Bonsoir,
[offtopic]c'est de ne pas se prosterner devant une autre déité (Dieu ou autre). C'est donc techniquement impossible, malgré le désir qu'en auraient ceux qui n'ont pas encore franchi le pas ...[/offtopic]
Juste une réaction par-rapport à ce propos, il y a une grande différence entre les concepts de déité et de Dieu. Dieu étant juste un concept plaqué sur une réalité nous dépassant totalement, peu importe ses appellations (c'ets pour cela que j'ai juste cité ce passage de l'émission bouddhsite), Dieu en tant que nature absolue, insaisisable, inconceptualisable, innateignable par nos manières d'être habituelles, je ne vois absolument pas comment l'on peut se prosterner devant Dieu. Puisque il n'est pas une "chose" au snes où on l'imagine, et parce que nous non plus ne sommes pas ce que nous pensons être. Finalement qui se prosterne et devant quoi?
Je dirais qu'il faut arrêter de réagir de cette manière -là au nom de Dieu, ou autre, car finalement, tout ceci n'est que concept, recouvrant quelque chose que l'on n'a pas reconnu, et que l'on s'efforce de nommer. une fois que nous l'aurons reconnu, quel besoin y aura-t'il de le nommer? Et qu'importe alors ses dénominations. Enfin, c'ets simplement ma vision des choses.
A mes yeux, le fond est le même, c'ets simplement les formes d'une religion à une autre qui changent, et qui peuvent, dnas l'une ou l'autre "version" plus parler à quelqu'un.
De plus je pense qu'il faut prêter attention au fait que chacun a finalement une vision du terme qu'il emploie qu'il lui est propre, même si une définition commune existe, parce que chacun est différent selon ses aspirations... Je pense que si l'on demande de définir à plusieurs personnes le terme Dieu, on n'aura des choses parfois un peu divergentes. De même pour l'Eveil. Quel être ordinaire peut véritablement dire ce qui se "cache" derrière ces mots?
Pour ma part, Dieu, c'est juste un terme qui colle la nature réelle des choses, à ce qui est vraiment, j'aime bien la citation de Bokar Rinpoche que Seunam a mise.[offtopic]Dans le bouddhisme, on envisage la notion de Dieu à différents degrés. Selon une première approche, on peut concevoir un Dieu supérieur, extérieur à nous mêmes, créateur du paradis, à qui on adresse des prières avec foi. Une certaine réalisation du mode d’être de l’esprit permet de comprendre à un niveau plus profond, que la notion de dieu et de paradis sont des manifestations de notre propre esprit. Toutefois, l’approche ultime, c’est la réalisation que Dieu et notre propre esprit sont indifférenciés.[/offtopic]
Donc, que cet homme ait baigné dans les deux depuis son enfance, de par ses deux parents, un chrétien, et l'autre bouddhiste, je pense qu'il peut se sentir un peu des deux. Il va plus loin que certains personnes s'arrêtant aux apparences extérieures d'une tradition quelconque, même si ces apparences ont leur fonction, aider à approcher plus près le "fond", la réalité telle quelle.
Les cases bouddhiste, chrétien... ne sont nécessaires à mes yeux que pour se rappeler un peu la voie qui nous inspire, mais au final, au fond de notre être, sommes-nous blancs, noirs, chrétiens, bouddhistes, musulmans ou juifs? Où est-ce écrit? Tout ceci ne sont que des barrières, qui ont divisé et divisent les êtres alors qu'au final, les messages contenus reflètent de manière différente une seule et unique réalité, peu importe son nom, et la manière dont on la décrit, et les moyens proposés pour cheminer vers elle.
Quelqu'un m'a eu parlé d'un diamant, ce qui est une bonne image pour illuster ceci, un diamant a de multiples facettes, mais on regarde toujours vers son centre, au travers de la variété de ses primes.
[offtopic]Et comme vous le propose Sa Sainteté le Dalaï Lama, si vous êtes attachés à vos croyances d'origine, pourquoi chercher le bouddhisme ... et si vous désirez chercher dans le bouddhisme, pourquoi tenir absolument à garder d'autres croyances ?[/offtopic]
Tout simplement parce que comme dans mon cas, mais je dois être loin d'être la seule, j'ai baigné dans un environnement plus que chrétien que bouddhiste, avec un certain type de représentation, ne serait-ce que l'iconographie, différente, de cele tibétaine.
Donc, il peut être normal d'être encore sensible à ce qui nous a imprégné, masi en même temps, mes pas ont croisé le bouddhisme, et c'est ce que j'ai vraiment pratiqué (je le souligne!) pendant un certain
temps, qui m'a permis d'avancer, dans lequel je me retrouve pas mal.
Et finalement, j'en arrive à me dire que quelle que soit la représentation, même d'aspect différente, elle recouvre une même réalité, et parfois des
mêmes caractéristiques de cette réalité (Tchenrézi incarne l'Amour et la Compassion, qu'incarne Jésus? POur moi, il incarne la même chose. Je me suis faite la même remarque pour Tara, et la Vierge Marie).
Après je ne souhaite pas faire un melting pot de ces représentations diverses, de tout bord. C'ets simplement pour souligner finalement que le plus important n'est pas la forme que cela prend, diverse selon le straditions, mais bien plutôt le fond que cela recouvre. Ensuite, on m'a au dit que je n'avais pas une vision très "chrétienne" des choses, parce que justement le point central du christianisme, c'ets de reconnaître Jésus comme Fils de Dieu et Dieu, je le vois plus comme un grand Sage, un bodhisattva.
Parce que aussi, j'ai eu une accroche avec certains moyens que je n'ai pas trouvé avant, et qui m'ont parlé, et qui parlent à un certain nombre, surtout dans notre société actuelle, pas du tout "zen".
Tout ceci ets avant tout très personnel, puisque cela touche nos représentations du monde, et tant que l'on n'est pas un être éveillé ou très avancé, de toute façon, quelles que soient les représenattions de chacun, il n'y en a pas une bonne et une mauvaise, une qui serait bien bouddhiste, et une qui serait pas bien bouddhiste.
Il est quand même marrant de constater que des bouddhistes considèrent le Christ comme un bodhisattva, et qu'un moine chrétien, je ne sias plus qui, avait eu dit à propos du Bouddha, qu'il aurait été un bon chrétien. tout simplement parce que sur le fond, il y a de grandes convergences. Seules divergent les formes. Et chacun veut tirer vers lui l'autre en pensant que seul lui détient la vérité. Mais la vérité ne se détient pas, elle se vit, c'est bien ce qu'enseignent les Maîtres?
Enfin, tout ceci est surtout quelque chose de très personnel, et vraiment propre à chacun. Il ne peut y avoir deux chemins identiques, et deux visions des choses identiques, puisqu'influencées par tout ce que nous sommes ou croyons être, vivre...
L'important est donc le respect pour autrui, et ses visions des choses, surtout si elles ne nuisent à personne.
Esprit rimé, ouverture...
Amicalement.