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Pourquoi étudier le Dharma ?

 
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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 28 Mars 2007 7:06  Répondre en citant

Pourquoi étudier le Dharma ?


• Nous voulons suivre le chemin spirituel mais notre esprit est tellement conditionné par notre façon samsarique d’exister que nous rendons le chemin plus compliqué qu’il ne l’est en réalité.

• Quand nous commençons à étudier, le chemin devient plus clair.

• Le Dharma est ancré dans l’esprit et l’esprit est ancré dans la motivation. Il est donc important de transformer notre motivation.

• Notre compréhension s’approfondit par l’étude.

• Nous avons tendance à ne nous souvenir que du dernier enseignement que nous avons écouté. Sans l’étude, il n’y a pas de continuité dans notre apprentissage et l’étendue de nos connaissances et de notre compréhension ne peut pas se développer. Si nous nous souvenons des enseignements auxquels nous avons assisté, ceux-ci nous aideront dans toutes les situations que nous rencontrons.

• Au fur et à mesure que nous étudions, les enseignements s’intègrent en nous.

• Les grands pratiquants en sont un exemple. Nous voyons que le contenu de leurs pensées a complètement changé et que leurs priorités sont différentes des nôtres.

• Tous les conseils dont nous avons besoin sont dans les enseignements – c’est comme d’avoir quelqu’un qui nous emmène en voiture quelque part. Grâce à l’étude, nous commençons à réaliser que nous pouvons nous-mêmes prendre le volant jusqu’à notre destination.

• L’étude du Dharma ne consiste pas à accumuler des connaissances ou à acquérir des diplômes. Nous avons donc besoin d’adopter une approche différente, dont un des éléments importants est notre motivation.

• Nous étudions pour soutenir et approfondir notre pratique.

• Ce que nous faisons est en grande partie basé sur notre ego, sur nos tentatives à justifier notre propre existence.

• Si les huit dharma samsariques sont notre motivation de base, l’étude nous sera d’un maigre secours.

• Afin de surmonter cette difficulté, nous devrions commencer notre étude avec le désir de venir en aide à tous les être animés.

• Le seul fait d’avoir la possibilité d’étudier le Dharma en profondeur est une occasion extraordinaire. Il est donc important de faire honneur au temps dont nous disposons.

• Au début, l’étude peut sembler difficile mais plus notre connaissance et notre compréhension se développent, plus nous nous sentirons en harmonie avec les enseignements.

• Tout ce que nous apprenons dans cette vie continuera d’être profitable dans nos vies futures.


LES HUIT DHARMA SAMSARIQUES


Vouloir le gain

Refuser la perte

Vouloir être reconnu

Refuser d’être ignoré

Vouloir la louange

Refuser la critique

Vouloir le plaisir

Refuser la douleur



« Les huit dharma samsariques représentent notre attachement aux espoirs et aux peurs : nous espérons la louange, le gain, la reconnaissance et le bonheur et craignons la critique, la perte, l’anonymat et la douleur. Empêtrés dans ces huit préoccupations, nous utilisons notre énergie et notre intelligence aux seules fins de poursuivre ces espoirs et d’éviter ces peurs. Notre façon de penser est totalement dominée par ces huit préoccupations considérées par notre monde comme étant de la plus haute importance. Mais Shântideva nous rappelle que pour atteindre la véritable paix de l’esprit, nous devons « […] retourner complètement cette façon de penser » en devenant indifférent à l’espoir et à la peur ».

Adapté de Ways of Enlightenment: Buddhist Studies at Nyingma Institute, Dharma Publishing, Berkeley CA, 1993, p. 245




Dernière édition : Seunam Gyamtso le 30 Juin 2007 7:02; Edité 1 fois
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Tsöndrü Norbu
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28 Jan 2007
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Message Posté le : 28 Mars 2007 8:43  Répondre en citant

Après le "Pourquoi étudier le Dharma", on peut réfléchir sur le "Comment étudier le Dharma".
Le petit texte suivant, tiré de "Vivre en fils des Bouddhas" de Khenpo Deunyeu Rimpotché" me semble intéressant :

Les enseignements donnés ici appartiennent au mahayana, le grand véhicule. Notre motivation devant donc être celle du grand véhicule, il est très important de bien comprendre ce qu'elle est. La motivation initiale joue un rôle fondamental dans la pratique du dharma: si elle est juste, la pratique sera fructueuse; si elle est inadéquate, la pratique sera entachée dès le départ, ne pourra pas se dérouler correctement et ne produira pas les résultats escomptés.
Dans la perspective du grand véhicule, nous devons ainsi penser: "Je veux établir tous les êtres dans le parfait état de bouddha. Pour être capable de le faire, je souhaite recevoir d'abord les enseignements de maîtres qualifiés, ensuite je vais y réfléchir, puis je veux les mettre en pratique jusqu'à ce que j'ai atteint l'état de bouddha. Alors, je travaillerai pour établir tous les êtres dans ce même état". Telle est la motivation pure que nous devons avoir.

