Tcheuphel Zangpo a écrit:J’avoue que je suis surpris de ta réaction Toupten.
Est-ce que vivre en solitaire serait indubitablement lié a une forme d’autosuffisance?
A une haute estime d’un soi qui ne viserait qu’à considérer ce qui est autre, en dehors de nos vues personnelles comme ne méritant pas que l’on s’y attarde, ne méritant pas notre considération?.
Tu ne m’offusques pas, ni ne m’offenses mais m’attriste de penser que vivre solitaire est nécessairement expression de replie sur soi et/ou manifestation d’égoïsme. La vie est triste par ce que nous en faisons, subissons ainsi que par la fuite que nous nous faisons de nous-mêmes. Combien s’écroulent moralement lorsqu’ils prennent conscience que tous ce qu’ils ont fait ou font n’est en réalité qu’en fonction de la reconnaissance qu’ils souhaitent ressentir au travers du regard des êtres. Ce n’est pas faire comme tous qui est important ou obligatoire mais d’accepter la diversité qui permet la complémentarité du monde. Nous possédons tous la nature de la bouddhéité mais si le Dharma est si vaste c’est pour répondre justement à la diversité des êtres et s’exprime, s’accomplit et se transmet dans de multiples formes.
Les questions importantes ne sont pas que pensons nous de tels ou tels gestes, habitudes, types de consommations mais pourquoi pensons nous ceci concernant tels ou tels choses et pour en revenir sur l’alcool s’attacher ou ne pas s’attacher ne reste malheureusement qu'analyse d'une conséquence qui par définition « est ». Ce qui est important c'est le « pourquoi consommerais-je ceci ou cela », « quels bienfaits ou méfaits engendreront ce ou ces produits ( de tous types) aux êtres et à soi-même? ».
Pour me concernant dans le fait d’être seul, c’est premièrement parce c’est dans ma nature et des circonstances de mon chemin de vie qui sans parole hautaine cela m’est privé, ne regardant que mes très proches.
Pour l’aide que je puisse apporter, ce n’est pas parce que je n’ai pas d’activités classique que je n’apporte pas de soutiens, conseils, coups de mains nécessaires ( et dans les mesures de mes possibilités) mais par le recul que j’essaie d’avoir, j’agis de cette manière avec le plus d’équanimité aussi bien envers des personnes connues comme anonymes.
Voila, je m’exprime sans animosité aucune.
Amicalement dans le Dharma.
Je vais sans doute formuler ma réflexion de manière un peu spontanée et naive mais je comprends bien ton point de vue. On est tous de nature différente. IL y a des personnes solitaires, qui sortent peu, et qui ont d'autres types d'activités. On peut aimer la solitude comme on aime le silence, mais aimer le silence n'empêche pas d'écouter de la musique de temps à autre
Je trouve dommage que dans notre société le fait d'être solitaire soit forcément triste. Peut être certaines personnes (je ne vise personne en particulier) trouve cela triste car elle même on besoin de contact plus fréquent et se projetant dans cette situation se sentirait triste?
Aujourd'hui les personnes qui n'ont ni enfants, ni conjoints, ni amis ne peuvent pas être heureuse. Il y a un diktat sur la relation que nous devons avoir au monde pour être heureux (en général avoir les 3 c'est NORMAL lol).
Mais la possibilité de rencontrer l'autre est multiple! Cela peut être dans le cadre d'activité, du travail ou tout autre où l'on cotoit des personnes.
Je n'ai pas de grande démonstration réthorique à faire à ce propos je ne suis pas asssez habile en revanche je me dis que si une personne est sincère dans sa pratique bouddhiste le fait d'être solitaire (qui ne veut pas dire etre coupé du monde dans un appartement-grotte lol) ne l'empêche pas de s'épanouir, par ce fait là de procurer une joie aux personnes qu'elle rencontre (vendeuses, boulanger, administration, passants etc....)
Amicalement


