Toupten Zangpo a écrit:Seunam Gyamtso a écrit:Bonjour,
je pense qu'il faut établir une distinction au niveau de la prise d'alcool (ou autre drogue comme la cigarette), même occasionnelle et minime, entre les personnes engagées par des vœux et ceux qui ne sont pas engagés par ces vœux.
Pour ceux qui ne sont pas engagés par des voeux, je suis de l'avis de Karma Guieltsen, cela peut même être un moyen habile, mais dans ce cas la :
Accepter/refuser, pour soi-même/pour autrui, dans un sincère esprit de pratique/dans un hypocrite esprit égoïste..... Toutes ces questions/réponses doivent être dans l'esprit du pratiquant.
Il y a une différence entre le faire par habitude, et comme un moyen habile, dans certains cas.
Et comme aucun voeux n'a été pris et n'est rompu, une consommation modéré n'est pas préjudiciable de toute façon.
Dans le cas de ceux qui, comme moi et Trinlé lhamo, ont pis les vœux de pratimoksha, les vœux de laïcs, les rompre, même pour une goute d'alcool ou une cigarette, a un impacte négatif très grand en lui même, indépendamment de l'effet de la drogue sur notre esprit, ne pas respecter ses engagement auprès de son maitre, de la sangha et des êtres créant unkarma négatif et des obstacles important, et au contraire, respecter parfaitement son vœu, et l'avoir a l'esprit créé un karma positif beaucoup plus grand. L'impact d'un acte en rapport avec un vœu créant des effets décuplés.
Au sujet des vœux de pratimoksha
= bodhisattva ? (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, pas d'inconduite sexuelle et pasd'intoxiquants), ils ont été énoncés par le Bouddha Shakyamuni lui même, je ne pense pas sans raison, et sont présents il me semble dans toutes les écoles bouddhistes. Ces voeux ne sont pas donnés a l'intention des moines, mais des laïcs ayant une vie mondaine, correspondant a un cadre éthique minimum conforme au dharma.
Bouddha Shakyamuni, en donnant ces vœux, de même que sa sainteté le Dalaï lama par exemple, ne sont pas pour autant des extrémistes. dans le cadre du mahayana, sa Sainteté a de plus précisé que ces vœux offraient un cadre, un préalable propice aux vœux de Bodhisattva, qu'il a donné ensuite.
Tout dépend donc de nos dispositions d'esprit, de notre engagements et des vœux pris auprès de nos maîtres.
La modération étant le maître mot dans le cas de l'alcool a mon avis.
Une consommation modéré peut être bonne dans le cas cité par Karma Gueiltsen, bonne pour un laïc qui n'a pas pris les vœux, alors qu'une abstention totale créerait même des obstacles et tensions néfastes, je ne conseillerait donc pas l'abstention totale, mais la modération pour eux.
Pour ceux qui ont pris des vœux et sont donc tenus par un samaya, le respect total du voeu, particulièrement ceux de pratimoksha, est très important et ne doit pas être brisé. D'où l'importance de bien réfléchir avant de prendre ces vœux et d'en parler avec des membres
chose que tu n'as faite ! de la sangha ayant pris ces vœux.
Dans mon cas personnel, je suis parfaitement heureux d'avoir pris ces voeux,
définitif ou pour un temps donné ? de plus auprès de sa sainteté le Dalaï Lama, cela m'apporte une paix intérieure que je n'avait pas avant, un cadre qui m'apporte plus de clarté, de simplicité, d'accord avec ma conscience.
