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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 16 Déc 2007 7:33 |
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| Citation: | (LES SOUFFRANCES DES HUMAINS: -I-)
Les cinq souffrances de la naissance
A cause de la douleur intense qui l'accompagne, (1) la naissance comporte la souffrance de naître. Parce que toute personne qui naît a « semé les graines » des émotions perturbatrices, (2) la naissance peut amener la souffrance de recevoir un statut inférieur. Parce qu'elle est suivie de la vieillesse, de la maladie et de la mort, (3) la naissance est la base de la souffrance. Parce que les émotions perturbatrices grandissent progressivement et que nous accumulons des actions, (4) la naissance est la base des émotions perturbatrices. A cause de la momentanéité et de l'impermanence, (5) la naissance implique la souffrance d'être impuissant face à la destruction.
Les cinq souffrances de la vieillesse
Les souffrances de la vieillesse comprennent: (I) le flétrissement de la peau, (2) la détérioration du corps. (3) la baisse d'énergie, (4) l'altération des sens et (5) le déclin et la richesse.
Les cinq souffrances de la mort
Les cinq souffrances de la mort comprennent: (1)la séparation des richesses, (2) du pouvoir, (3) des serviteurs et des amis. (4) et même de son propre corps. et (5) une violente angoisse.
La souffrance de ne pas trouver ce que l'on cherche
Vous faites dans ce but tant d'efforts que vous en perdez toute considération pour le mal, la souffrance et les paroles blessantes que vous infligez aux autres, et cependant vous n'arrivez pas à gagner la nourriture, l'argent ni la renommée que vous désirez.
C'est la souffrance de ne pas trouver ce que l'on cherche. |
Diamgoeun kontrul rimpotché, Le flambeau de la certitude, éditions Yiga tcheu dzinn
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 23 Déc 2007 9:25 |
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| Citation: | (LES SOUFFRANCES DES HUMAINS: -2-)
La souffrance de ne pas garder ce que l'on a
Redouter la venue d'un ennemi, d'un voleur ou d'un bandit violent; être abandonné, avec les étoiles pour seul couvre-chef et la gelée pour bottes; être épuisé par un excès de travail ; se préoccuper de sa capacité de protéger (ceux qui dépendent de soi); et craindre que ses ennemis ne soient pas (punis): ceci est la souffrance de ne pas garder ce que l'on a.
La souffrance de la séparation de ce qui est cher
La perte de personnes essentielles comme les parents, le petits enfants, les serviteurs, les disciples, etc., le déclin de la richesse et de la puissance; la perte d'une grosse somme d'argent; l'angoisse due à la calomnie que l'on s'est attirée par des actions mauvaises ou la jalousie d'autrui: ceci est la souffrance de la séparation de ce qui est cher.
La souffrance de rencontrer l'indésirable
Affronter la maladie, des ennemis dangereux, le bras de la loi, un meurtrier, une mauvaise réputation, des rumeurs néfastes; s'attirer une punition pour avoir accordé son aide; avoir des serviteurs paresseux, etc.: telle est la souffrance de rencontrer l'indésirable. |
Djamgoeun Kontrul rimpotché, Le flambeau de la certitude, éditions Yiga tcheu dzinn
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 30 Déc 2007 8:08 |
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| Citation: | Ecoutons Jetsün Mila:
"Les richesses,
Te rendent heureux, d'abord, et les autres t'envient.
Autant que tu en aies, tu n'es pas satisfait.
Voici qu'ensuite l'avarice t'emprisonne,
Tu ne peux plus donner dans un but vertueux.
Tout cet argent attire ennemis et démons.
Et de ton magot, c'est autrui qui profite.
Il devient, pour finir, le diable qui prend ta vie.
S'occuper des richesses ennemies, voilà qui est déplaisant!
J'en ai fini avec ce boulet samsarique:
De cet appât du démon, je ne veux point "
Nos possessions nous valent donc des souffrances qui leur sont proportionnées. Quand on a, par exemple, un cheval, on a peur qu'un ennemi s'en empare, qu'un voleur le prenne, qu'il n'ait pas sa ration de foin: voilà comment un simple cheval peut faire beaucoup souffrir. De même pour un mouton, on souffre en fonction de ce mouton, et si l'on possède ne serait-ce qu'un sac de thé, on doit pour sûr subir les souffrances qu'implique la possession d'un sac de thé.
