Bonjour à tous,
Je discutais de ce que l'on pouvais faire pour des personnes qui sont mortes dans des conditions violentes, comme le cas d'une personne qui a été tué par son mari qui s'est ensuite donné la mort, de ce qui allait se passer pour eux après leur mort, du caractère "horrible" de l'acte : "C'est un meurtre quand même...".
"peut-on prier pour ces gens?" Pourquoi faire une distinction entre des êtres à cause de leurs actions ou de leur mort? Faire des prières, des souhaits est toujours une bonne chose, une aide dans tous les cas. C'est un karma et les conséquences sont toujours conformes aux causes, donc c'est très bien. Pour une raison X il a "pété un plomb", quel que soit la raison qui a poussé a ses actes, la cause première en est l'ignorance, une mort brusque et dans des circonstances violentes n'est pas le mieux pour le passage, cela laisse moins de liberté à l'esprit pour se diriger dans les états intermédiaires, mais je pense que cela ne change pas grand chose puisqu'ils n'avaient sans doute pas d'entrainement spirituel qui aurait pu faire la différence. Seule l'aide que l'on apporte par des souhaits et prières va leur être d'une certaine aide.
Si on regarde un être qui souffre, "une victime", c'est facile d'avoir de la compassion, et pas pour le meurtrier, mais c'est ne pas voir les causes karmiques de cette souffrance pour ce qui est de la victime, ni les conséquences de l'acte pour le meurtrier, si on médite sur ces deux aspects, alors l'équanimité se développe et la compassion nait de façon identique pour la victime et le meurtrier.
Ce qui arrive, comme avoir connaissance de tels actes, qu'ils nous touchent personnellement ou pas, est un enseignement, soit on le prend, soit on le laisse, si on le laisse, d'autres circonstances comparables vont advenir tant qu'on l'aura pas intégré.
On peux aussi de même apprendre a développer la compassion pour des êtres comme Hitler, c'est pas facile non plus et pas facile pour beaucoup, un peu comme pour les pratiquants espagnols de développer de la compassion pour Franco, c'est sensible pour eux.
Des cas comme ceux ci sont peut être l'occasion aussi pour que de méditer sur le karma comme dans cet exemple et ainsi développer une compassion impartiale, une équanimité allié a une compassion sincère aussi bien pour les "bourreaux" et les "victimes".
Qu'en pensez vous ? Que pensez vous de cette réflexion/pratique sur le karma afin de développer une compassion équanime ? De la relation entre karma, équanimité et compassion ? De l'attitude que l'on peux avoir vis à vis des "victimes" comme des "bourreaux" ?

