Bonsoir à tous,
Bien que cet ouvrage soit non bouddhiste, je voudrais partager ce cheminement spirituel d'une jeune femme juive de 27 ans entre 1941 et 1943 et finallement décédée à Auschwitz.
C'est en lisant "Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard, que j'y découvert quelques citations intriguantes et frappantes issues des journaux intimes et lettres de Etty Hillesum.
Le journal intime montre comment cette jeune femme se développe spirituellement sur fond de razzia et finalement de déportation vers le camps de transit de Westerbork.
Le plus frappant, c'est que cette jeune femme de religion juive a ,en fait, suivi de soi-même un chemin et des valeurs bouddhistes et de cette sorte a découvert en elle ce qu'elle appelle Dieu (que nous appelerions la nature de Bouddha) et y à puiser toute la force pour continuer à survivre et aider son prochain (famille comme autres prisonniers) dans des conditions atroces sans hair ses persécuteurs nazis et les collaborateurs juifs. Pourtant alors que les descriptions de la procédure de désignation pour le train de déportation vers l'Allemagne et les préparatifs vous donne la nausée (lettres de westerbork), son attitude et son courage sont hallucinants.
Je termine avec un des nombreux passages qui m'ont touché le plus. Celui est extrait d'une lettre du camp de transit de westerbork.
"...Beaucoup ici sentent dépérir l'amour du prochain parce qu'il n'est pas nourri de l'extérieur. Les gens ici ne vous donnet pas tellement l'occasion de les aimer, dit-on.[...]Mais, pour ma part, je ne cesse de faire cette expérience intérieure: il n'existe aucun lien de causalité entre le comportement des gens et l'amour que l'on éprouve pour eux. L'amour du prochain est comme une prière élémentaire qui vous aide à vivre. la personne même de ce "prochain" ne fait pas grand chose à l'affaire..."
Je rend hommage à cette jeune femme et à son développement spirituel qui a aboutit à une compassion hallucinante (elle me fais sentir si petit et en ait presque les larmes aux yeux).
Bien à vous
XAv