Puisque, comme le dit le proverbe, "sans richesses on n'a pas d'ennemis" et l'on est en paix, nous devrions nous inspirer de l'histoire des Vainqueurs d'autrefois et couper tout attachement aux biens et aux richesses. Faisons comme les oiseaux qui vivent de ce qu'ils trouvent et ne nous livrons qu'à la pratique du Dharma! Que cela soit le sujet de notre méditation. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 06 Jan 2008 15:06 |
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| Citation: | La souffrance du changement
Le bien-être dont nous jouissons actuellement en un instant se transforme en douleur. Nous nous sentons bien, satisfaits, rassasiés après un repas bénéfique pour le corps, mais voilà que nous avons des parasites dans le ventre et que nous sommes brusquement pris de spasmes violents... Alors que nous sommes heureux, un ennemi emporte nos richesses et notre bétail, un incendie détruit notre maison, une maladie ou un démon morbide violent se manifeste soudain, de l'extérieur nous arrivent de fâcheuses nouvelles: tout cela nous plonge instantanément dans le malheur.
D'une façon générale, rien de ce qui, en ces lieux samsâriques, ressemble à la santé, au bonheur et à la renommée n'a un atome de constance ou de stabilité; rien n'échappe finalement à la souffrance. Lassons-en nous donc! |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 13 Jan 2008 7:55 |
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| Citation: | | La maladie est la souffrance de la transformation du corps qui maigrit, se dessèche et devient sans force. Les quatre éléments du corps sont en déséquilibre, certains prédominent et provoquent de cuisantes douleurs; la souffrance physique entraîne la détresse, nuits et jours s'écoulent dans l'amertume et l'impuissance. Les choses dont nous souhaitons jouir empêchant notre guérison, nous ne pouvons satisfaire nos désirs et n'osons profiter pleinement des quelques plaisirs encore offerts. La maladie, c'est encore l'obligation d'absorber médicaments, nourritures et boissons pour lesquels nous n'éprouvons que répulsion. De vives souffrances sont ressenties après de longues interventions chirurgicales au cours desquelles notre corps est malmené et mutilé. Enfin, il y a la souffrance liée à la compréhension que la maladie écourte la vie. |
Tsongkhapa, Le grand livre de la progression vers l'éveil, éditions Dharma
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 20 Jan 2008 12:02 |
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| Citation: | Les souffrances de la vieillesse
Préoccupé par des tâches samsâriques dépourvues de sens et jamais achevées, l'homme est bientôt, et sans s'en apercevoir, rejoint par les souffrances de la vieillesse. Son corps perd peu à peu toute vigueur. Il ne peut plus digérer les aliments qu'il trouvait délicieux. Sa vue baisse, il ne peut plus voir ce qui est éloigné ou petit. Son ouïe décline. il n'entend plus de manière fidèle. Sa langue s'ankylose. il ne sent plus le goût de ce qu'il mange et boit. et ne peut plus articuler correctement. Avec l'affaiblissement de son "organe mental", sa conscience s'alourdit dans l'oubli et l'hébétude. Quand il perd ses dents. il ne peut plus mâcher les choses dures et il répète des choses inintelligibles. Il ne peut plus avoir chaud dans des vêtements légers parce que son corps a perdu sa chaleur naturelle. Il ne peut plus rien porter de lourd parce qu'il n'est plus assez fort pour le soulever. Il ne peut plus profiter des plaisirs des sens. même s'il en a encore envie. Il devient irritable et perd vite patience du fait de la dégénérescence des canaux et des énergies. Dédaigné de tous, il se décourage et souffre. La perturbation des éléments qui composent le corps entraîne une foison de maladies et de problèmes. Pour le vieillard, marcher, s'asseoir, bouger, tout exige un effort considérable. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 27 Jan 2008 10:46 |
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| Citation: | Est-il vrai que la condition humaine est inséparable de l'affliction? Est-ce inéluctable? Dans le contexte qui est le nôtre, tant que nous restons soumis au processus qui nous façonne, alors oui, la nature même de la vie est indissociable de la souffrance. Mais lorsqu'on fait appel au raisonnement logique, et que l'on y voit démontrée la possibilité de se libérer, on constate que les moyens de vaincre les causes du mal sont à notre portée. Il ne tient qu'a nous de retirer notre esprit des passions aliénantes dans lesquelles il s'implique. Dans ce cas. il devient évident que la souffrance n'est pas nécessairement inhérente à la condition humaine.
