Casser ce cycle de souffrance est possible en regardant en face au fond de soi.
Ce n’est pas regarder superficiellement et se dire « je suis mauvais, j’ai tel défaut… » ni même « je reproduis tel chose, c’est dû à tel chose… ».
C’est regarder directement l’émotion, la pensée qui est la.
Ce n’est pas par exemple se dire qu’on se met en colère à cause de tel chose ou d’untel, ou de ce qu’on a vécu dans son enfance, qui sont seulement des conditions, et non des causes, qui ont permis à la colère de s’exprimer, mais regarder la colère elle-même, qui est la cause de cette souffrance ou mauvaise réaction.
Habituellement nous nous identifions à l’émotion ou à la pensée, sans l’avoir regardé, et mettons la cause de notre état de souffrance à l’extérieur « Je suis en colère, et c’est à cause de lui, ou de cela ».
Regardant directement l’émotion ou la pensée qui est la (ou qui était la), nous pouvons voir que cette émotion est apparue dans notre esprit, que sa source est dans notre esprit, mais en même temps qu’elle n’est pas l’esprit lui-même, elle n’est qu’une pensée/émotion auquel l’esprit c’est identifié, c’est seulement cette identification qui lui à permis de durer et de prendre de la force, de submerger notre esprit. Rien que de dire qu’elle a submergé l’esprit implique qu’elle n’est pas l’esprit lui-même.
Elle est comme un nuage noir dans le ciel : si l’on regarde le nuage noir et l’identifie au ciel, on dirait que le ciel est sombre, menaçant ; mais le nuage, bien qu’apparaissant dans le ciel n’est pas le ciel lui-même. Regardant le ciel derrière le nuage, sa nature reste claire même lorsque le nuage est présent.
La saisie, l’identification à la pensée est comme une montagne qui empêche les nuages de passer, qui le retient, le fait gonfler et alors le nuage prend de la force, lance des éclairs, déverse des torrents de pluie qui créent des inondations, des souffrances.
Si on ne laisse pas la montagne de la saisie/identification saisir la colère, elle n’est qu’un nuage qui est apparue dans le ciel et à disparu sans laisser de traces, il n’a pas eu le pouvoir de nuire.
Comment faire pour qu’il ne prenne pas le pouvoir ?
En le regardant en face, on peut expérimenter et conclure « ah ! Mais tu n’es qu’une pensée/émotion ! Tu n’es pas « moi », si je ne te saisie pas, tu n’as aucun pouvoir, aucune existence réelle en dehors de celle que je t’attribue ». La pensée/émotion, vue pour ce qu’elle est, à compris que la partie est perdue, elle ne peut plus nuire, et disparaît d’elle-même.
Devant une grande émotion/pensée qui nous submerge, il est au départ très difficile voir impossible de la faire perdre son pouvoir de la sorte, la méthode étant un peux trop intellectuelle et la pensée trop forte, notre esprit s’y étant déjà trop identifié. Mais en s’entrainant d’abord avec des pensées anodines, puis avec de petites émotions, cela est plus facile, et l’entrainement aidant, les grosses pensées et émotions perdrons peu à peu leur pouvoir et durerons moins longtemps.
La confiance en la nature claire de notre esprit, tel le ciel, se développera par cet entrainement et contribuera elle aussi à faire perdre leur pouvoir aux pensées/émotions, et nous serons peu à peu en mesure de percevoir les qualités du ciel de notre esprit.
C’est en pensant à mon amour que j’ai écrit cette méthode.
La cause en est l’amour,
Les conditions en sont la vue insupportable de la souffrance (la compassion) ainsi que les enseignements bienveillants de mes maîtres.
Les conséquences ne peuvent être que conformes à la cause, la fin de la souffrance et l’amour.
Paix, lumière et amour pour tous les êtres !

