Etre "Bouddhiste" ?

Forum généraliste, pour les sujets ne correspondant pas à un forum existant ou si vous ne savez dans lequel le mettre.

Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Quezako » Lun 30 Mai 2011 16:36

Bonjour,

J'essaie de ne pas trop chercher à rationaliser les choses, surtout en ce qui concerne le Bouddhisme, mais je me pose quand même quelques questions de fond :

J'entends souvent qu'être "Bouddhiste" n'est pas exacte, que le "Bouddhisme" à proprement parler n'existe pas.
Soit, mais comment désigner les enseignements ? Le "Bouddha dharma" ?
Et quelqu'un qui suit ces enseignements ? Un "pratiquant du Bouddha dharma" ?
Un sympathisant Bouddhiste ? Un "sympathisant du Bouddha dharma" ?
Ca fait un peu long comme définition ! :D

Mon autre question, toute aussi terre à terre : de quoi à-t-on réellement besoin pour atteindre l'éveil ?
Je me demande simplement s'il suffit de méditer ou s'il faut lire, écouter, avoir un maître ?
Prendre refuge dans les 3 joyaux : Bouddha, dharma, sangha, ça signifie quoi en somme ?
Qu'en croit en notre Bouddhéité, qu'on suit les enseignements de Bouddha et qu'on fait ça en communauté ?

Je me pose ces questions, non pas parce que je veux avoir réponse à tout, mais plutôt pour essayer de comprendre ce qui est essentiel, ce qui est "obligatoire".

Par exemple, peut-on atteindre l'éveil sans méditer ? On parle de "traditions", peut-on donc en déduire que la voie est différente et adaptée selon notre culture, voir notre personnalité ?

Peut-on à ce moment savoir dresser une sorte de profil et en déduire quelle est la voie la plus adaptée à notre personnalité ou à notre niveau d'éveil ? Ou y a-t-il réellement une pratique de base commune à la totalité de l'humanité ?

Dernière question : peut-on naître éveillé ? Par exemple, un Bodhisattva qui décide de renaître sur terre ?

Voilà, tout cela reste des questions plutôt théorique, puisque je ne pratique pas encore, bien que cela ne saurait tarder. ;)
Avatar de l’utilisateur
Quezako
Membre
 
Messages: 7
Inscription: Jeu 15 Juil 2010 11:15
Localisation: Rennes, France

Re: Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Seunam Gyamtso » Lun 30 Mai 2011 23:16

Bonjour Quezako,
Bonjour,

J'essaie de ne pas trop chercher à rationaliser les choses, surtout en ce qui concerne le Bouddhisme, mais je me pose quand même quelques questions de fond :

J'entends souvent qu'être "Bouddhiste" n'est pas exacte, que le "Bouddhisme" à proprement parler n'existe pas.
Soit, mais comment désigner les enseignements ? Le "Bouddha dharma" ?
C'est en effet le terme qui correspond le plus et qui signifie "l'enseignement du Bouddha", mais souvant on emplois simplement le terme "Dharma".

Et quelqu'un qui suit ces enseignements ? Un "pratiquant du Bouddha dharma" ?
Ou un "pratiquant du Dharma"

Un sympathisant Bouddhiste ? Un "sympathisant du Bouddha dharma" ?
idem mais quand on parle à un néophyte du Dharma, qui ne connait que le terme bouddhisme, on emplois aussi ce terme pour ne pas compliquer les choses, mais entre pratiquants on dit le Dharma.
Ca fait un peu long comme définition ! :D

