la conduite juste est celle qui est faite avec amour pour l'autre et qui n'entraine aucune souffrance
Je me range également dans cette manière de penser, même si nos manières de vie individuelle sont parfois difficilement compatibles lors d'une vie commune. Si la souffrance paraît plus ou moins inévitable qu'au moins la motivation de ne pas la donner soit présente au maximum.
Je suis étonné que personne, même dans le sujet précédement abordé n'ait envisagé le fruit à la cause...
Je n'irai pas jusqu'à affirmer que la sexualité ne sert qu'à procréer mais tout de même... c'est bien de cela qu'il s'agit potentiellement lorsqu'un homme et une femme font l'amour. Jusqu'à présent il n'a s'agit que de désir/plaisir, pour les personnes qui s'en abstiennent ou pour ceux qui le conçoivent comme hétérosexuel ou homosexuel. Dans la manière d'approcher la sexualité à travers le darma, il n'y a pas que l'acte qui soit digne d'intéret mais aussi le fruit de l'acte (une femme serait présente au débat, la chose ne lui aurait pas échappé). Le plaisir n'est pas l'unique motivation de l'acte.
Sur le plan du darma, il est intéressant de voir les différents courants de pensés. Si on se place xsur le plan des écoles du Hinayana (vaïbashika, Sautrantika) on peut comprendre l'abstinance puisse faire foi. Les voeux de
Pratimoksha sont essenciellement orientés vers la voie monastique. La libération méne vers la non réincarnation.
Si on se place sur le plan des Chittamatra première école Mahayaniste, seul l'esprit compte. L'amour est donc conçu sur l'aspect non charnelle, dans son sens divin et altruiste.
Si on se place sur le plan Madyamika, là, le sujet devient moins évident car la voie du juste milieu se trouve au milieu justement. Elle aura les deux tendances, ou aucune des deux...
De ce faite, les 4 lignées tibétaines ont des suggestions différentes entre elles. Les Guélougpa seraient davantage de l'école de l'abstinance, privilègiant la voie monastique. Les Sakyapa ont une suite de lignée de grands Maîtres qui se fait de père en fils. Pour eux, il est évident que la pratique sexuelle ne peut se faire mondainement comme le commun des mortels. Il est largement crédible que l'acte sexuel est une pratique pleinement véçu en tant que rituel de sorte à permettre à un continuum de pensé précis de se réincarner.
Les Nyigmapa ont également, pour certaine lignée ce même processus de succession. On peut noter Milling Trinchen Rinpoché et Kandro Ma Rinpoché, sa fille. Pour ce qui est des Kagyus pa, j'avoue que j'ignore si tel cas de succession s'opère de la même manière Sönam ou autre personne avertie pourrait nous le dire.
Bien sûr pour nous simples pratiquants ce choses peuvent être envisagées comme inaccessibles. En réponse à cela, je citerai Dagpo Rinpoché, mon premier Lama:
"Aujourd'hui nous n'avons pas la maîtrise de l'esprit. Aussi sommes nous comme des petits enfants qui regardons leur parents (nos Maîtres). Mais comme des petits enfants aimant leurs parents nous jouons à leur ressembler. Aujourd'hui ce n'est qu'un jeu, puis à force de jouer à les imiter, nous finirons peu à peu à leur ressembler, puis à notre tour, devenir des parents".