Toupten Zangpo a écrit:yuna a écrit:Comme cette association semble nous dire que nous pratiquons le vrai bouddhisme, les personnes se ce disent bouddhistes avant tout.
Comme tu les dis bien, ton amie comme les autres membres de cette association se disent bouddhiste. Rien que le fait de dire qu'ils pratiquent le VRAI bouddhisme montre bien qu'ils ne sont pas et sont l'être bouddhiste.
Quant à ton amie, si elle était réellement, profondément bouddhiste, elle ne dirait, ne penserait pas ceci : "Elle a compris que le conflit avec l'autre pratiquante était responsable de ma décision (quand je lui ai dis que non, elle m'a dit c'est obligé que ça ait influé sur ta décision,"
tu étais toi-même amie avec cette autre personne ?yuna a écrit:que j'avais de nombreuses questions et incohérences en relation avec les principes de ce bouddhisme et la pratique associée.
Lesquelles ?yuna a écrit:Ensuite elle va faire un séminaire dans un centre d'étude de l'association ou elle pourra poser des questions à des pratiquants de longue date, croyant recevoir de précieux préceptes bouddhistes, peut être sera t-elle amené à parler de la complexité des relations amicales, comment va t-elle s'approprier l'interruption de ma pratique.
Tu peux espérer mais vu ce que tu as dis, je ne pense pas qu'elle posera ce type de question et si elle fait et que yuna a écrit:car j'ai vu de nombreuses amitiés brisées dans les personnes pratiquantes de ce bouddhisme.
et bien je pense que se sera la pratique de l'omerta, du non dit, du mensonge...
La personne avec qui il y a eu le conflit n'était pas mon amie, c'était une connaissance c'est tout, c'était surtout l'amie de mon amie.
Je pense que mon amie croit sincèrement être bouddhiste de par les choses qu'on lui a dit, transmis comme étant l'enseignement bouddhiste qu'elle pense d'autant être juste que cette voie l'a aidé. Le groupe encourage à l'étude mais l'étude des textes publiés par l'association ou alors le gosgho (lettres et traités de nichiren daishonin). Du coup même si on retrouve certains concepts bouddhistes, les fondamentaux on s'en éloigne physiquement je dirais.
C'est en allant à la rencontre d'autres communautés bouddhistes que je me suis rendu compte à quelle point nos vues pouvaient être faussées malgré notre bonne foi. Mais comme tu le vois c'est difficile de copmmuniquer sans heurter l'autre.
Les incohérences
(je m'en tiens à ce que j'ai perçu):
il y en a plusieurs mais je vais m'en tenir à ce qui est fondamental pour moi puisque cette incohérence est entrainé par la pratique elle même ainsi que l'échange et dialogue autour de la pratique.
L'ego est un danger. Dans cet enseignement j'ai déjà pu lire qu'il faut sse méfier des pièges de l'ego etc...
La pratique doit nous permettre d'atteindre l'éveil et d'avoir des bienfaits dans cette vie même.
Sauf que, on insiste beaucoup sur les bienfaits visibles de la pratique, le mantra semble un peu magique plein de témoignages viennent étayer les bienfaits dues à la pratique (ex: aboutissement d'un projet profsessionnelle, guérison de maladie, réconciliation avec des proches). Du coup, notre esprit humain et nos tendances nous enferment dans une pratique où on se focalise sur nos désirs. ON cherche le bonheur donc si on a un GROS problème dans la vie et même un petit d'ailleurs avant de pratiquer on se dit : je pratique pour pouvoir réaliser ceci (obtenir une grande victoire pour reprendre le vocabulaire usité). Finalement qu'on l'obtienne ou pas on fait fructifier son ego. Comme il y a toujours de nouveaux pbs dans une vie, on se focalise sur les régler, accomplir nos désirs. Enfin quoi qu'il en soit on est dans le vouloir/ volonté donc désir donc ego. Du coup on entretient le piège duquel on essaie de s'échapper (ceci est un point de vue, résultat de mon analyse personnelle de ce que j'ai vécu pdt 9 mois de pratique bi-quotidienne).
Lors des réunions de discussions et d'échange autour de l'étude on parle peu de l'éveil ou de bouddha mais plus des "preuves" ou "signes" concrets dans notre vie des effets de la pratique : ex : j'ai pratiqué dans ma voiture (en conduisant) avant d'aller à l'anpe et c'est merveilleux j'ai trouvé un job.
Du coup ultime incohérence interne pour moi : je finissais par nourrir ce genre de dialogue et mettais en lumière chaque bienfait de la pratique. J'avais le sentiment de m'enfermer de ce dont je voulais m'affranchir.
Donc je t'ai cité ici une incohérence de la pratique par rapport aux enseignements et également des incohérences internes profondes et déstabilisantes que ça a provoquées dans ma recherche spirituelle, ma personne.
