"Le disciple bien-enseigné des nobles personnes -- qui a des égards pour les nobles personnes, est bien versé et discipliné dans leur Dhamma; qui a des égards pour des hommes intègres, est bien versé et discipliné dans leur Dhamma -- discerne quelles idées sont appropriées pour l'attention et quelles idées sont inappropriées pour l'attention. Ceci étant, il ne s'occupe pas d'idées inappropriées pour l'attention et vaque [plutôt] aux idées appropriées pour l'attention.
Maintenant le Bouddha s'adresse à un « disciple » (étudiant) d'un Maître respecté, assidu à suivre ses enseignements, respectueux de ses pairs dans le dharma.
Puisqu'il pratique les enseignements, et parce qu'il est attentif, il fait la distinction entre les idées appropriées et les idées inappropriées qui sont à abandonner dés qu'on les a vu ... et il les abandonne et poursuit le fil des idées appropriées qui cultivent l'attention.
Le Bouddha précise maintenant que parce qu'il s'agit d'un disciple « attentif », versé dans le dharma, ce qu'il doit continuer à cultiver (pratiquer) c'est l'attention.
Nous savons maintenant que, comme pour l'homme ordinaire, il y a
l- es conditions que sont l'étude du Dharma et le respect des Maîtres et Pairs
- l'attention, la « vue » des pensées
- le ciblage des idées non appropriées
- Le remède, quant à lui, est légèrement différent. Il n'y a plus rien à remplacer par quelque chose d'approprié, il s'agit « d'abandonner » (les laisser là !) les idées inappropriées et de reprendre le fil des idées appropriées (de l'étude du Dharma) ... et surtout les points concernant l'attention.
Ainsi le bouddha nous a donné le remède pour l'être ordinaire, il le donne maintenant pour l'être assidu au dharma. Mais pour l'être assidu, puisqu'il étudie le Dharma auprès d'un Maître respecté, alors Bouddha donne un « enseignement » ...
Il « souligne » le point exact de la discipline sur lequel il faut laisser couler le flot des pensées dans le cas ou des pensées inappropriées apparaîtraient. Il complète ainsi la posologie du remède.

