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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 25 Mars 2008 7:52 |
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| Citation: | Les trois types de souffrance communs à tous les êtres du samsara
La souffrance de la souffrance
En résumé, les souffrances ressenties par les êtres des mondes inférieurs et la douleur causée par la maladie, les commérages malfaisants etc., vécues par les dieux et les hommes constituent la souffrance de la souffrance.
La souffrance du changement
Quand on mène une vie riche, paisible, la vie semble très agréable. Mais bientôt, en raison de l'impermanence, survient la souffrance du changement.
La souffrance de toute existence conditionnée.
Les deux sortes de souffrance mentionnées ci-dessus sont fondées sur le fait que les cinq skandhas se sont rassemblés. Ceci est la souffrance inhérente à toute existence conditionnée.
Trouvant leur origine dans les cinq skandhas, les nombreuses sortes de souffrance des trois mondes se manifestent. Ainsi, que vous soyez de naissance noble ou humble, vous ne pouvez échapper à la nature même du samsara : les trois sortes de souffrance. Même si votre vie semble heureuse et que vous ayez un corps (en bonne santé), une maison, des amis, des serviteurs, ce ne sont que des souffrances déguisées, semblables à de la nourriture offerte à une personne qui a la nausée, ou semblable à la fête qu'offrirait le bourreau à un condamné à mort.
Détournez-vous de la convoitise.
Déracinez l'attachement !
Détruisez le désir (d'existence conditionnée) dans ses fondations! Réfléchissez à la grande bénédiction de la Libération !
Tel est le contraire de la réflexion sur les limites du samsara !
Puis, avec diligence, appliquez les méthodes qui permettent d'atteindre l'Illumination. |
Djamgoeun Kontrul, Le flambeau de la certitude, éditions Yiga tcheu dzinn
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 01 Avr 2008 6:43 |
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| Citation: | Tous les êtres des six classes expérimentent la souffrance, mais dans chaque classe dominent certains aspects. Chez les humains, on recense quatre grandes souffrances:
- souffrance de la naissance,
- souffrance de la vieillesse,
- souffrance de la maladie,
- souffrance de la mort.
On en ajoute deux autres qui leur sont spécifiques: l'affairement et le manque. Le manque signifie ici que les humains ont le sentiment qu'il leur manque toujours quelque chose. Qu'ils soient riches ou qu'ils soient pauvres, ils ont sans cesse besoin de quelque chose de plus, quelque chose qui leur semble indispensable.
L'affairement, d'autre part, se réfère à la continuelle activité des humains. Ils sont sans cesse occupés: à travailler, à se déplacer, à faire du commerce, à discuter, à manger, ou à mille autres activités. Le temps libre n'existe pas. Un certain nombre de personnes sont conscientes du fait que le cycle des existences est avant tout souffrance et qu'il faut s'en libérer. Or, se libérer implique l'étude et la pratique d'une voie spirituelle, pour lesquelles on doit utiliser son corps, sa parole et son esprit, qui apparaissent comme différents bien qu'étant un en essence. |
Kalou Rimpotché, Bouddhisme vivant, éditions Claire Lumière
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 06 Avr 2008 6:46 |
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| Citation: | | La souffrance de la naissance dans le monde humain ressemble à celle d'un petit oiseau emporté par un faucon. La souffrance de la vieillesse est semblable à celle d'une chamelle qui perd son petit. La souffrance de la maladie est comme celle d'un coupable qui va en prison. La souffrance de la mort est semblable à celle d'un homme poursuivi par le bourreau. Chacune de ces souffrances se divise en cinq sortes. |
Djamgoeun Kontrul Rimpotché, Le flambeau de la certitude, éditions Yiga tcheu dzinn
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 15 Avr 2008 7:12 |
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| Citation: | Les parents ont une telle affection pour leurs enfants qu'ils ont toujours peur que ceux-ci aient froid, faim ou soif, soient malades ou meurent. Ils préfèreraient mourir que de les voir souffrir. Pour eux, ils n'éprouvent que douleurs morales.
