de Seunam Gyamtso » Mar 13 Déc 2011 21:15
Bonjour Tiantai-Shan.
Dans le Dharma, on parle de deux vérités, la vérité ultime, et la vérité relative. la loi du karma est valide d'un point de vue relatif, alors que la vacuité est la nature des phénomènes et êtres du point de vue ultime.
Le fait les êtres et phénomènes soit par nature vides d’existences propres ne veux pas dire qu'ils sont inexistant, mais justement qu'il on une existence et nature relative, au contraire de propre ou absolue qui serait une existence existant séparément du reste du monde et des êtres. Le fait que les êtres aient cette forme d'existence relative, non séparé du reste du monde (donc vide d'existence propre), est ce qu'on appelle aussi l'existence interdépendante.
La vacuité est la nature des phénomènes et des êtres, leur mode d'existence relatif est l'existence interdépendante et leurs façon de fonctionner est la loi de causalité. Ce n'est pas contradictoire, au contraire cette façon de fonctionner causale et ce mode existence n'est valable que parce que leur nature est vacuité.
La nature des êtres est Eveil, vacuité et félicité, mais c'est du domaine de sa nature, ce qui n’empêche pas cette nature d'être recouverte de voiles, comme le soleil est parfois caché derrière les nuages, ce n'est pas parce qu'on ne vois pas le soleil qu'il n'est pas présent derrière eux. C'est cette existence non séparé, non absolue, non permanente, interdépendante,et qui fonctionne selon un principe de causalité qui se réincarne et expérimente le fruit des actes passés. Rien ne se perd, tout ce transforme, la cause se transforme en fruit. Si il n'y avait pas cette existence relative, si une cause n'entrainait pas d'effets, les êtres naitraient du néant, du hasard, les souffrances seraient expérimentés par le hasard, et si les choses et êtres naitraient de rien, et se dissolveraient dans rien non plus, elles n’existerait pas de façon dépendante, et donc ne pourrait avoir pour nature la vacuité, d' être vide d'existence propre.
C'est le Bouddha Shakyamuni qui a enseigné la loi de causalité et l'existence interdépendante, il respectait les autres traditions, façons de penser, et disait qu'il ne fallait rien croire, mais expérimenter par soi même, même ce que lui enseignait, c'est valable aussi dans le vajrayana, je ne voit pas de dogmatisme.
Par le mérite engendré par ma pratique du don et des autres perfections,
puissé-je réaliser l'éveil pour le bien de tous les êtres.