Si nous savons faire bon usage de notre intelligence, nous aurons tout lieu de nous en féliciter: en revanche, si elle ne nous sert qu'à nous empoigner avec cette vie, nous perdrons l'occasion d'exploiter les facultés puissantes que détient notre cerveau humain. Ce serait comme d'investir sa fortune dans une babiole insignifiante; rien n'est plus triste que de voir ce formidable potentiel d'intelligence mis à contribution pour des fins anodines. Aussi faut-il réaliser l'absurdité d'une telle attitude, revenir à la raison, réaliser que se consacrer tout entier à ces événements passagers frôle la démence. En procédant ainsi, la fascination qu'exerce sur nous l'existence cyclique décroît progressivement et la volonté de la quitter grandit. |
Dalaï Lama, Cent éléphants sur un brin d'herbe, éditions Le Seuil
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samten lamo Membre

Age: 57
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Inscription : 20 Nov 2006 Messages : 203 Localisation : Belgique
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Posté le : 27 Jan 2008 18:18 |
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merci, Seunam, pour ces textes très bien choisis, pas trop longs (en effet, on n'a pas toujours le temps de lire de longs textes).
C'est "nourrissant" pour l'esprit.
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 03 Fév 2008 12:43 |
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| Citation: | Depuis la nuit des temps que nous tournons dans le samsara, il n'est pas une forme de vie dont nous puissions dire que nous ne l'ayons empruntée. A cause du désir, nous nous sommes fait couper des têtes et des membres en nombre incalculable. Si nous pouvions rassembler les pattes des fourmis et des autres petits insectes que nous avons été jadis, nous en ferions un tas plus haut que le Mont Suprême. Si toutes les larmes que nous avons versées lorsque nous souffrions du froid, de la faim ou de la soif parce que nous n'avions pas de nourriture ou de vêtements s'étaient accumulées sans s'évaporer, elles dépasseraient en quantité l'eau des grands océans extérieurs. A lui seul, le cuivre en fusion que nous avons avalé lorsque nous étions dans les enfers dépasse le volume des quatre océans.
Et pourtant, ceux que le désir et l'attachement enchaînent encore aux mondes samsâriques, dont ils ne se lassent pas une seconde, doivent subir, dans ce "cercle" sans fin, des souffrances encore plus nombreuses. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
Je pense que ces comparaisons ne sont pas du tout exagérés, c'est notre lot à tous, les humains comme les animaux ou les autres êtres, dont nous vivons les souffrances au fil de nos vies.
Méditer sur une telle pensée fait naitre en moi à la fois un dégout plus profond envers le samsara et de la compassion pour les êtres qui expérimentent ces souffrances sans fin.
Amicalement,
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 10 Fév 2008 7:54 |
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| Citation: | | Tous les êtres, quels qu'ils soient, ont la même aspiration : échapper à la souffrance et posséder le bonheur. Cependant, ils ne savent pas d'où vient la souffrance, ils ne savent pas plus comment se produit le bonheur. Ceci est dû au voile de l'ignorance fondamentale qui recouvre leur esprit. Cette ignorance non seulement les empêche de comprendre le processus, mais elle les conduit à accomplir. dans le but de trouver le bonheur, des actes qui deviendront en fait cause de souffrance. De la sorte, au lieu d'obtenir l'état de Bouddha, ils ont jusque-là erré dans le samsara et continuent leur errance dans ce samsara sans limite. C'est pourquoi, il faut en tout premier lieu prendre conscience que le samsara est souffrance par nature et que les phénomènes du samsara sont vains. Même s'ils fournissent des bonheurs fugaces ou de courts moments agréables, cela même est changeant par nature. |
Jamgoeun Kontrul Rimpotché, Le lama éternel, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 20 Fév 2008 7:41 |
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| Citation: | Le bonheur d'un moment, du fait de l'impermanence, devient facilement le désagrément d'un autre moment et l'on ne peut dire d'un de ces bonheurs qu'il est réellement bonheur car il n'est jamais définitif.
Pour cette raison, tous les plaisirs et tous les bonheurs de ce monde ont été comparés par le Bouddha à du miel qu'on lèche sur une lame effilée: on apprécie d'abord la douceur du miel, puis rapidement, on se coupe et l'on ressent la douleur. Sans même nous référer à la parole du Bouddha, il suffit de regarder notre propre expérience : le bonheur qui se transforme en souffrance, nous le connaissons tous. Si nous comprenons bien ce fait, notre attachement à ce monde, là encore, diminuera. |
Bokar Rimpotché, La Méditation 2, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 24 Fév 2008 8:35 |
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| Citation: | Les enfers constituent le monde le plus douloureux qui existe. On décrit traditionnellement dix-huit sortes d'enfers—huit grands enfers brûlants, huit grands enfers glacés, les enfers périphériques et les enfers occasionnels—qui se distinguent par la variété et l'intensité des tourments éprouvés. Karmiquement, les enfers sont principalement provoqués par la haine et la colère ainsi que par l'acte de tuer. De nombreuses autres causes peuvent cependant aussi les engendrer.