11 est dit par ailleurs que, pour bien recevoir un enseignement, il faut être libre des TROIS DÉFAUTS DU RÉCIPIENT; autrement dit, être un auditeur attentif et réceptif.

1. Le premier de ces trois défauts est celui du récipient retourné. On assiste à l'enseignement, mais, l'esprit distrait par toutes sortes de pensées, en réalité on n'écoute pas du tout ce qui est dit. Etre présent ne sert alors à rien. On ressemble à un récipient retourné: pas une goutte de l'eau versée n'y pénètre.

2. Le deuxième défaut est celui du récipient percé. On écoute l'enseignement lorsqu'il est donné, mais, dans les jours suivants, on ne réfléchit pas à ce qu'on a entendu et l'on ne fait pas l'effort de le retenir. De sorte que, très rapidement, on oublie quel en a été le contenu. On est à l'image d'un récipient qui serait percé: l'eau qui le remplit s'écoule et, bientôt, il n'en reste plus rien. Il faut, au contraire, non seulement bien écouter l'enseignement, mais aussi, ensuite, y réfléchir de manière à bien l'assimiler.

3. Le troisième défaut est celui du récipient sale. On vient à l'enseignement, on l'écoute attentivement, dans les jours suivants on y réfléchit de manière à l'assimiler, mais on n'a pas une entière confiance dans le dharma ni dans le lama qui l'enseigne. Cette tournure d'esprit empêche de recevoir et d'assimiler correctement l'enseignement; on la compare à une souillure. Ce qu'on verse dans un bol sale, ou qui conserve des traces d'un poison quelconque, n'est pas mangeable, sauf à en pâtir. Pour que l'enseignement nous soit vraiment utile, nous devons l'assimiler en admet-tant sa véracité et en ayant confiance dans le lama qui le dispense.

I1 est dit encore qu'il faut être libre des six DÉFAUTS qui empêchent de recevoir correctement l'enseignement.

1. L'orgueil- On s'imagine en savoir plus que le lama qui enseigne, ou bien on pense qu'il n'enseigne pas tout à fait comme il le faudrait, ou bien encore qu'il se trompe. Bref, on se croit soi-même plus savant que l'enseignant. Cet état d'esprit empêche totalement de recevoir l'enseignement avec profit. Chacun d'entre nous doit bien examiner si cette forme d'orgueil naît dans son esprit pour, le cas échéant, s'efforcer de la rejeter.

2. Etre distrait par l'extérieur- Si nous assistons à l'enseignement mais que notre esprit est distrait par tout ce qui se passe autour de nous, aucune compréhension véritable de ce qui est dit ne peut s'instaurer.

3. Etre obscurci par l'intérieur- Si l'on médite pendant l'enseignement et que la méditation nous conduit à un état où l'esprit s'obscurcit, on perd la conscience des choses et l'on n'entend plus rien, se trouvant plus proche du som-meil que de la réceptivité de la veille.

4. La dispersion-De manière générale, réciter le mantra OM MANI PADMÉ HOUNG ou d'autres mantras, ou bien s'exercer à la méditation de chiné, ou encore s'entraîner à rester dans un état de méditation profonde, sont des actions très positives et vertueuses. Sauf pendant l'enseignement, où il convient de laisser tout ceci de côté. Pourquoi? Parce que toute l'attention doit être disponible pour écouter. Ce n'est pas le cas si l'on fait autre chose. Lorsque nous portons toute notre attention sur l'enseignement, il peut véritablement s'inscrire dans notre esprit.

5. Le manque d'aspiration - Le cinquième défaut consiste à n'avoir pas d'aspiration pour le dharma. Dans ce cas, on ne ressent pas le besoin de l'enseignement pour sa propre amélioration intérieure, ni pour sa propre méditation, mais on vient par simple curiosité. C'est une manière incorrecte de recevoir l'enseignement.

6. Ne pas supporter les difficultés - Le sixième défaut est de ne pas supporter les petites difficultés qui peuvent survenir pendant l'enseignement telles que, par exemple, la fatigue physique entraînant l'assoupissement, ou les douleurs dans les jambes, ou une certaine incompréhension du vocabulaire du dharma, qui paraît compliqué. I1 ne faudrait pas penser alors que tout ceci est trop difficile pour nous, que ce n'est pas la peine de continuer, qu'il vaut mieux ne pas rester à l'enseignement. I1 faut au contraire se dire: "J'ai mal aux jambes, mais ce n'est pas grand chose, car je suis là pour écouter le dharma, ce qui est beaucoup plus important que ma douleur". 11 faut savoir supporter avec patience les petits désagréments au cours de l'enseignement.