Mon autre question, toute aussi terre à terre : de quoi à-t-on réellement besoin pour atteindre l'éveil ?
Je me demande simplement s'il suffit de méditer ou s'il faut lire, écouter, avoir un maître ?
Dans les enseignements, il est question de trois choses nécessaires pour réaliser l’Éveil, L'écoute (des enseignements), la réflexion (sur ceux ci), et la méditation (qui permet une expérience intérieure directe, le Dharma ayant trait à l'esprit, c'est en l'esprit qu'on peut réaliser la nature de celui ci).
Selon les écoles ou traditions, certaines axent plus sur l'étude et la réflexion, d'autres sur la méditation, mais toutes ou presque à ma connaissance enseignent ces trois aspects.
Pour avoir accès a un enseignement, il faut qu'un maitre le transmette, même si celui ci nous est transmis par l'intermédiaire de livres. Dans les enseignements du Vajrayana, le maître prend une importance plus grande afin de guider l'élève par des instructions directes et lui éviter des erreurs de la vue et de la méditation des techniques du Vajrayana sur la transformation de l'esprit; et de permettre d'utiliser la puissante technique du Guru yoga.


Prendre refuge dans les 3 joyaux : Bouddha, dharma, sangha, ça signifie quoi en somme ?
Qu'en croit en notre Bouddhéité, qu'on suit les enseignements de Bouddha et qu'on fait ça en communauté ?
Il y a un forum dédié au refuge sur Sangha Rimé : le-refuge-f31.html
Je trouve que la présentation qu'en fait Bokar Rimpoché est très claire :
le-refuge-f31.html


Je me pose ces questions, non pas parce que je veux avoir réponse à tout, mais plutôt pour essayer de comprendre ce qui est essentiel, ce qui est "obligatoire".

Par exemple, peut-on atteindre l'éveil sans méditer ?
Je en pense pas, sauf si on entend par là la non-méditation du Dzogchen et du Mahamudra, mais la non-méditation est plus la façon de méditer de cette tradition, surtout dans le sens ne pas construire une méditation conceptuelle.

On parle de "traditions", peut-on donc en déduire que la voie est différente et adaptée selon notre culture, voir notre personnalité ?
Peut-on à ce moment savoir dresser une sorte de profil et en déduire quelle est la voie la plus adaptée à notre personnalité ou à notre niveau d'éveil ? Ou y a-t-il réellement une pratique de base commune à la totalité de l'humanité ?
Je pense qu'une voie et un enseignement est plus adapté qu'un autre selon notre personnalité a un instant T, d’où la diversité des enseignements, Bokar Rimpoché l'exprime ainsi :
"Le Bouddha montre le chemin qui mène à la fin de la souffrance ; on l’appelle donc « le guide ». Sa manière de nous guider est de nous enseigner le dharma, par la pratique duquel nous progressons vers la libération. Ce dharma comprend lui-même une très grande variété d’aspects qui correspondent à la diversité des capacités, des tempéraments et des aspirations des êtres."


Dernière question : peut-on naître éveillé ? Par exemple, un Bodhisattva qui décide de renaître sur terre ?
Je pense qu'un Bodhisattva très avancé peut choir sa renaissance, et un Bouddha se manifester sous diverses formes selon ce qui est utile aux êtres.

Voilà, tout cela reste des questions plutôt théorique, puisque je ne pratique pas encore, bien que cela ne saurait tarder. ;)

Amicalement,
Seunam
Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections,
puissé-je réaliser l'éveil pour le bien de tous les êtres.
Avatar de l’utilisateur
Seunam Gyamtso
Fondateur - Administrateur Rimé
 
Messages: 1171
Inscription: Jeu 26 Juin 2008 10:20
Localisation: Seine et marne (France)

Re: Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Quezako » Mar 31 Mai 2011 16:26

Merci pour vos réponses.
Quelque part, j'avais déjà un peu ces bases en tête, mais j'ai parfois besoin d'en discuter.
Je vais lire les sujets sur le refuge.

