encore quelques questions

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encore quelques questions

Messagede Damien » Mar 8 Sep 2009 21:02

Je suis entrain de lire le livre L'enseignement du Bouddha de Walpola Rahula qui m'apporte pas mal de réponse à certaine question mais me fais m'en posé d'autre:
1
Donc je ne sais pas si c'est pareil pour toutes les "écoles"(je ne sais pas si c'est le bon terme) mais il dis que toute les déites et la croyance en un dieu ne serve que pour les pratiquants les moin avancé si jai bien compris , que le nirvana est la sessasion de tout les dukkhas que l'etre se libere du samsara mais que personne ne sais ce qu'il ce passe apres l'entré dans le nirvana et la mort d'un Arahant, son parinirvana, et le Bouddha aurait dit qu'il n'y avait aucun mot pour désigner cette "état" (de non état d'ailleur)est ce bien ça et est ce pareil pour toutes les écoles?
2
A votre avis est ce possible d'atteindre un haut niveau dans le bouddhisme en ayant une compagne ?
3
Le tabac est il une substance prohibé dans le bouddhisme ?
4
qu'est ce qu'une bonne conduite sexuelle dans le bouddhisme (homosexualité, masturbation...)?
5
pour le bouddhisme l'Ame n'existe pas ?
6
N'y a t'il pas de penseur derriere la pensée ?

Je pense que j'aurais beaucoup de question à vous posez à l'avenir j'espere que cela ne vous dérangera pas
au revoir
merci
Damien
 

Re: encore quelques questions

Messagede Seunam Gyamtso » Mer 9 Sep 2009 08:50

1
Donc je ne sais pas si c'est pareil pour toutes les "écoles"(je ne sais pas si c'est le bon terme) mais il dis que toute les déites et la croyance en un dieu ne serve que pour les pratiquants les moin avancé si jai bien compris ,

La croyance en un dieu ou des déités existant extérieurement n'est pas une vue bouddhiste et est même strictement rejeté, étant à l'opposé de la vision bouddhiste, et cela par toutes les écoles, mais il est vrai que temporairement, en attendant que la vue s'affine progressivement, des déités ou un dieu ou bouddha sont souvant considéré extérieurement à notre nature, à notre esprit, particulièrement dans le bouddhisme populaire qu'à dénoncé Walpola Rahula (moine théravadin Sri-Lankais). A ma connaissance, c'est pareil dans toutes les écoles. Il faut tout de même faire la distinction en la croyance à des déités extérieures et les pratiques du vajrayana utilisant des pratiques de déités, comme Tchenrezi, ou la déité n'a aucune existence extérieure mais est l'expression de qualités éveillés de notre esprit sur lequel nous travaillons aux moyen des différentes phases de la pratique.

que le nirvana est la sessasion de tout les dukkhas que l'etre se libere du samsara mais que personne ne sais ce qu'il ce passe apres l'entré dans le nirvana et la mort d'un Arahant, son parinirvana, et le Bouddha aurait dit qu'il n'y avait aucun mot pour désigner cette "état" (de non état d'ailleur)est ce bien ça et est ce pareil pour toutes les écoles?

Le nirvana est bien la fin de dukkha (la souffrance) et la fin des kleshas (facteurs perturbateurs de l'esprit).
L'éveil, l'état de Bouddha, ne peux en effet être décrit par des mots, de concepts, étant au dela des concepts, mais il peut être expérimenté.
Pour ce qui est du parinirvana et de la mort du corps physique d'un être éveillé, les vues divergent selon les grand courants du bouddhisme.


2
A votre avis est ce possible d'atteindre un haut niveau dans le bouddhisme en ayant une compagne ?

Tout à fait, de nombreux yogis ont réaliser l'éveil en ayant une compagne et même un travail et une vie laïque, du moins selon les écoles du mahayana. La voie monastique étant juste "plus simple", avec moins de distractions et plus de temps pour la méditation formelle, plus simple ne voulant pas dire meilleure ni plus rapide, cela dépend des mentalités, une voie est peut être meilleure pour une personne et une autre meilleure pour une autre personne.

