Bonjour à tous,
Démotion n'est pas un mot français mais la contraction de dévotion et émotion.
La dévotion au maître est souvant expérimenté non en tant que dévotion authentique, mais de façon émotive, avec attachement à la personne objet de dévotion, en fait plus un objet d'attentes, d'attachement ou un sourire ou une parole agréable du maître nous transporte de joie, et ou une parole dure nous rend triste...
Cette façon d'expérimenter la relation au maître, fondée sur l'attachement et les attentes envers une personne, est ce qui est entendu comme "démotion", et n'est pas la dévotion.
La dévotion authentique n'est pas basé sur l'attachement ni sur les attentes, ce n'est pas un attachement à une personne ; ce qui inspire la dévotion au maître ce sont les enseignements qu'il transmet, et cette dévotion grandit avec la mise en application et l'expérimentation des enseignements du maître.
L'objet de la dévotion n'est donc pas la personne humaine, mais les enseignements transmis, qui sont véritablement "le joyaux qui exauce tous les souhaits", parce qu'il permettent la réalisation des qualités de l'Eveil.
La dévotion en tant que "démotion", c'est comme de mettre la maître sur un trône d'or au dessus de sa tête, mais en mettant sans sans rendre compte une cale sous un des pieds du trône.
Tôt ou tard, une situation agira comme un coup de pied dans cette cale, et le trône se renversera sur notre tête avec le maître (ou plutôt nos conceptions, attentes et attachement à son sujet), et en général ça fait très mal...
D'où l'importance de bien examiner notre dévotion envers le maître, de bien percevoir si il ne s'agit pas de "démotion", et de corriger le tir avant de se prendre le trône sur la tête.
C'est ce que j'ai compris d'un enseignement portant sur la dévotion.
Amicalement,