J’avoue que j'ai un peu hâte de commencer ma première retraite, même si je sais que c'est en grande partie mon "égo" qui le veut.
Mais bon, l'essentiel, c'est de s'engager sur la voie. ;)
Avatar de l’utilisateur
Quezako
Membre
 
Messages: 7
Inscription: Jeu 15 Juil 2010 11:15
Localisation: Rennes, France

Re: Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Quezako » Ven 3 Juin 2011 14:49

J'ai une autre question toute aussi terre à terre ;)

Y a-t-il un monde idéal bouddhique ?
Si oui, quel est-il ? Un monde sans souffrance ?

Dans le cas d'un accident, il y a une souffrance physique.
Comment "gérer" cela d'un point de vue bouddhiste ?

Imaginons un monde où tous les humains sont Bouddhistes. Plus de désir, plus de crime, etc.
Comment gérer un "fou" (si cela existe vraiment) qui commet des crimes ?

Si j'ai bien compris, il y a bien plus d'âmes errantes que d'être humain, donc pour une âme libérée, il reste encore une foultitude d'âmes errantes.
Cela n'est-il pas cause perdue ? La durée de vie de la Terre suffirait-elle ?

A ce sujet, une question subsidiaire : que disent les enseignement sur les vies extra-terrestres ?
Si celles-ci existent, ce qui est fort probable d'un point de vu scientifique, dans lequel des 6 mondes ces vies sont "classées" ?

Voilà, ce ne sont pas des questions essentielles, mais plutôt de la curiosité (je n'ai pas que ça comme vilain défaut ;)).
Avatar de l’utilisateur
Quezako
Membre
 
Messages: 7
Inscription: Jeu 15 Juil 2010 11:15
Localisation: Rennes, France

Re: Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Seunam Gyamtso » Dim 5 Juin 2011 08:48

Bonjour Quezako,

J'ai une autre question toute aussi terre à terre ;)

Y a-t-il un monde idéal bouddhique ?
Si oui, quel est-il ? Un monde sans souffrance ?

Certaines traditions bouddhistes parlent de sociétés éveillés, plus ou moins selon les époques, comme le mythique royaume de Shambala, qui est une société tournée vers la réalisation de l’Éveil, ou les conditions sont propices, ce qui ne veux pas dire qu'il n'y a pas de souffrances.
Il existe aussi dans certaines traditions ce qu'on appelle les "terres pures", des "mondes" crées par le souhait des Bouddhas, où ils résident, ou l'on peut renaître plus ou moins facilement, ou il n'y as pas de souffrances et ou l'on reçoit les enseignements du (des) Bouddha afin de réaliser l’Éveil en une vie dans ce monde la. La terre pure la plus connue et facile d'accès est "Grande Béatitude", Déouatchène, la terre pure du Bouddha Amitabha, ou l'on reçois ses enseignements, ceux de Tchenrezi (qui en est une émanation), etc.


Dans le cas d'un accident, il y a une souffrance physique.
Comment "gérer" cela d'un point de vue bouddhiste ?

[color=#BF0000]Il y a plusieurs façon de gérer et utiliser la souffrance physique, mais si l'on ne s'est pas entrainé à ses méthodes progressivement en commençant par de petites souffrances et un entrainement spirituel quotidien, il est difficile voir impossible sans entrainement de les utiliser pour gérer la souffrance lors de grandes souffrances, qu'elles soient physiques ou mentales.
Lors de souffrances, nous pouvons faire la pratique de Tonglen par exemple, qui consiste à prendre dans notre souffrance les souffrances de tous les êtres afin qu'ils en soient libérés, et leur envoyer notre bonheur de même quand nous en expérimentons, ainsi la souffrance devient une occasion de pratiquer l'amour et la compassion, de faire diminuer l'égo.
Il est possible aussi de regarder directement la souffrance dans notre esprit, voir sa source, sa localisation, l'endroit ou elle demeure et va, cette pratique est un aspect de la "vision pénétrante", Laktong, qui se base sur une bonne pratique du "calme mental", Shiné, et possible si l'on as un entrainement méditatif assez soutenu.
il doit exister d'autres méthodes qui ne me viennent pas à l'esprit ce matin.