3
Le tabac est il une substance prohibé dans le bouddhisme ?

Toutes les drogues, dures et douces, entrainent des effets sur l'esprit et peuvent être un obstacle a la clarté de l'esprit nécessaire pour le travail intérieur vers l'éveil.
Un des cinq vœux, engagements laics est : ne pas prendre d'intoxicants, ce qui inclus le tabac.


4
qu'est ce qu'une bonne conduite sexuelle dans le bouddhisme (homosexualité, masturbation...)?

Il y a plusieurs façon d'interpréter cela.
Ce qui me semble le plus important a prendre en compte est la relation a la souffrance des êtres : est ce que telle conduite sexuelle engendre la souffrance pour soi ou les autres ? si oui c'est une mauvaise conduite sexuelle (viol, tromper son conjoint...), si non et si cela ne renforce pas l'égo (et aussi ne va pas à l'encontre d'un voeu : moine), c'est une bonne conduite sexuelle.


5
pour le bouddhisme l'Ame n'existe pas ?

la doctrine de l'âme, atman (soi) implique une existence propre, indépendante et permanente de ce que serait cette âme, ce qui est l'exacte opposé de la notion bouddhiste de an-atman, non-soi, pour laquelle rien n'a d'existence propre, indépendante et permanente. Il y a par contre dans le mahayana la notion de nature de bouddha (Tathagatagarbha) présente en chaque être.

6
N'y a t'il pas de penseur derrière la pensée ?

C'est ce qu'il faut découvrir par soi même, c'est un objectif du travail de la méditation du calme mental et surtout de la vision pénétrante (vipasyana/laktong).

Je pense que j'aurais beaucoup de question à vous posez à l'avenir j'espere que cela ne vous dérangera pas

Aucun soucis, sangha rimé est la pour s'entraider et partager sur le Dharma, mais les réponses dépendes des compréhensions de chacun, ce ne sont pas des vues a prendre pour définitives ni tatalement conforme au dharma, étant donné que nous sommes tous sur le chemin et non des êtres éveillés.

amicalement,
Seunam
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puissé-je réaliser l'éveil pour le bien de tous les êtres.
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Re: encore quelques questions

Messagede clearlight » Mer 9 Sep 2009 09:26

Bonjour Damien,

Je vois que Seunam a déjà éclairci la plupart des points religion1 . Ce que j'ai écrit va donc être pour une grande partie redondant.

Il faut prendre en compte que L'Enseignement du Bouddha de Walpola Rahula est un texte écrit du point de vue Hinayana si je ne me trompe, et les réponses peuvent varier suivant qu'on se place dans le contexte hinayana ou mayahana. Pour ma part, je vais répondre dans le contexte mahayana, qui est plus facile à mettre en pratique dans notre société moderne que le hinayana (les hinayanistes en général abandonnent la société pour s'adonner à la vie méditative).

1) Donc je ne sais pas si c'est pareil pour toutes les "écoles"(je ne sais pas si c'est le bon terme) mais il dis que toute les déites et la croyance en un dieu ne serve que pour les pratiquants les moin avancé si jai bien compris ,
Tout bouddhiste qui a "pris refuge" (c'est-à-dire souhaite s'engager sérieusement dans la voie bouddhiste) a pris certains engagements, dont celui de ne pas prendre refuge en des dieux ou déités autre que les bouddhas. En revanche, dans le contexte mayahana, on appelle souvent déités des êtres qui sont devenus des bouddhas (Avalokiteshvara, Mandjoushri...), et beaucoup de pratiques sont des prières à ces déités, et ces pratiques servent pour tous les pratiquants, avancés ou non. J'ajouterais un bémol sur ce que dit Seunam ici :
Il faut tout de même faire la distinction en la croyance à des déités extérieures et les pratiques du vajrayana utilisant des pratiques de déités, comme Tchenrezi, ou la déité n'a aucune existence extérieure mais est l'expression de qualités éveillés de notre esprit sur lequel nous travaillons aux moyen des différentes phases de la pratique.

