de Seunam Gyamtso » Dim 15 Jan 2012 20:02
Merci Fabien pour ta réponse que je trouve très intéressante, j'aime bien le terme "accueillir" qui me semble en effet judicieux, en prenant soin de ne pas confondre accueillir et se laisser submerger.
Pour reprendre un peu ce que je disait dans un autre sujet, mais qui me parait assez approprié ici aussi :
Quand l'émotion est la, qu'on s'en rend compte, l'observer (se caler dans le canapé et regarder tout le spectacle) sans la faire sienne ni la rejeter pour autant, permet qu'elle perde de sa puissance, elle diminue et disparait d'elle même parce que sa force, qui vient de sa saisie et assimilation au "moi", faiblit et disparait quand on l'observe (habituellement, on assimile cette émotion à soi inconsciemment et on ne l'observe pas objectivement, on la laisse prendre le pouvoir, alors que ce pouvoir repose sur une illusion, qui disparait quand on l'observe).
Pourquoi ne pas la rejeter pour autant puisqu'elle parait négative ?
Parce que rejeter une pensée ou émotion, c'est reconnaitre son existence propre, et donc lui donner de la force.
Alors que l'accepter, et l'observer, sans pour autant la saisir et la faire sienne, permet de voir qu'elle n'as pas le pouvoir de nous nuire, qu'elle est comme une simple pensée, un mirage que nous ne sommes pas obligé de suivre, cette pensée/mirage disparait alors d'elle même sans avoir à la rejeter.
L’exercice est de l'observer directement quand on la perçoit dans notre esprit, observer directement l'émotion ou pensée, et non pas l'objet de la pensée ou émotion, sans la saisir ni la rejeter.
Au début, ce ne sera pas facile, mais répéter cela à chaque fois. Avec l'habitude cela sera de plus en plus facile et les pensées ou émotions aurrons de moins en moins le pouvoir de nous nuire.
Voir clairement les pensées et émotions n'est pas facile car nous avons l'esprit qui part dans tous les sens et saisie toutes les pensées qui passent, un bon entrainement complémentaire est la méditation du calme mental (Shiné/Samatha), par exemple par l'attention à la respiration.
Amicalement,
Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections,
puissé-je réaliser l'éveil pour le bien de tous les êtres.