Je dois aller travailler, et répondrais à tes autres questions un autre jour.


Imaginons un monde où tous les humains sont Bouddhistes. Plus de désir, plus de crime, etc.
Comment gérer un "fou" (si cela existe vraiment) qui commet des crimes ?

Avec Sagesse et compassion, mais en faisant en sorte qu'il ne puisse pas recommencer, a mon avis.

Si j'ai bien compris, il y a bien plus d'âmes errantes que d'être humain, donc pour une âme libérée, il reste encore une foultitude d'âmes errantes.
Cela n'est-il pas cause perdue ? La durée de vie de la Terre suffirait-elle ?

Le concept d'âme n'est pas un concept bouddhiste, auquel on oppose le concept d'Anatman, non-soi, l'âme Atman se référant à l'idée d'un soi permanent. Mais on peut parler d'êtres.
une question souvent posé à un lama : "Quand tous les êtres seront libérés du samsara, que ferons nous (les bodhisattvas) ?
Il répond en souriant : "Nous serons au chômage".
il y a plusieurs réponses :
- les êtres sont en nombre infinis, mais la compassion et l'activité des bouddhas est elle aussi infinie;
- il n'y as pas qu'un monde, la classification bouddhiste parle de six classes d'êtres, six mondes, mais aucun de ses mondes n'existent réellement, ils ne sont qu'une projection de l'esprit, et l'esprit projette le monde dans lequel il évolue, de la naissance à la mort, comme un rêve, en fonction de ses conditionnements, puis il recommence un autre rêve/vie qui correspond à un des six mondes selon son conditionnement, ses tendances accumulés dans ses vies antérieures. La durée de la vie de la terre importe donc peu.
- Il existe sans doutes d'autres explications, si quelqu'un en à d'autres a ajouter ?


A ce sujet, une question subsidiaire : que disent les enseignement sur les vies extra-terrestres ?
Si celles-ci existent, ce qui est fort probable d'un point de vu scientifique, dans lequel des 6 mondes ces vies sont "classées" ?

Il n'y as pas de raisons d'un point de vue bouddhiste que des vies extraterrestres n'existent pas sur d'autres planètes, auquel cas les vies qu'il contiens sont aussi des êtres du samsara qui font partis de l'une ou l'autre des six classes d'êtres, il doit y avoir des sortes d'animaux, des êtres qui correspondent plus aux états mentaux du monde humain, etc...

Amicalement


Voilà, ce ne sont pas des questions essentielles, mais plutôt de la curiosité (je n'ai pas que ça comme vilain défaut ;)).
Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections,
puissé-je réaliser l'éveil pour le bien de tous les êtres.
Avatar de l’utilisateur
Seunam Gyamtso
Fondateur - Administrateur Rimé
 
Messages: 1171
Inscription: Jeu 26 Juin 2008 10:20
Localisation: Seine et marne (France)

Re: Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Seunam Gyamtso » Dim 5 Juin 2011 22:41

Bonjour,

j'ai complété ma réponse dans le message précédent.

amicalement,
Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections,
puissé-je réaliser l'éveil pour le bien de tous les êtres.
Avatar de l’utilisateur
Seunam Gyamtso
Fondateur - Administrateur Rimé
 
Messages: 1171
Inscription: Jeu 26 Juin 2008 10:20
Localisation: Seine et marne (France)

Re: Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Quezako » Mar 7 Juin 2011 00:55

Dans le cas d'un accident, il y a une souffrance physique.
Comment "gérer" cela d'un point de vue bouddhiste ?

Lors de souffrances, nous pouvons faire la pratique de Tonglen par exemple, qui consiste à prendre dans notre souffrance les souffrances de tous les êtres afin qu'ils en soient libérés, et leur envoyer notre bonheur de même quand nous en expérimentons, ainsi la souffrance devient une occasion de pratiquer l'amour et la compassion, de faire diminuer l'égo.