Bien que les déités (ni aucun autre phénomène n'est d'existence propre), elles ont autant d'existence que vous et moi et peuvent fonctionner de manière autonome. Avalokiteshvara, par exemple, a autant d'existence que moi-même et la pratique tantrique vise à deux choses : d'une part devenir semblable à la déité, d'autre part, recevoir l'inspiration et la "force mentale" de la déité "extérieure" qui est indispensable pour pouvoir progresser. Les déités et les phénomènes "extérieurs" existent selon la vue Madyamika-Prasanguika, mais pas de manière intrinsèque.

2) que le nirvana est la sessasion de tout les dukkhas que l'etre se libere du samsara mais que personne ne sais ce qu'il ce passe apres l'entré dans le nirvana et la mort d'un Arahant, son parinirvana, et le Bouddha aurait dit qu'il n'y avait aucun mot pour désigner cette "état" (de non état d'ailleur)est ce bien ça et est ce pareil pour toutes les écoles?
A noté que la notion de Nirvana elle aussi diffère selon les écoles (hinayana, mahayana, vajrayana). De manière générale, le nirvana est l'état au-delà de la souffrance, que l'on atteint quand on a éliminé toute trace d'ignorance dans notre esprit. Dans le contexte mahayana, et vajrayana (tantrique) en particulier, il est possible d'atteindre le nirvana, ou éveil complet avant la mort. Il n'est pas facile de comprendre ce dont fait l'expérience quelqu'un qui a atteint ce stade. Dans le bouddhisme on dit que la vie samsarique est par nature souffrance. De manière générale, il existe 3 types de souffrances :
- la souffrance manifeste : c'est quand ca fait mal (par exemple une blessure, ou bien que notre esprit est déprimé).
- la souffrance changeante : c'est ce que nous, nous appelons plaisir ou bonheur. Il s'agit d'une diminution d'une souffrance précédante. Par exemple, je me sens très seul et je rencontre quelqu'un, ma solitude diminue, et je me sens heureux, ou bien j'ai très soif, et je trouve un coca glacé... La diminution de la souffrance précédente nous procure du plaisir et cela est appelé souffrance changeante. Il ne s'agit pas d'un vrai bonheur, car si on augmente la cause de notre plaisir, celui ci va de nouveau se transformer en souffrance. Par exemple, si on a très faim et qu'on mange, il y a du plaisir, si on continue de manger encore et encore, cela va se transformer en souffrance à nouveau. Nous passons notre vie à manager la souffrance changeante pour qu'elle ne se transforme pas en souffrance manifeste (on mange, on fait du sport, on se balade, on regarde la télé, on lit, on dors...)
- la souffrance pénétrante : il s'agit d'une souffrance très subtile que l'on ne perçoit pas mais qui existe et transpénètre l'existence, le corps et l'esprit de tout être du samsara.

Pour comprendre ce qu'est le nirvana, il est nécessaire de comprendre ces trois types de souffrance. Le nirvana est un état où ces trois souffrances n'existent plus, et cela pour toujours.

2 A votre avis est ce possible d'atteindre un haut niveau dans le bouddhisme en ayant une compagne ?
Je dirais, selon le hinayana, la réponse est non, car pour les hinayanistes, le principal objet à abandonner est l'attachement (c'est à dire la conception erronée qu'un objet "extérieur" est une vrai source de bonheur), et les relations de couple sont souvent basées sur l'attachement. Les hinayanistes fuient donc les relations de couple.
Dans le contexte du mahayana, je dirais que c'est possible, à condition de transformer l'attachement en amour pur (attachement = considérer l'objet de l'attachement comme la source notre bonheur et vouloir que cet objet (objet = objet inanimé (nutella par exemple) ou animé (une autre personne) nous rende heureux - amour = vouloir le bonheur de l'autre). Dans le mahayana, l'objet principal à abandonner est l'égoïsme et l'égocentrisme, jusqu'à ses formes les plus subtiles, et cela peut aussi de faire en couple. Après cela dépend des capacités et des gouts de chacun. Il est possible de progresser plus vite sur la voie spirituelle en couple pour certain, alors que pour d'autre, cela va être une source de distraction et un frein immense. Le but de la pratique spirituelle est d'éliminer tout nos états d'esprit perturbé (attachement, colère, ignorance). C'est donc un travail exclusivement intérieur, et les conditions extérieurs sont donc d'une importance secondaire tant qu'elles sont suffisantes pour faire ce travail intérieur.