Mais il y a d'autres incohérence relative aux enseignements fondamentaux du bouddha et la façon dont on pratique, on agit au sein de la communauté etc.... Il y a plein d'autres incohérences (pourquoi on ne rencontre jamais d'autres pratiquants d'écoles bouddhiste? Pourquoi on ne médite pas? Pourquoi on dit que le parchemin d'idéogrammes (mandala) est un élément de protection et que dans notre pratique on lui offre une prière?
Pour en revenir à mon amie et à son séminaire : elle m'a dit justement qu'elle espère pouvoir poser des questions à des pratiquants de longue date etc.... Mais j'ai déjà une idée de ce qu'on va lui répondre ou de la manière dont on va lui répondre: c'est toujours vague, les réponses ne sont jamais étayés par les textes ou des passages du sutra du lotus, ça ressemble à des déductions de psychologie ordinaire ou alors il faut pratiquer plus et on comprendra...
Dans notre groupe il y a des personnes qui suivent cet enseignement depuis 20 ans!
Et ces personnes font confiance, elles ont une volonté de faire une démarche spirituelle, elles sont chaleureuses, et surtout le bouddhisme est quelque chose de très important pour ces personnes, elles sont persuadés d'agir pour la paix, de contribuer à quelque chose d'important.
Mon amie est une personne vraiment à l'écoute, qui essaie de se remettre en question quand il s'agit des choses de la vie. Mais cela est très difficile concernant sa pratique bouddhiste car je pense qu'au final s'installe une sorte de peur superstitieuse plus ou moins consciente : on a pas envie de douter dans quelque chose pour lequel on a tant investit et qui nous fait du bien, on a peur que si on doute, on arrête, si on arrête les ennuis vont arriver (bref on s'enferme dans quelque chose pas vraiment bouddhiste)
D'ailleurs j'ai bien sentit que mon amie dans ses paroles pensent que comme elle dit "cela fait partie du chemin de douter etc" bref que je vais revenir à cette pratique. Mais non ça ne sera pas le cas enfin j'espère!!
Je ne sais pas encore quelle attitude adopter. Pour le moment j'évite le sujet, j'essaie d'être là pour elle autant qu'elle l'est pour moi. Je vais continuer mon chemin spirituel mais je ne crois pas que lui parler des incohérences, même lui présenter les textes etc soit une bonne démarche tant qu'elle ne me fait pas la demande
Ex : Je lui ai parlé de la méditation, elle dit qu'elle a essayé et qu'elle trouve ça moins "bien" (je me souviens plus du mot exact employé donc je mets un terme vague qui pourrait être salutaire, bénéfique etc) que la récitation du mantra et des extraits du sutra du lotus (toujours les mêmes extraits en japonais). Voilà je n'ai pas insisté avec la méditation car je ne trouvais pas les mots pour lui expliquer ce qu'est vraiment la méditation et que ce n'est pas se concentrer sur une pensée.
Voilà pour finir mon amie a toujours été attirée par le bouddhisme, elle avait lu des ouvrages de vulgarisation certains sur le dalai- lama, elle est végétarienne. J'aimerais l'accompagner dans son chemin car je sais que ça sera très dur pour elle de s'apercevoir qu'elle n'est pas bouddhiste (ça été dur pour moi et le contexte était bien différent) et tellement dur que je ne sais pas si elle pourra faire la démarche.
Merci de votre attention sur cette question qui me tient beaucoup à coeur. C'est à dire les liens humains. Pour la confidence n'ayant plus ma meilleure amie de jeunesse, il m'a été bien difficile depuis 6 ou 7 ans de me faire des amis, de vrais, de les garder, de trouver des personnes saines. J'ai envie de pouvoir remercier et faire des choses pour les personnes qui me portent de l'attention comme elle et son conjoint le font. C'est une belle opportunité pour moi de développer des qualités humaines et d'être une meilleure personne que d'avoir ces amis.
Et merci à vous car ce forum m'a bien aidé à y voir clair et à retrouver confiance dans une grosse période de doute et confusion spirituelle.
Amitiés à vous tous!
PS : si des pratiquants de cette école lise mon message sachez qu'il a été très difficile pour moi de parler à coeur ouvert, sachez que je parle de mes émotions je vous demande de le respecter tout comme je respecte votre choix, sachez que tout comme vous je cherche à avancer dans la voie vers la vérité et surtout la compassion( c'est la raison de mon message) et enfin mon propos n'est pas de polémiquer sur cette pratique, de jeter l'opprobre sur les pratiquants de ce mouvement, je n'ai juste pas trouver d'épanouissement spirituelle dans ce mouvement, j'ai ressenti à un grand doute et une confusion que l'étude du sutra du lotus et des fondamentaux bouddhistes à apaiser, ainsi que l'échange avec la communauté bouddhiste.