J'ai effectivement lu cela dans le Livre Tibétain de la vie et de la mort. J'avais oublié cette pratique qui semble effectivement pertinente. Je me rappelle avoir fait une sorte de pratique similaire, à mon niveau, en prenant ma souffrance et ma haine, ma peur en inspirant et en donnant de la compassion en expirant. J'avoue que cette simple expérience m'a apporté de la sérénité et un peu plus de compréhension. A creuser. ;)
Je pense effectivement que dans le cas d'une souffrance physique, il doit être possible avec une telle pratique de transformer cette souffrance en compassion et partage.


Imaginons un monde où tous les humains sont Bouddhistes. Plus de désir, plus de crime, etc.
Comment gérer un "fou" (si cela existe vraiment) qui commet des crimes ?

Avec Sagesse et compassion, mais en faisant en sorte qu'il ne puisse pas recommencer, a mon avis.

Justice, mais pas vengeance. Punition ? Prison ? Guérison ?
Je me demande comment les Bouddhiste sont sensés agir face à un fou dangereux ? Je vais regarder un peu sur Google si je trouve des écrits à ce sujet.


Si j'ai bien compris, il y a bien plus d'âmes errantes que d'être humain, donc pour une âme libérée, il reste encore une foultitude d'âmes errantes.
Cela n'est-il pas cause perdue ? La durée de vie de la Terre suffirait-elle ?

il y a plusieurs réponses :
- les êtres sont en nombre infinis, mais la compassion et l'activité des bouddhas est elle aussi infinie;


Infinie au sens réellement infinie ou au sens "très grand nombre" ?
Je lis souvent qu'on a tous notre Bouddha intérieur et qu'il est le même que tous les Bouddhas.
N'y a-t-i au final qu'un seul Bouddha en chacun de nous ? Une vraie nature dans toute chose ? Le Bouddha est-il la vacuité ? N'y a-t-il qu'un seul être, au sens de notre véritable nature ?


- il n'y as pas qu'un monde, la classification bouddhiste parle de six classes d'êtres, six mondes, mais aucun de ses mondes n'existent réellement, ils ne sont qu'une projection de l'esprit, et l'esprit projette le monde dans lequel il évolue, de la naissance à la mort, comme un rêve, en fonction de ses conditionnements, puis il recommence un autre rêve/vie qui correspond à un des six mondes selon son conditionnement, ses tendances accumulés dans ses vies antérieures. La durée de la vie de la terre importe donc peu.

Ces mondes ont un rapport avec notre karma ? Je ne sais plus si j'ai déjà lu des textes à ce sujet mais c'est notre karma qui nous pousse vers l'un de ces mondes c'est ça ?
Avatar de l’utilisateur
Quezako
Membre
 
Messages: 7
Inscription: Jeu 15 Juil 2010 11:15
Localisation: Rennes, France

Re: Etre "Bouddhiste" ?

Messagede Seunam Gyamtso » Dim 12 Juin 2011 19:27

Quezako a écrit:Dans le cas d'un accident, il y a une souffrance physique.
Comment "gérer" cela d'un point de vue bouddhiste ?

Lors de souffrances, nous pouvons faire la pratique de Tonglen par exemple, qui consiste à prendre dans notre souffrance les souffrances de tous les êtres afin qu'ils en soient libérés, et leur envoyer notre bonheur de même quand nous en expérimentons, ainsi la souffrance devient une occasion de pratiquer l'amour et la compassion, de faire diminuer l'égo.

J'ai effectivement lu cela dans le Livre Tibétain de la vie et de la mort. J'avais oublié cette pratique qui semble effectivement pertinente. Je me rappelle avoir fait une sorte de pratique similaire, à mon niveau, en prenant ma souffrance et ma haine, ma peur en inspirant et en donnant de la compassion en expirant. J'avoue que cette simple expérience m'a apporté de la sérénité et un peu plus de compréhension. A creuser. ;)
Je pense effectivement que dans le cas d'une souffrance physique, il doit être possible avec une telle pratique de transformer cette souffrance en compassion et partage.