3 Le tabac est il une substance prohibé dans le bouddhisme ?
Il n'y a pas de "prohibition". Pour les personnes ayant fait le vœu de ne pas consommer d'intoxicant (un des 5 vœux laïcs), si elle consomme du tabac, elles rompent leur vœu et créé par là-même beaucoup d'obstacle à leur progrès spirituel. Pour les personnes n'ayant pas fait le vœu de ne pas consommer d'intoxicant, il n'y a pas de problème. Cela dit, le tabac est néfaste pour le corps et la santé et n'est pas favorable à un environnement spirituel intérieur sain. Quand on comprend cela et que l'on a une envie sincère de progresser spirituellement, je pense que l'on va naturellement avoir envie d'arrêter.

4 qu'est ce qu'une bonne conduite sexuelle dans le bouddhisme (homosexualité, masturbation...)?
Formellement, ce qui est a éviter, c'est tromper son/sa compagne, avoir une relation (sexuelle) avec un homme ou une femme déjà engagé dans une relation, avec les animaux, avec les enfants, avec ses propres parents, avec une personne ayant pris le vœu de célibat, avec les femmes enceintes et toute personne non consentante. Pour les moines, toute activité sexuelle (y compris la masturbation) est proscrite.

5 pour le bouddhisme l'Ame n'existe pas ?
Si on entend par Âme une entité permanente qui survit après la mort et qui va au paradis ou en enfer éternelle, non. On parle plutôt de continuum mental, c'est à dire la continuité de l'esprit qui change d'instant en instant.

6 N'y a t'il pas de penseur derriere la pensée ?
La réponse à cela est assez simple, mais pas forcément facile à comprendre dans un premier temps. Beaucoup d'étude et de méditation sont en générale nécessaire pour comprendre en profondeur ce que cela veut dire
Il y a bien un penseur derrière la pensée, mais ce penseur n'a aucune existence propre. Il existe en relation avec la pensée et dépend d'elle. Donc un penseur oui, un penseur qui existe indépendamment, de son propre coté, non..

A bientôt saluts2
clearlight
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Re: encore quelques questions

Messagede Damien » Mer 9 Sep 2009 13:27

à clearlight
- la souffrance changeante : c'est ce que nous, nous appelons plaisir ou bonheur. Il s'agit d'une diminution d'une souffrance précédante. Par exemple, je me sens très seul et je rencontre quelqu'un, ma solitude diminue, et je me sens heureux, ou bien j'ai très soif, et je trouve un coca glacé... La diminution de la souffrance précédente nous procure du plaisir et cela est appelé souffrance changeante. Il ne s'agit pas d'un vrai bonheur, car si on augmente la cause de notre plaisir, celui ci va de nouveau se transformer en souffrance. Par exemple, si on a très faim et qu'on mange, il y a du plaisir, si on continue de manger encore et encore, cela va se transformer en souffrance à nouveau. Nous passons notre vie à manager la souffrance changeante pour qu'elle ne se transforme pas en souffrance manifeste (on mange, on fait du sport, on se balade, on regarde la télé, on lit, on dors...)


tout comme si plus on mange plus on ressent un plus grand manque quand nous ne pouvons pas manger car nous habituons notre corps à "l'opulence" et si on ne peut pas assouvir son envie ,son besoin qui deviennent de plus en plus grands la souffrance du manque n'en sera que plus dur .

