à ce qu’il devienne éventuellement gratuit. Les biens pourront passer d’un état à un autre selon les conditions matérielles et les préférences des communautés.
Ce sont seulement quelques-unes des possibilités.(4) En expérimentant par eux-mêmes, les gens découvriront les formes adéquates de propriété, d’échange et de comptabilité.
De toute façon, les problèmes “économiques” qui subsisteront, s’il en subsiste, ne seront pas bien graves, parce que les restrictions imposées par la rareté ne s’appliqueront qu’au secteur des produits “de luxe” non essentiels. Le libre accès universel à la nourriture, à l’habillement, au logement, à l’éducation, aux services publics, aux services médicaux, à la culture et aux moyens de transport et de communication, tout cela peut être réalisé presque immédiatement dans les régions industrialisées et assez rapidement dans les régions moins développées. Beaucoup de ces choses existent déjà, et il ne s’agit que de les rendre disponibles plus largement et plus équitablement. Ce qui manque encore pourra être produit facilement dès que sera libérée l’énergie sociale qui est monopolisée aujourd’hui dans des entreprises irrationnelles.
Prenons par exemple la question du logement. Les activistes anti-guerre ont souvent relevé que l’on pourrait loger convenablement toute la population mondiale pour un coût inférieur à celui des dépenses militaires mondiales de quelques semaines. Ils envisagent sans doute des habitations assez sommaires. Mais si la quantité d’énergie gaspillée actuellement par les gens pour gagner l’argent qui sert à enrichir les propriétaires et les spéculateurs immobiliers était investie dans la construction d’habitations nouvelles, tout le monde pourrait se loger d’une façon vraiment très convenable.
Pour commencer, la plupart des gens pourront continuer à vivre dans leurs résidences actuelles et se consacrer à trouver des logements pour les sans-abri. Des hôtels et des immeubles de bureaux seront occupés. Certaines propriétés vraiment extravagantes seront réquisitionnées et transformées en logements, parcs, jardins potagers communaux, etc. Ceux qui possèdent des propriétés relativement spacieuses pourraient proposer de loger temporairement les sans-abri tout en les aidant à construire leurs propres habitations, ne serait-ce que pour détourner le ressentiment qui pourrait les atteindre.
L’étape suivante serait d’améliorer et d’égaliser la qualité des logements. En cette matière, comme en d’autres, il ne s’agira pas de viser l’uniformité (“tout le monde doit avoir un logement avec telles spécifications”), mais de miser sur l’esprit général d’équité qui se développera chez les gens, sachant que les problèmes peuvent se régler chacun à leur tour, de manière flexible. Si quelqu’un pense qu’il n’a pas reçu sa juste part, il pourra faire appel à la communauté, laquelle se mettra probablement en quatre pour le satisfaire si son grief n’est pas complètement extravagant. Il faudra trouver des compromis quant aux questions concernant le droit de vivre, et pour combien de temps, dans les régions les plus attrayantes, qui pourraient se répartir par tirage au sort ou être louées aux plus offrants par des enchères de crédits. Ces problèmes ne seront peut-être pas résolus à la satisfaction complète de tous, mais ils seront certainement réglés bien plus équitablement que dans un système où l’accumulation de morceaux de papier magiques permet à une personne de réclamer le “droit de propriété” d’une centaine de bâtiments pendant que d’autres doivent vivre dans la rue.
Une fois satisfaits les besoins fondamentaux, la perspective quantitative du temps de travail fera place à une perspective qualitativement nouvelle de créativité libre. Quelques amis pourront travailler avec bonheur à la construction de leur propre maison, même s’il leur faut une année pour accomplir ce qu’une équipe professionnelle aurait pu faire plus efficacement en un mois. Bien plus de jeu, d’imagination et d’amour entreront dans tels projets, et les logements qui en résulteront seront bien plus charmants, plus bigarrés et plus personnels que ce qui passe aujourd’hui pour “convenable”. Ferdinand Cheval, facteur rural français du XIXe siècle, a consacré tout son temps libre pendant plusieurs décennies à la construction de son “palais idéal”. Les gens comme Cheval sont habituellement qualifiés d’excentriques, mais ils ne sont exceptionnels que par le fait qu’ils continuent à exercer la créativité innée que nous avons tous, mais que nous sommes généralement persuadés de refouler à l’issue de la première enfance. Une société libérée verrait se multiplier les travaux de ce genre, les projets décidés librement, qui seront si attrayants que les gens ne penseront pas plus à compter leur “temps de travail” qu’ils ne pensent aujourd’hui à comptabiliser les caresses amoureuses ou à essayer d’économiser sur la durée d’une danse.
Les Joies de la Revolution, texte de Ken Knabb paru en 1997 |
Bonjour,
Propos complètement utopiste, irréaliste ! Comment une population aussi importante que sur notre Terre pourrait vivre comme cela ? !
amicalement
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29 
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2747 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 07 Jan 2008 13:42 |
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Bonjour,
Je pense aussi que ce texte sur l'argent est utopiste mais que l'utopie est nécessaire pour faire avancer la société. Certaines utopies des siècles passés sont devenus en partie des réalité, et ne le serait jamais devenus si quelqu'un ne les avait pas rêvé et partager. partager un rêve, y croire et y travailler peut contribuer à en faire une réalité, même partiale.