Imaginons un monde où tous les humains sont Bouddhistes. Plus de désir, plus de crime, etc.
Comment gérer un "fou" (si cela existe vraiment) qui commet des crimes ?

Avec Sagesse et compassion, mais en faisant en sorte qu'il ne puisse pas recommencer, a mon avis.

Justice, mais pas vengeance. Punition ? Prison ? Guérison ?
Je me demande comment les Bouddhiste sont sensés agir face à un fou dangereux ? Je vais regarder un peu sur Google si je trouve des écrits à ce sujet.


Je pense qu'il n'y as pas de réponse toute faite, agir selon la situation précise, faire ce qui est le mieux pour tous a cet instant. Par exemple le bouddha, dans une vie précédente, a tué un voleur qui s’apprêtait a tuer des marchands pour les voler, ce afin de sauver la vie des marchands d'une part, mais aussi éviter au voleur d'accumuler un karma négatif si il avait tué les marchands.

Si j'ai bien compris, il y a bien plus d'âmes errantes que d'être humain, donc pour une âme libérée, il reste encore une foultitude d'âmes errantes.
Cela n'est-il pas cause perdue ? La durée de vie de la Terre suffirait-elle ?

il y a plusieurs réponses :
- les êtres sont en nombre infinis, mais la compassion et l'activité des bouddhas est elle aussi infinie;


Infinie au sens réellement infinie ou au sens "très grand nombre" ?
Je lis souvent qu'on a tous notre Bouddha intérieur et qu'il est le même que tous les Bouddhas.
N'y a-t-i au final qu'un seul Bouddha en chacun de nous ? Une vraie nature dans toute chose ? Le Bouddha est-il la vacuité ? N'y a-t-il qu'un seul être, au sens de notre véritable nature ?


Vacuité, nature de bouddha, etc, tant que ce n'est pas vérifié par l'expérience intérieure, ce ne sont que des concepts. Je penche pour réellement infinie, mais comme en même temps le monde les êtres ne sont qu'une expression de notre esprit; l'esprit, les êtres et le monde n'existant pas indépendamment, c'est quasi impossible a appréhender par nos esprits conceptuels en mode duel.

- il n'y as pas qu'un monde, la classification bouddhiste parle de six classes d'êtres, six mondes, mais aucun de ses mondes n'existent réellement, ils ne sont qu'une projection de l'esprit, et l'esprit projette le monde dans lequel il évolue, de la naissance à la mort, comme un rêve, en fonction de ses conditionnements, puis il recommence un autre rêve/vie qui correspond à un des six mondes selon son conditionnement, ses tendances accumulés dans ses vies antérieures. La durée de la vie de la terre importe donc peu.

Ces mondes ont un rapport avec notre karma ? Je ne sais plus si j'ai déjà lu des textes à ce sujet mais c'est notre karma qui nous pousse vers l'un de ces mondes c'est ça ?


Pour les êtres dans le samsara, ces mondes sont créés par nos conditionnements, par notre karma, sous l'effet de l’ignorance. De façon simplifié, si notre perturbation interne principale est le désir et l'attachement, notre esprit illusionné créera, prendra naissance, dans le monde humain.

C'est du moins ma compréhension, je suis ouvert a la discussion et a des avis différents.

Amicalement,
Seunam
Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections,
puissé-je réaliser l'éveil pour le bien de tous les êtres.
Avatar de l’utilisateur
Seunam Gyamtso
Fondateur - Administrateur Rimé
 
Messages: 1171
Inscription: Jeu 26 Juin 2008 10:20
Localisation: Seine et marne (France)


Retourner vers Généralités

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité