Je suis trés perplexe il paraitrait que dans l'histoire du bouddhisme Tibétain l'on n'ai fait la guerre au nom du
Bouddhisme
Un internaute a spécifié ceci :
Il y a pourtant au moins une exception à la règle:
"... Le royaume de Guge était beaucoup plus vaste que la cité en ruines. Il a été fondé par un membre de la famille royale des Tubo, il y a 1 300 ans. Il a jadis été le siège à partir duquel le plateau tibétain tout entier était gouverné. À l’apogée de sa puissance, ce royaume disposait d’un territoire qui couvrait toute la région de Ngari. Il a existé pendant plus de 700 ans avant de disparaître au XVIIe siècle.
Règle générale, on attribue la chute soudaine du royaume à une guerre de religion. Les sujets de Guge étaient adeptes du bouddhisme tibétain au moment où des jésuites portugais sont entrés dans la région via l'Inde. Ces missionnaires portugais ont d’abord converti la reine, puis le roi. Les lamas en ont été épouvantés et ont senti l’obligation de demander l'aide du Cachemire. Cette collaboration a abouti à une invasion par l’armée du Cachemire et à l'annexion de Guge.
On a découvert un masque de papier dans les ruines de la cité de Guge. Sur ce masque, des citations tirées de la Bible étaient écrites en portugais. Cette découverte a eu l’effet d’une bombe dans les milieux de l’architecture et de l’histoire, car elle a fourni la confirmation irréfutable de la théorie d’une guerre de religion.
Des restes humains, trouvés dans une grotte se trouvant dans une falaise située à 600 m derrière la cité de Guge, fournissent également des indices sur la chute du royaume ..."
http://www.chinatoday.com.cn/lachine/2006/0609/p68.htm
Et dans la même lignée, je voudrais bien avoir ton avis sur le tantra du Kalachakra, qui a des relents plus que guerriers, et où la notion de guerre de religion est présente, voire même inévitable pour le futur:
"... Le tantra du Kalachakra est tout sauf pacifiste car il prophétise et encourage de façon idéologique une guerre de religion sanglante entre bouddhistes et non-bouddhistes pour la domination du monde (mythe du Shambhala).
Le texte nomme explicitement les leaders des trois religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam) comme étant les adversaires du bouddhisme: “Adam, Hénoch, Abraham, Moïse, Jésus, celui en habit blanc (Mani), Mohamed et Mathani (le Mahdi)”. Le tantra du Kalachakra les décrit comme “la famille des serpents démoniaques” (Shri-Kalachakra I. 154) [...]
Sur de longues pages, le tantra du Kalachakra décrit avec énormément de détails les puissantes armes meurtrières dont dispose l’armée du Shambhala bouddhiste contre “les ennemis de la doctrine” (Shri Kalachakra I. 128-142). Les lamas, commentateurs de ces équipements militaires imaginaires, s’adonnent à de spectaculaires comparaisons avec des armements du 20e et 21e siècle [...]
Tous les participants à une initiation au rite du Kalachakra ont le « droit » douteux de se réincarner en “soldat du Shambhala” afin de combattre dans la bataille finale annoncée en tant que fantassin ou officier. Les postes de commandement ont déjà été assignés aux réincarnations de lamas de haut rang (E. Bernbaum – Le Chemin vers Shambhala – A la recherche du Merveilleux Royaume dans l’Himalaya – Hambourg 1982, 252, 35).
D’après une vision du lama tibétain Kamtrul Rinpoche, le Dalaï-lama lui-même réincarné conduira, en chef courroucé (Rudra Chakrin), les armées bouddhistes dans la bataille du Shambhala afin de prendre le pouvoir sur “tout le Mal de l’univers”. Les propagandistes du tantra du Kalachakra défendent un culte primitif du martyr ressemblant au culte des combattants de la Djihad musulmane : L’entrée au paradis du Shambhala est garantie à celui se faisant tuer lors de la guerre du Shambhala (E. Berbaum – Le Chemin vers Shambhala – A la recherche du Merveilleux Royaume dans l’Himalaya – Hambourg 1982, 253).
Le tantra du Kalachakra encourage à tous les niveaux une façon de penser et d’agir stimulée par la présentation d’ennemis et la propagation de la guerre entre le « Bien » et le « Mal », entre les « croyants » et les « non-croyants » contrairement à l’enseignement initial du Bouddha originel (Theravada) et des exigences éthiques du bouddhisme mahayana ..."
Et je n'évoque pas tout ce qu'on peut y trouver d'autres
Fin de Citation
Quelqu'un pourrait m'éclairer ?
Merci



