effectivement, l'école de l'internet n'est pas celle qui possède le meilleur cursus ... et ne peut remplacer le cursus des écoles traditionnelles du bouddhisme.
... et il pourrait même être pris pour de l'arrogance de le prétendre, et de l'ignorance que d'en être persuadé.
néanmoins, comme pour bien d'autres choses, il existe une façon correcte d'utiliser internet. Internet n'es pas un "maître", mais un outil.
ce faisant, il permet "d'approfondir" ou de "croiser" sur un point donné ... et peut être suivre les renvois, le fil d'une réflexion.
A ceux de l'école d'internet je proposerai d'approcher l'étude d'un sujet comme on approche un livre, par le début et jusqu'aux notions plus complexes qui renverons à d'autres livres.
Google (ou autres) est le premier accès et "bouddhisme" (ou approchant) la première recherche ... sur la masse d'information on sélectionne les sources (mal au début, mieux par la suite), et "pas à pas", sans chercher à aller trop vite, on suit un fil de pages en pages et de liens en liens qui nous permet de couvrir rapidement le sujet, d'entre-couper les ponts de vues, d'obtenir une vision clarifiée et fiable.
bien sur, avant de passer aux idées, il faut planter le décor, les acteurs, leurs relations, les contextes et autres données qui vont nous permettre d'approcher les idées, dans leurs véritables dimensions, et en les situants les unes par rapport aux autres.
rien que pour l'école des anciens (hinayana), le Tipitaka et ses commentaires contiennent plus de 20.000 suttas.
pour les écoles du mahayana, à ceux -ci, s'ajoutent de nombreux soutras, commentaires, enseignements, le développement de différents véhicules particuliers, mantras et doctrines secrètes (qui nécessitent absolument un maître autre que internet), sans compter la base philosophique de toute les écoles indiennes, chinoises et japonnaises, y inclus les débats avec toutes les formes de pensées (et philosophies) humaines.
il est clair que la culture "digest" et la consommation "quick" ne peuvent donner qu'une "lointaine odeur" de ce que serait le Dharma ... et puis c'est un peu comme au foot, il y a les supporters qui en discutent, et puis il y a les footballers.
Le tout premier chapitre de l'enseignement de Patrul Rinpoché, Le Chemin de la Grande Perfection, avant même de parler de l'enseignement, s'appelle "La Manière d'écouter les Instructions" et débute ainsi ...
"L'explication proprement dite sur la difficulté d'obtenir les libertés et les richesses est précédé par un exposé sur la façon correcte d'écouter un enseignement spirituel,
quel qu'il soit".
Avec cette citation de Padampa Sangyé en prime ...
"Ecoutez les enseignements comme le cerf écoute une musique,
Contemplez les comme le nomade du Nord tond ses moutons,
Méditez-les comme le muet savoure,
Pratiquez-les comme le yak affamé broute
Et quand vous en recueillez le fruit, soyez comme un soleil sans nuages"
du même enseignement ...
... quand on pratique les voies de l'accumulation et de la jonction, la production de l'Esprit d'Eveil est qualifiée d'"aspiration". De la première à la septième terre des bodhisattvas, c'est une "intention supérieure parfaitement pure". Sur les trois terres pures, elle est "
parvenue à maturité totale". Et au niveau des bouddhas, elle est "affranchie de tous voiles" ...
et voici ce qu'en dit Wikipedia (après de longues discussions) ...
"Dès l'origine, les textes pālis distinguent trois voies vers l'éveil.
* Est śrāvakabuddha (sanskrit ; pāli sāvaka-buddha), auditeur, celui qui a atteint le nirvāņa grâce à l'enseignement d'un bouddha. Il est plus souvent appelé arhat et n'est pas toujours considéré comme un bouddha.
* Est pratyekabuddha (sanskrit, pāli pacekka-buddha), bouddha solitaire, celui qui a trouvé la voie par lui-même, mais n'a pas les capacités de libérer d'autres êtres.
* Est samyaksambuddha (sanskrit, pāli sammāmsam-buddha ), bouddha pur et parfait, celui qui a atteint l'éveil pur et parfait (samyaksambodhi) par lui-même et a les capacités d'enseigner le dharma. Atteindre cet éveil demande de suivre la carrière de bodhisattva.
C'est ce dernier type que désigne le plus souvent le terme bouddha. L'exemple le plus célèbre en est le Bouddha historique, Shakyamuni, mais d'autres samyaksambuddha sont reconnus et vénérés.
La seule distinction est "conventionnelle",
Bouddha pour Sakyamouni et
bouddha pour les autres bouddhas.
parmi les bouddhas il y a ...
Amitabha,
Akshobhya,
Amoghasiddhi,
Ratnasambhava,
Bhaisajyaguru,
Dipankara,
Maitreya,
Samantabhadra,
Vairocana,
Vajradhara ...
le Théravada reconnaît seulement "les 27 bouddhas du passé" et Sakyamouni (la liste est fournie par Sakyamouni lui-même) ...
1 Tanhankara
2 Medhankara
3 Saranankara
4 Dipankara
5 Kondanna
6 Mangala
7 Sumana
8 Revata
9 Sobhita
10 Anomadassi
11 Paduma
12 Narada
13 Padumuttara
14 Sumedha
15 Sujata
16 Piyadassi
17 Atthadassi
18 Dhammadassi
19 Siddhatta
20 Tissa
21 Phussa
22 Vipassi
23 Sikhi
24 Vessabhu
25 Kakusandha
26 Konagamana
27 Kassapa
28 Sakyamouni
La tradition Shingon (Mahayana) reconnaît les Treize Bouddhas (Jusan Butsu).
Ce sont les cinq dhyani bouddhas ...
Dainichi Nyorai (Vairocana),
Shaka Nyorai (Shakyamuni),
Yakushi Nyorai (Bhaisajyaguru, Bouddha de médecine),
Amida Nyorai (Amitabha)
Ashuku Nyorai (Akshobhya)
et les sept bodhisattvas ...
Monju Bosatsu (Manjusri),
Fugen Bosatsu (Samantabhadra),
Jizo Bosatsu (Ksitigarbha),
Miroku Bosatsu (Maitreya),
Kannon Bosatsu (Avalokiteshvara),
Seishi Bosatsu (Mahasthamaprapta) e
Kokuzo Bosatsu (Akasagarbha)
Fudô Myôô (Vairocana courrouçé)
voilà,quelques informations sur le sujet ... et une série de fils qui pourraient alimenter maître Google.
Les bouddhas du passé, du présent et du futur éclairent la Voie du Dharma.
Sönam