En réalité, bien que nous pâtissions de la crainte d'être séparés des amis et des proches qui nous sont chers, à bien y regarder, il n'est pas évident que nos proches le soient vraiment. Les parents prétendent aimer leurs enfants, mais leur façon d'aimer étant erronée, ils finissent par leur faire du mal. En leur donnant des richesses, en les mariant pour la vie, ils leur attachent les chaînes du samsara. Ils leur enseignent maintes façons de commettre les actes nuisibles, comme celles qui permettent de vaincre ses ennemis, de protéger ses amis ou d'accroitre ses richesses. Voilà qui enchaîne au tréfonds des mondes inférieurs. On ne peut trouver attitude plus nocive!
Quant à nos enfants, garçons et filles, ils commencent par s'emparer de l'essence de notre corps, ensuite ils nous enlèvent le pain de la bouche, et pour finir ils nous arrachent nos richesses des mains. Nous avons beau les aimer, ils nous agressent en retour. Nous leur donnons sans compter tout ce que nous avons réuni une vie durant au mépris des actes nuisibles, de la souffrance et de la mauvaise réputation, mais ils ne sont pas satisfaits le moins du monde. Leur offrirait-on une pleine mesure de l'argent le plus pur qu'ils n'éprouveraient même pas la joie d'une personne ordinaire à qui l'on fait cadeau d'un peu de thé. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 16 Avr 2008 6:50 |
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| Citation: | Dans cette vie, nous avons des ennemis mortels qui, plus tard, deviennent de bons amis, des parents ou des proches, nos relations les plus intimes. A l'inverse, on voit des gens avec des liens de parenté qui se haïssent et se font tout le mal qu'ils peuvent pour la moindre broutille, la moindre des possessions. On voit des époux et des proches qui, pour le motif le plus insignifiant et le plus fugace, deviennent ennemis et s'entretuent. Puisque toute amitié ou inimitié est éphémère, répétons-nous sans cesse qu'il faut éprouver de l'amour et de la compassion envers tous.
Les situations heureuses ou malheureuses ne durent pas. Beaucoup connaissent le bonheur et l'opulence pendant la première moitié de leur vie mais passent la deuxième dans la misère et la souffrance. Beaucoup commencent dans la peine et finissent heureux. Beaucoup sont mendiants au début de leurs vie et rois à la fin !
L'oncle de Jetsün Mila avait invité sa belle-fille et donnait une fête joyeuse. Le soir, sa maison s'était écroulée et il poussait des cris de douleur ... Il nous arrive un nombre inconcevable de mésaventures semblables. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 21 Avr 2008 6:57 |
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| Citation: | La souffrance en fornzation
Même ceux d'entre nous qui pensent aller bien et ne souffrent apparemment pas sont en fait totalement plongés dans le processus de la souffrance. Notre nourriture, nos vêtements, nos maisons, nos jouissances, nos parures, nos fêtes, tout cela est le produit d'actes nuisibles, et toutes nos activités ne sont rien d'autre encore que l'utilisation de ces actes. Par conséquent, chacune de ces choses ne peut avoir pour résultat que la souffrance.
Prenons les exemples du thé (et de la tsampa).
Le thé est cultivé en Chine. Au moment de le planter et lorsqu'on en coupe les feuilles. il est impossible de dénombrer les bestioles que l'on tue. Pour apporter le thé de Tartsedo, chaque porteur est chargé de soixante-deux kg retenus par une lanière qui lui barre le front et use sa peau. Même lorsqu'apparaît l'os du crâne, le porteur continue. A partir de Dothok, dzo, yacks et mules prennent la relève pour subir, le dos brisé, la poitrine enfoncée et les poils arrachés, les inconcevables souffrances de l'esclavage. Au moment de troquer le thé. ce ne sont que serments malhonnêtes, fraudes et disputes. On l'échange la plupart du temps contre des produits animaux comme la laine mouton ou des peaux d'agneaux. Or la laine, en été. grouille de poux. de tiques, d'une foule de bêtes minuscules qui, lors de la tonte. meurent-pour la plupart décapitées, coupées en deux, éviscérées. Celles qui ne trépassent pas alors restent enfouies dans la laine où elles étouffent lentement. Tout ceci ne peut conduire les auteurs qu'a de mauvaises renaissances... Voyons maintenant les peaux d'agneaux. Les moutons qui viennent de naître ont tous leurs organes des sens, ils ressentent plaisir et douleur. Et c'est au moment où. en pleine santé, ils jouissent des premiers instants de la vie qu'on les abat. Peut-être ne sont- ils que de stupides animaux, cependant ils n'aiment pas la mort, la vie leur plaît et ils souffrent lorsqu'on les tue. Quant aux brebis dont on tue les petits, leur douleur est l'exemple vivant de celle de la mère qui vient de perdre son unique enfant... Si nous réfléchissons au fait que nous achetons de tels produits et les utilisons, nous comprendrons qu'une seule gorgée de thé ne peut que contribuer à nous faire renaître dans les mondes inférieurs. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 28 Avr 2008 10:40 |
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| Citation: | Ainsi donc, ô bienfaiteur chagrin,
Je parle des misères de la maladie.
