Bonjour Damien,
Je vois que Seunam a déjà éclairci la plupart des points

. Ce que j'ai écrit va donc être pour une grande partie redondant.
Il faut prendre en compte que
L'Enseignement du Bouddha de Walpola Rahula est un texte écrit du point de vue Hinayana si je ne me trompe, et les réponses peuvent varier suivant qu'on se place dans le contexte hinayana ou mayahana. Pour ma part, je vais répondre dans le contexte mahayana, qui est plus facile à mettre en pratique dans notre société moderne que le hinayana (les hinayanistes en général abandonnent la société pour s'adonner à la vie méditative).
1) Donc je ne sais pas si c'est pareil pour toutes les "écoles"(je ne sais pas si c'est le bon terme) mais il dis que toute les déites et la croyance en un dieu ne serve que pour les pratiquants les moin avancé si jai bien compris ,Tout bouddhiste qui a "pris refuge" (c'est-à-dire souhaite s'engager sérieusement dans la voie bouddhiste) a pris certains engagements, dont celui de ne pas prendre refuge en des dieux ou déités autre que les bouddhas. En revanche, dans le contexte mayahana, on appelle souvent déités des êtres qui sont devenus des bouddhas (Avalokiteshvara, Mandjoushri...), et beaucoup de pratiques sont des prières à ces déités, et ces pratiques servent pour tous les pratiquants, avancés ou non. J'ajouterais un bémol sur ce que dit Seunam ici :
Il faut tout de même faire la distinction en la croyance à des déités extérieures et les pratiques du vajrayana utilisant des pratiques de déités, comme Tchenrezi, ou la déité n'a aucune existence extérieure mais est l'expression de qualités éveillés de notre esprit sur lequel nous travaillons aux moyen des différentes phases de la pratique.
Bien que les déités (ni aucun autre phénomène n'est d'existence propre), elles ont autant d'existence que vous et moi et peuvent fonctionner de manière autonome. Avalokiteshvara, par exemple, a autant d'existence que moi-même et la pratique tantrique vise à deux choses : d'une part devenir semblable à la déité, d'autre part, recevoir l'inspiration et la "force mentale" de la déité "extérieure" qui est indispensable pour pouvoir progresser. Les déités et les phénomènes "extérieurs" existent selon la vue Madyamika-Prasanguika, mais pas de manière intrinsèque.
2) que le nirvana est la sessasion de tout les dukkhas que l'etre se libere du samsara mais que personne ne sais ce qu'il ce passe apres l'entré dans le nirvana et la mort d'un Arahant, son parinirvana, et le Bouddha aurait dit qu'il n'y avait aucun mot pour désigner cette "état" (de non état d'ailleur)est ce bien ça et est ce pareil pour toutes les écoles?A noté que la notion de Nirvana elle aussi diffère selon les écoles (hinayana, mahayana, vajrayana). De manière générale, le nirvana est l'état au-delà de la souffrance, que l'on atteint quand on a éliminé toute trace d'ignorance dans notre esprit. Dans le contexte mahayana, et vajrayana (tantrique) en particulier, il est possible d'atteindre le nirvana, ou éveil complet avant la mort. Il n'est pas facile de comprendre ce dont fait l'expérience quelqu'un qui a atteint ce stade. Dans le bouddhisme on dit que la vie samsarique est par nature souffrance. De manière générale, il existe 3 types de souffrances :
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la souffrance manifeste : c'est quand ca fait mal (par exemple une blessure, ou bien que notre esprit est déprimé).
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la souffrance changeante : c'est ce que nous, nous appelons plaisir ou bonheur. Il s'agit d'une diminution d'une souffrance précédante. Par exemple, je me sens très seul et je rencontre quelqu'un, ma solitude diminue, et je me sens heureux, ou bien j'ai très soif, et je trouve un coca glacé... La diminution de la souffrance précédente nous procure du plaisir et cela est appelé souffrance changeante. Il ne s'agit pas d'un vrai bonheur, car si on augmente la cause de notre plaisir, celui ci va de nouveau se transformer en souffrance. Par exemple, si on a très faim et qu'on mange, il y a du plaisir, si on continue de manger encore et encore, cela va se transformer en souffrance à nouveau. Nous passons notre vie à manager la souffrance changeante pour qu'elle ne se transforme pas en souffrance manifeste (on mange, on fait du sport, on se balade, on regarde la télé, on lit, on dors...)