je ne sais pas si vous partagez le meme point de vus ?
Damien
 

Re: encore quelques questions

Messagede Damien » Mer 9 Sep 2009 13:36

2 A votre avis est ce possible d'atteindre un haut niveau dans le bouddhisme en ayant une compagne ?
Je dirais, selon le hinayana, la réponse est non, car pour les hinayanistes, le principal objet à abandonner est l'attachement (c'est à dire la conception erronée qu'un objet "extérieur" est une vrai source de bonheur), et les relations de couple sont souvent basées sur l'attachement. Les hinayanistes fuient donc les relations de couple.
Dans le contexte du mahayana, je dirais que c'est possible, à condition de transformer l'attachement en amour pur (attachement = considérer l'objet de l'attachement comme la source notre bonheur et vouloir que cet objet (objet = objet inanimé (nutella par exemple) ou animé (une autre personne) nous rende heureux - amour = vouloir le bonheur de l'autre). Dans le mahayana, l'objet principal à abandonner est l'égoïsme et l'égocentrisme, jusqu'à ses formes les plus subtiles, et cela peut aussi de faire en couple. Après cela dépend des capacités et des gouts de chacun. Il est possible de progresser plus vite sur la voie spirituelle en couple pour certain, alors que pour d'autre, cela va être une source de distraction et un frein immense. Le but de la pratique spirituelle est d'éliminer tout nos états d'esprit perturbé (attachement, colère, ignorance). C'est donc un travail exclusivement intérieur, et les conditions extérieurs sont donc d'une importance secondaire tant qu'elles sont suffisantes pour faire ce travail intérieur.

A l'heure d'aujoud hui etre en relation avec quelqu un me rends personnellement meilleur ça me pousse rejetté un certaine orgueuil et une certaine jalousie. elle à son lots de bonheur et de souffrance comme toutes relations ,je suis surtout dévoué à la personne et au "désir" de devenir meilleur pour elle, de me détaché de mes mauvaise habitudes et de mes angoisses non fondés ou profonde
Damien
 

Re: encore quelques questions

Messagede Damien » Mer 9 Sep 2009 13:38

merci pour ces éclairssissements
Damien
 

Re: encore quelques questions

Messagede clearlight » Mer 9 Sep 2009 13:49

Damien a écrit:à clearlight
- la souffrance changeante : c'est ce que nous, nous appelons plaisir ou bonheur. Il s'agit d'une diminution d'une souffrance précédante. Par exemple, je me sens très seul et je rencontre quelqu'un, ma solitude diminue, et je me sens heureux, ou bien j'ai très soif, et je trouve un coca glacé... La diminution de la souffrance précédente nous procure du plaisir et cela est appelé souffrance changeante. Il ne s'agit pas d'un vrai bonheur, car si on augmente la cause de notre plaisir, celui ci va de nouveau se transformer en souffrance. Par exemple, si on a très faim et qu'on mange, il y a du plaisir, si on continue de manger encore et encore, cela va se transformer en souffrance à nouveau. Nous passons notre vie à manager la souffrance changeante pour qu'elle ne se transforme pas en souffrance manifeste (on mange, on fait du sport, on se balade, on regarde la télé, on lit, on dors...)


tout comme si plus on mange plus on ressent un plus grand manque quand nous ne pouvons pas manger car nous habituons notre corps à "l'opulence" et si on ne peut pas assouvir son envie ,son besoin qui deviennent de plus en plus grands la souffrance du manque n'en sera que plus dur .

je ne sais pas si vous partagez le meme point de vus ?


Si je suis tout a fait d'accord... Plus on "cède" a l'attachement pour quelque chose et plus l'attachement se renforce, et plus on va céder à nouveau à l'avenir et cela devient un cercle vicieux duquel il est de plus en plus difficile de s'échapper. Le fait d'obtenir l'objet convoité par notre attachement diminue temporairement l'attachement dans notre esprit, mais il va revenir avec encore plus de force après (combien de personne se sépare d'une personne car l'attachement pour la personne se transforme en colère, et après quelques jours ou semaine passé séparé, l'attachement revient en force et il regrette leur décision). Les cas extrêmes sont l'alcoolisme, la dépendance à la drogue... mais à un niveau moindre on est tous prisonnier de notre attachement (à la nourriture, au sommeil, au sport, au voyage, au loisir, à être en couple, à être seul...) et cela nous ferme la porte du nirvana.
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Re: encore quelques questions