Les esprits avides, deuxième des six mondes, sont affligés d'un très grand nombre de souffrances dont la principale est d'être continuellement tourmentés par une faim et une soif insatiables. Le vol et la possessivité sont les causes qui conduisent à y renaître.
Les animaux se répartissent en animaux visibles et animaux invisibles, comme les nagas. La renaissance dans le monde animal est induite par l'aveuglement, plus particulièrement par l'absence de perspective spirituelle et le refus de la validité de la loi du karma.
Enfers, esprits avides et animaux constituent les trois mondes inférieurs. |
Kalou Rimpotché, Bouddhisme profond, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 03 Mars 2008 12:04 |
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| Citation: | | Les royaumes des êtres humains, des anti-dieux et des dieux, sont appelés les trois royaumes supérieurs car la souffrance y est moins oppressante. Toutefois, les êtres humains connaissent huit sortes de souffrance: naître, tomber malade. vieillir, mourir, rencontrer des ennemis. perdre des amis, subir ce qu'ils ne désirent pas et être privés de ce qu'ils désirent. Les anti-dieux brûlent constamment de jalousie envers les dieux, ou êtres célestes, parce que l'Arbre-des-Souhaits plonge ses racines dans leur royaume mais porte ses fruits dans celui des dieux. Quand ils voient ces derniers jouir de tout ce qu'ils ne peuvent obtenir, ils leur livrent bataille, mais sont toujours vaincus. Même les êtres célestes qui jouissent de palais et jardins merveilleux. du lac d'ambroisie, de mets succulents et d'amis d'une beauté inégalée, n'échappent pas à la souffrance. Leur karma positif épuisé, ils retombent dans les états d'existence les plus douloureux. |
Dilgo Khyentsé Rimpotché, Au seuil de l'éveil, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 09 Mars 2008 8:29 |
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| Citation: | "Parlez nous aussi des tourments qu'endurent les esprits avides. Pour le bien des créatures, nous vous en prions". Pour leur répondre. Milarépa chanta.
Je me prosterne aux pieds des seigneurs Lamas.
Que leur grâce disperse les frayeurs des êtres infernaux!
Dans les enfers l'on est tenté de se tuer soi-même,
Il n'y a pas moyen de quitter ses terreurs.
Les prétas voient une ennemie en chaque manifestation.
Où qu'ils courent, où qu'ils se réfugient,
Ce sont des bêtes qui se mangent les unes les autres.
A qui la faute? A qui le reprocher?
La souffrance de ces esprits toujours insatisfaits.
Répond à leur cupidité et à leurs viles pensées.
Quand ils possèdent, ils ignorent la vertu
Et par extrême avarice ils sont incapables de manger.
Impossible pour eux de faire charité,
ils ont des réserves qu'ils surveillent sans cesse.
Pareils à des souris, ils n'ont jamais assez,
Ils entassent avec peine ce qui à d'autres profitera.
Ils meurent avec des visions d'avare.
Dans le bardo ils prennent l'apparence de prétas.
Leurs actes, leurs idées fausses les assoiffent et les affament.
S'ils voient leurs propriétés dont d'autres jouissent
Par cupidité, ils s'en trouvent affligés.
A cause de leur karma. ils chutent et rechutent.
Parce que je suis un anachorète énergique.
Les causes et les conséquences de la souffrance des prétas
Je les ai chantées pour vous.
Disciples Répas qui êtes ici assemblés
Méditez longuement pour comprendre mes paroles. |
Milarépa, Les cent mille chants, éditions Fayard
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2626 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 16 Mars 2008 7:59 |
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| Citation: | Dans les grands océans extérieurs vivent des poissons, des monstres marins, des coquillages, des tortues, des vers et autres bêtes grouillant comme des grains d'orge dans un tonneau de bière. Il y a des serpents et des monstres d'une si grande taille que leur corps peut faire de nombreuses fois le tour du Mont Suprême. D'autres animaux sont petits comme des grains de poussière ou des pointes d'aiguille. Tous éprouvent des souffrances sans fin.
Les plus grands avalent les plus petits. Les plus petits grignotent les plus grands et les dévorent à leur tour. Nombreux sont les petits qui nichent dans chaque grand et se servent de lui comme nourriture. Certains naissent entre les continents, là où le soleil ne brille pas, où ils ne peuvent même pas voir s'ils ont les membres tendus ou pliés. Stupides et ignorants, les animaux ne comprennent rien de ce qu'il faut adopter ou rejeter et renaissent dans des lieux où la souffrance n'a pas de bornes. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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