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la souffrance pénétrante : il s'agit d'une souffrance très subtile que l'on ne perçoit pas mais qui existe et transpénètre l'existence, le corps et l'esprit de tout être du samsara.
Pour comprendre ce qu'est le nirvana, il est nécessaire de comprendre ces trois types de souffrance. Le nirvana est un état où ces trois souffrances n'existent plus, et cela pour toujours.
2 A votre avis est ce possible d'atteindre un haut niveau dans le bouddhisme en ayant une compagne ?Je dirais, selon le hinayana, la réponse est non, car pour les hinayanistes, le principal objet à abandonner est l'attachement (c'est à dire la conception erronée qu'un objet "extérieur" est une vrai source de bonheur), et les relations de couple sont souvent basées sur l'attachement. Les hinayanistes fuient donc les relations de couple.
Dans le contexte du mahayana, je dirais que c'est possible, à condition de transformer l'attachement en amour pur (attachement = considérer l'objet de l'attachement comme la source notre bonheur et vouloir que cet objet (objet = objet inanimé (nutella par exemple) ou animé (une autre personne) nous rende heureux - amour = vouloir le bonheur de l'autre). Dans le mahayana, l'objet principal à abandonner est l'égoïsme et l'égocentrisme, jusqu'à ses formes les plus subtiles, et cela peut aussi de faire en couple. Après cela dépend des capacités et des gouts de chacun. Il est possible de progresser plus vite sur la voie spirituelle en couple pour certain, alors que pour d'autre, cela va être une source de distraction et un frein immense. Le but de la pratique spirituelle est d'éliminer tout nos états d'esprit perturbé (attachement, colère, ignorance). C'est donc un travail exclusivement intérieur, et les conditions extérieurs sont donc d'une importance secondaire tant qu'elles sont suffisantes pour faire ce travail intérieur.
3 Le tabac est il une substance prohibé dans le bouddhisme ?Il n'y a pas de "prohibition". Pour les personnes ayant fait le vœu de ne pas consommer d'intoxicant (un des 5 vœux laïcs), si elle consomme du tabac, elles rompent leur vœu et créé par là-même beaucoup d'obstacle à leur progrès spirituel. Pour les personnes n'ayant pas fait le vœu de ne pas consommer d'intoxicant, il n'y a pas de problème. Cela dit, le tabac est néfaste pour le corps et la santé et n'est pas favorable à un environnement spirituel intérieur sain. Quand on comprend cela et que l'on a une envie sincère de progresser spirituellement, je pense que l'on va naturellement avoir envie d'arrêter.
4 qu'est ce qu'une bonne conduite sexuelle dans le bouddhisme (homosexualité, masturbation...)?Formellement, ce qui est a éviter, c'est tromper son/sa compagne, avoir une relation (sexuelle) avec un homme ou une femme déjà engagé dans une relation, avec les animaux, avec les enfants, avec ses propres parents, avec une personne ayant pris le vœu de célibat, avec les femmes enceintes et toute personne non consentante. Pour les moines, toute activité sexuelle (y compris la masturbation) est proscrite.
5 pour le bouddhisme l'Ame n'existe pas ?Si on entend par
Âme une entité permanente qui survit après la mort et qui va au paradis ou en enfer éternelle, non. On parle plutôt de continuum mental, c'est à dire la continuité de l'esprit qui change d'instant en instant.
6 N'y a t'il pas de penseur derriere la pensée ?La réponse à cela est assez simple, mais pas forcément facile à comprendre dans un premier temps. Beaucoup d'étude et de méditation sont en générale nécessaire pour comprendre en profondeur ce que cela veut dire
Il y a bien un penseur derrière la pensée, mais ce penseur n'a aucune existence propre. Il existe en relation avec la pensée et dépend d'elle. Donc un penseur oui, un penseur qui existe indépendamment, de son propre coté, non..
A bientôt