Messagede Seunam Gyamtso » Dim 13 Sep 2009 13:42

clearlight a écrit:1) Donc je ne sais pas si c'est pareil pour toutes les "écoles"(je ne sais pas si c'est le bon terme) mais il dis que toute les déites et la croyance en un dieu ne serve que pour les pratiquants les moin avancé si jai bien compris ,
Tout bouddhiste qui a "pris refuge" (c'est-à-dire souhaite s'engager sérieusement dans la voie bouddhiste) a pris certains engagements, dont celui de ne pas prendre refuge en des dieux ou déités autre que les bouddhas. En revanche, dans le contexte mayahana, on appelle souvent déités des êtres qui sont devenus des bouddhas (Avalokiteshvara, Mandjoushri...), et beaucoup de pratiques sont des prières à ces déités, et ces pratiques servent pour tous les pratiquants, avancés ou non. J'ajouterais un bémol sur ce que dit Seunam ici :
Il faut tout de même faire la distinction en la croyance à des déités extérieures et les pratiques du vajrayana utilisant des pratiques de déités, comme Tchenrezi, ou la déité n'a aucune existence extérieure mais est l'expression de qualités éveillés de notre esprit sur lequel nous travaillons aux moyen des différentes phases de la pratique.

Bien que les déités (ni aucun autre phénomène n'est d'existence propre), elles ont autant d'existence que vous et moi et peuvent fonctionner de manière autonome. Avalokiteshvara, par exemple, a autant d'existence que moi-même et la pratique tantrique vise à deux choses : d'une part devenir semblable à la déité, d'autre part, recevoir l'inspiration et la "force mentale" de la déité "extérieure" qui est indispensable pour pouvoir progresser. Les déités et les phénomènes "extérieurs" existent selon la vue Madyamika-Prasanguika, mais pas de manière intrinsèque.


Bonjour,

Comme tu le dit, les déités ni aucun autre phénomène n'a d'existence propre. Comme vous et moi n'avons aucune existence propre, les déités non plus, la principale distinction est qu'elles sont des expression de l'éveil non voilé par l'ignorance de la vue dualiste alors que nous avons encore ce voile. Comme rien n'a d'existence extérieure indépendante de l'esprit, un "moi" et un "autre", la déité, bien qu'apparaissant "extérieurement", n'a aucune existence qui lui serait propre, indépendante de notre esprit, dont elle est un aspect éveillé. Mais comme nous fonctionnons en mode duel, cet aspect de notre esprit est vu extérieurement et les apparences extérieures sont utilisés.

Les dernières instructions que j'ai reçu concernant la pratique de Tchenrezi (dans le cadre du Mahamudra) concernent le début de la phase de création. Dans le texte il est dit "Sur un lotus et un disque de lune...", l'instruction complémentaire est que le lotus sur lequel se trouve Tchenrezi a sa source, ses racines, dans notre cœur (qui représente l'esprit pour les bouddhistes), signifiant que bien qu'apparaissant extérieurement, Tchenrezi est dés la phase de création un aspect de notre esprit, de notre nature de Bouddha. Cette partie de la phase de création est valable pour toutes les pratiques de déités.

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Re: encore quelques questions

Messagede Toupten Zangpo » Jeu 17 Sep 2009 17:53

damien a écrit:Je suis entrain de lire le livre L'enseignement du Bouddha de Walpola Rahula qui m'apporte pas mal de réponse à certaine question mais me fais m'en posé d'autre
Normal :wink: :D ce sera toujours comme cela tant que nous serons dans le Samsara. Une question en appelle une réponse de même qu'une réponse appelle une autre question. C'est la roue des questions :D :wink:
damien a écrit:A votre avis est ce possible d'atteindre un haut niveau dans le bouddhisme en ayant une compagne ? Je dirais, selon le hinayana, la réponse est non
Tu as la réponse de Seunam qui complète la tienne sauf que dans le Hinayana, seul les moines peuvent atteindre l'éveil si j'ai bien compris mais cela n'empèche pas un non moine d'atteindre un niveau supérieur et de s'être débarrasé d'une partie des choses qui font que l'on reste dans le samsara

amicalement
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