Amicalement,
Seunam
Amicalement
Bonjour,
j'ai déjà parlé des vœux de pratimoksha avec un lama il y plusieurs années, j'avais alors suivi son conseil de les prendre pour une durée déterminée (un an), puis constater et analyser les conséquences sur mon esprit et ma pratique, rester un moment sans les reprendre pour bien établir la différence, puis si je trouvais les avantages plus grands que les inconvénients, ce que j'ai constaté, de les reprendre seulement alors pour la vie entière, j'en ai ensuite parlé à des membres de la sangha amis de l'époque. Ce qu'en a dit sa sainteté le Dalaï lama, en rapport avec le vœu de Bodhisattva, et l'exemple d'Atisha, m'ont décidé que le moment était venu pour mois de prendre les voeux de pratimoksha et de bodhisattva avec pour motivation le bien des êtres, cela avec le bon karma d'avoir pu les prendre auprès de 2 grands maîtres de notre époque chers a mon coeur, sa Sainteté le Dalaï lama pour les deux types de voeux, et le Vénérable Lama Tempa Gyamtso pour celui de Bodhisattva.
Je ressent que le cadre éthique des vœux de pratimokshas est une aide précieuse pour mon développement spirituel, une base éthique sur laquelle le voeu de bodhisattva pourra s'épanouir pour le bien des êtres.
Pour construire une maison dans un lieu marécageux, il faut établir de solides fondations.
Or je trouve le samsara très marécageux, on s'y embourbe rapidement.
Une maison solidement encré peut être, une fois terminé, un refuge pour les êtres perdus dans ce marécage.
Aucun sage ne c'est fait "tapé sur les doigts", tu doit faire référence à Kalou Rimpotché, auquel le Karmapa a demandé d'aller enseigner en occident après qu'il ai passé 13 ans en retraite, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'il s'est fait taper sur les doigts pour autant, il n'aurait peut être pas été aussi réalisé et n'aurait peut être pas eu une activité bénéfique pour les êtres aussi grande si il n'avait pas passé ses 13 années en retraite.
De nombreux autres êtres réalisés du passé et du présent doivent leur réalisation a de nombreuses années de pratique intensive, à l'instar de Milarépa, et de nos jour en France le vénérable Lama Tempa Gyamtso ne sort de retraite que tous les 5 ans environs, pour quelques mois d'enseignements, et il déborde de joie, d'amour, de compassion, d'équanimité, de sagesse (pour ne citer que ces 4 qualités incommensurables et la sagesse qu'il exprime). Il n'est pas du tout triste, ni renfermé, ni égoïste, au contraire, et consacre son temps a la pratique pour le bien des êtres. Aider les autres ne se fait pas que de façon visible extérieurement ni avec un résultat forcement immédiat.
Comme j'aime parler par image, en voici une :
Avant de pouvoir soigné des malades, leur donner des remèdes et leur montrer comment se soigner, le médecin fait d'abord des études de médecine (souvant longues) et s'entraine a sa pratique, puis en dégage un résultat (connaissance en médecine et doctorat), et peut enfin exercer avec efficacité.
Avant de pouvoir aider les êtres a se libérer des souffrances du samsara et leur montrer la voie de la libération de façon efficace, le bodhisattva doit étudier et pratiquer (souvant pendant de longues années), puis en dégage un résultat (connaissance et réalisation), et peut grâce à cela exercer avec efficacité pour le bien des êtres.
Puissè-je devenir un jour un médecin de l'éveil pour les êtres, le baume cicatrisant et apaisant pour les souffrances des êtres.
Tant que ceci ne sera pas réalisé, puissè-je m'entrainer à la conduite des bodhisattvas avec une motivation toujours grandissante, une assiduité sans faille et respecter les trois types de vœux sans jamais les endommager.
On a dévié du sujet, un peu par ma faute, qui ne portait pas sur les vœux mais sur l'alcool ; en dehors du cas du vœu de ne pas prendre d'intoxicant, qui ne permet pas d'exception de par l'engagement même envers les trois joyaux et le maître.
En dehors de ce cas, je pense qu'il faut mieux limiter l'alcool, ne pas en boire quotidiennement en tout cas, comme le dit Karma Gueiltsen, ce peut même être un moyen habile, mais en faisant attention que ce ne soit pas une prise d'alcool par habitude, comme c'est souvant le cas pour les français au repas du soir.