"La république" de Platon était une utopie, devenue partiellement réalité.
| Citation: | L'utopie est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut. Cela se traduit, dans les écrits, par un régime politique idéal (qui gouvernerait les hommes parfaitement), une société parfaite (sans injustice par exemple, comme la Callipolis de Socrate) ou encore une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie (l'abbaye de Thélème, dans Gargantua, de Rabelais, en 1534).
Devant la menace de la censure politique ou religieuse, les auteurs situent l'action dans un monde imaginaire, île inconnue par exemple (L'Île des esclaves, Marivaux, 1725), ou montagne inaccessible (la découverte de l'Eldorado, dans Candide, 1759).
Une utopie peut désigner également une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d'utopique consiste à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel. Cette polysémie, qui fait varier la définition du terme entre texte littéraire à vocation politique et rêve irréalisable, atteste de la lutte entre deux croyances, l'une en la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle, l'autre sur la dissociation radicale du rêve et de l'acte, de l'idéal et du réel. |
Je pense que l'utilité de l'Utopie réside dans la phrase soulignée, auquelle j'adhère.
| Citation: | | - L’Utopie a double fonction dans le discours politique: celle de proposer une rupture radicale avec un système existant et de plus de proposer un modèle de société idéale. Ce n’est pas un simple progrès qui intéresse les Utopistes mais une rupture nette et un saut qualitatif radical. L'utopie peut donc s'inscrire également sur du long terme, voire du très long terme sans tomber dans une radicalité qui elle-même permettrait des résistances, l'empêchant d'être et restant donc dans le vide qui est son sens premier. Comment alors préserver l'altérité du phénoméne révolutionnaire utopique? Et si l'utopie était ce vide à emplir ? Et si l'utopie était l'idéalisme qui peu à peu passe du rêve à la réalité ? Car si la réalité change, l'utopie serait possible... |
Quelques définitions a lire sur cette belle invention qu'est l'Utopie, facteur de progrès de l'humanité :
http://www.cnrtl.fr/lexicographie/utopie?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Utopie
amicalement,
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Sönam Membre trés actif

Age: 59
Sexe: 
Inscription : 19 Oct 2006 Messages : 948 Localisation : dharma-dhatu
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Posté le : 07 Jan 2008 20:38 |
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| Karma Sönam Gyaltsen a écrit: |
... pour un certain temps, on aura encore besoin de formes alternatives de “comptes économiques”.
... Pendant la période de transition la quantité de choses qu’on pourra se procurer gratuitement sera probablement minime,
... Mais avec le temps, le travail nécessaire ira en s’amenuisant, de plus en plus de biens seront disponibles gratuitement
... Ce sont seulement quelques-unes des possibilités. En expérimentant par eux-mêmes, les gens découvriront les formes adéquates de propriété, d’échange et de comptabilité.
... Le libre accès universel à la nourriture, à l’habillement, au logement, à l’éducation, aux services publics, aux services médicaux, à la culture et aux moyens de transport et de communication, tout cela peut être réalisé presque immédiatement dans les régions industrialisées et assez rapidement dans les régions moins développées. Beaucoup de ces choses existent déjà, et il ne s’agit que de les rendre disponibles plus largement et plus équitablement.
... Pour commencer, la plupart des gens pourront continuer à vivre dans leurs résidences actuelles
... Une fois satisfaits les besoins fondamentaux, la perspective quantitative du temps de travail fera place à une perspective qualitativement nouvelle de créativité libre. |
c'est juste un essai de construction de l'utopie ...
Buddha Sakyamuni ne nous a-t-il pas enseigné que l'esprit était à l'origine de la matière ?
Sönam
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29 
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2747 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 07 Jan 2008 22:35 |
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Bonjour,
| Citation: | | Buddha Sakyamuni ne nous a-t-il pas enseigné que l'esprit était à l'origine de la matière ? |
Oui Karma Sönam Gyaltsen, c'est aussi pourquoi rêver d'une chose, et partager ce rêve, peut aider à le rendre "réel" (bien que ce "réel" reste du domaine illusoire).
Le monde que nous prenons pour réel, n'as selon le dharma pas plus d'existence qu'un rêve, autant créer dans ce cas un rêve "réalité" meilleur pour l'humanité.
Ce rêve a pris dans le bouddhisme tibétain le nom de Shambala, nom donnée à une société éveillée et dont a notre époque Chogyam Trungpa Rimpotché a eu des visions.
D'après le Dalaï lama (je ne me souvient plus ou j'ai vu ça), notre monde entrera en relation, se rapprochera de cette société éveillé, mais ce n'est pour l'instant qu'une utopie.
A nous de travailler a rendre cette utopie réaliste, puis réelle, a en faire un "meilleur rêve" pour l'humanité et les êtres.
Amicalement,
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Sönam Membre trés actif

Age: 59
Sexe: 
Inscription : 19 Oct 2006 Messages : 948 Localisation : dharma-dhatu
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Posté le : 08 Jan 2008 20:48 |
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fast reload ...
ce n'est pas une situation idéale ... ça se passe maintenant.
La Nature de Bouddha est notre conscience, même polluée ... qui aide ?
L'essentiel est invisible pour les yeux ...
Sönam
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