Qu'il s'agisse des trois défauts du récipient ou des six défauts en général, il est nécessaire d'en être débarrassé. Si l'on en est pas affligé, tant mieux. Mais si l'on détecte l'une ou l'autre de ces imperfections, il faut s'efforcer de s'en défaire.

Enfin, il convient d'observer un certain comportement lorsqu'on assiste à un enseignement. En pénétrant dans la salle où se tient l'enseignant, il est traditionnel, tout d'abord, de se prosterner devant lui, en signe de respect. Puis, avant qu'il ne commence à enseigner, on offre un MANDALA, c'est-à-dire que l'on offre en imagination tous les biens de l'univers. Ensuite, pendant la session, on respecte certaines coutumes du dharma, qui, il est vrai, sont avant tout des faits de civilisation, ce qui permet de les moduler selon le contexte. Ainsi, selon la tradition, on doit s'asseoir par terre et ne pas tendre les jambes en direction du lama, mais elles doivent rester repliées. Les Tibétains sont très habitués à cette posture, mais les Occidentaux, accoutumés aux chaises, peuvent la trouver difficile, voire éprouver de véritables douleurs. Alors qu'il serait très impoli de la part d'un Tibétain de tendre les jambes, de s'appuyer contre un mur, ou de s'asseoir sur une chaise, ces coimportements ne seront pas vraiment considérés comme impolis chez un Occidental, parce que l'habitude culturelle est différente. Si l'on n'a pas vraiment mal aux jambes, il reste toutefois préférable de maintenir les jambes croisées, tout en sachant que s'aider d'une chaise ou s'adosser à un mur pour tendre les jambes pendant un moment ne sera pas considéré comme une incorrection.

Une autre manière d'envisager la façon juste de recevoir l'enseignement est énoncée par les QUATRE CONSIDÉRATIONS:
1. Se considérer comme un malade. On est malade en ce sens que, depuis toujours, notre esprit est affligé par les facteurs perturbateurs.
2. Considérer le dharma comme le remède qui permettra de guérir de cette maladie.
3. Considérer le Bouddha, le Grand Médecin, comme celui qui a mis au point le remède et qui l'a enseigné.
4. Considérer la pratique du dharma comme le fait de prendre le remède qui libère de la maladie des facteurs perturbateurs.

Telles sont, brièvement résumées, la motivation et la conduite qu'il convient d'avoir lorsque l'on veut écouter un enseignement


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 29 Mars 2007 6:53  Répondre en citant

Bonjour,

Je te remercie Tsöndrü Norbu pour nous faire partager cet enseignement sur la motivation et la conduite qu'il convient d'avoir lorsque l'on veut écouter un enseignement, qui complète bien le sujet initial.

Amicalement,


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yeshhh
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Message Posté le : 30 Mars 2007 9:45  Répondre en citant

ah l'etude , mais l'etude sans la meditation , sans la contemplation , l'exemple de la vie de nos maitre est vraiment inspirante........ me semble t'il autant de dharma autant d'individu.......................mais pour moi la méditation est une clef du dharma... yeshhh

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Tsöndrü Norbu
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Message Posté le : 30 Mars 2007 10:10  Répondre en citant

yeshhh a écrit:
ah l'etude , mais l'etude sans la meditation , sans la contemplation , .......................mais pour moi la méditation est une clef du dharma... yeshhh

C'est exactement ce que j'ai voulu faire ressortir en citant ce texte Smile

Après avoir reçu des enseignements puis y avoir réfléchi, vient ensuite la phase où l'on médite : c'est vraiment à cet instant que l'on s'approprie, que l'on fait siens les enseignements.
Le fait de prendre des notes quand on reçoit un enseignement permet de mieux les mémoriser et, par l'effort de les transcrire sous forme abrégée, c'est un début de réflexion, mais cela reste une phase purement intellectuelle.
Ce n'est qu'en relisant ses notes et en y méditant plus tard que l'on voit apparaître des questions qu'on ne s'était pas posées sur le moment et, l'esprit ayant un peu décanté, on peut rapprocher ce qu'on vient de comprendre avec ce que l'on connaissait déjà.
Quel dommage que beaucoup prennent des tonnes de notes qu'ils ne relisent jamais !


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Toupten Zangpo
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Message Posté le : 30 Mars 2007 10:43  Répondre en citant

Bonjour,

A mon sens, la prise de note lors d'un enseignement est essentielle comme en amphi à la fac. On nous dis tellement de choses différentes en même temps et sur le même sujet qu'on ne peut tout retenir donc prendre en note est un bon moyen de revenir sur le sujet lorsque le besoin s'en fait sentir.

Amicalement


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