un soutra le Bouddha dit que pour un pratiquant, "même tremper le bout d'un brin d'herbe dans un verre d'alcool" est déconseillé.... un grand maître Tibétain dire textuellement : "L'alcool est né des voeux de démones qui voulaient la perte des humains".
Le Bouddha a enseigné blanc à certains et noir à d'autres. Le Bouddha est au-delà des conceptes. Il enseigne ce que les êtres sont aptes à entendre. Plusieurs écoles philosophiques, plusieurs écoutes différentes, suivant les aspirations et les possibilités. L'abstinence est inclue dans le cadre de l'engagement des pratimokshas, base du Hinayana.
Taïzen Deshimaru cite le cas de son maître qui "arrangeait" le précepte sur la consommation d'alcool, car il aimait beaucoup le saké...!
Maître Deshimaru à passé quelques années à être un grand buveur de wisky. Voyant que sa communauté de pratiquants le suivait, sans moderation, il en a réuni quelques uns dans le bistrot qui était proche du Dojo (à l'époque dans le XIVème) il leur à offrère un verre et leur à dit " pour moi c'est le dernier, me suive qui peut..." Quelques uns ont suivit d'autres pas. Il ne retoucha jamais un verre et ne reprocha jamais à ces disciples de ne pas l'avoir suivi. De tels moyens habiles relève plus des engagements des Bodisatvas.
"Dans le mysticisme tantrique, l'état d'ivresse est appelé état de non-dualité. Il ne faut pas y voir une invitation à se divertir, quoique pour le buveur conscient, un aperçu de l'orgasme cosmique qu'est la mahasukha soit, du même coup, hautement possible"
Cela aussi est un concepte, relevant d'une autre école philosophique, s'adressant à un autre type de pratiquant. Un pratiquante (qui vient souvent sur ce site) m'a dit que certains Kagyu considèraient Chogyam Trumpa comme un alcoolique.... L'école des tantras est destinée à très peu d'êtres, car très abrupte et délicate à aborder.
Nous avons une fâcheuse tendance, nous occidentaux, à concevoir. Concevoir ceci comme bon ou ceci comme mauvais. C'est certainement ce qui nous bride encore (tout est impermance) vis à vis de la largeur d'esprit des maîtres du darma orientaux. quelque soit leur lignée ou école philosophique, ils ont l'aptitude à déceler ce qui est bon chez un être, dans son état intérieur. L'alcool, la cigarette "enchantée", la sexualité ou autre "élargisseur" d'esprit momentané n'est qu'une tendance ou un choix à ranger dans le provisoire, comme tout le reste. Leur vue est au-delà des conceptes, bons ou mauvais, au delà d'une simple vie, au-demà) même des apparences les plus subtiles de l'esprit.
Un proverbe tibétain dit : "Pour atteindre l'éveil, utilise tous les moyens à ta disposition, sans relâche. Si tu as tout ton corps court. Si tu n'a plus de jambes, utilise tes bras. Si tu n'as plus les bras non plus, sert toi de tes dents, mais avance".
A chacun son niveau et ses moyens.

, j'ai bu de manière déraisonable, sans les exces de beaucoup car mon corps est tres sensible à l'alcool et j'en ressends tres vite les effets , aujourd'hui je ne bois qu'occasinellement en repas d'amis et encore moins qu'avant et ma pratique n'est pas la même : expérience faite
on pourrait aussi parler du tabac mais là mon experience est nulle : je n'ai jamais fumé de ma vie!