Quand le corps est soudain frappé par le mal,
L'aiguillon de la douleur anéantit l'esprit.
Souffle, bile, phlegme, se changent en démons,
Le sang et les humeurs bouillonnent,
Les organes des sens restent paralysés.
Même si l'on est couché dans un bon lit, l'agression gagne.
Avec la force mûrie de l'avarice ancienne,
Même la bonne chère ne tient plus en bouche.
On se met au frais et pourtant un feu brûle.
On se couvre de laine mais perle une eau glacée.
Même entouré d'amis affectueux,
Les tourments de la maladie ne se peuvent partager.
Les médecins, les spécialistes en rituels
Détiennent la science et la méthode.
Mais si le karma est vraiment mauvais,
Il paraît difficile de disperser la fièvre.
Si vous ne réalisez pas le but de la non-maladie,
La douleur de l'épreuve dépasse l'imagination.
Comme on ne sait jamais quand elle frappe,
Il convient de pratiquer la doctrine bienfaisante. |
Milarépa, Les cent mille chants, éditions Fayard
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 04 Mai 2008 7:35 |
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| Citation: | "Tu te lèves comme si tu déterrais un pieu, et de un;
Tu marches comme si tu épiais un oiseau, et de deux;
Tu t'assieds comme un ballot dont la poignée lâche, et de trois .
Quand ces trois choses vont ensemble, grand-mère,
Tu n'es plus qu'une triste femme dont le corps illusoire est flétri!
"Ta peau se rainasse, tu te couvres de rides, et de un;
Chair et sang te quittent, tes os saillent, tu es toute délabrée, et de deux;
Idiote, sourde, aveugle, hébétée, et de trois .
Voilà trois choses qui, en se combinant, font de toi une grand-mère
Qu'enlaidit un front ridé de colère!
"Une lourde défroque en lambeaux, et de un;
Nourriture et boisson froides et insipides, et de deux;
Des peaux de bêtes aux quatre coins du lit, et de trois.
Voilà trois choses qui, réunies, font de toi, grand-mère,
Une "illuminée" qu'hommes et chiens foulent aux pieds.
Lorsqu'il se lève, le vieillard, ne pouvant plus le faire naturellement d'un seul coup, prend appui des deux mains sur le sol comme s'il arrachait un piquet enfoncé dans une terre dure. Lorsqu'il marche, ses reins courbés l'empêchent de relever la tête et, ne levant et reposant les pieds qu'avec lenteur. il se déplace précautionneusement comme un enfant qui guette un oiseau. Comme les articulations de ses bras et de ses jambes lui font mal, il ne peut pas s'asseoir lentement et, tombant de tout son poids, il s'affale comme un ballot dont la sangle a lâché.
Ses muscles s'atrophient, sa peau se fripe, son corps et son visage se couvrent de rides. Sa chair et son sang se dessèchent, toutes ses articulations apparaissent. ses pommettes et toutes les pointes osseuses se mettent à saillir. Avec le déclin de sa mémoire. le vieillard se retrouve idiot, sourd et aveugle; il a l'esprit embrouillé, il est tout hébété.
N'ayant plus de forces ni l'envie de plaire. ses vêtements lui paraissent lourds et partent en loques. Comme il se nourrit de restes et perd le sens du goût. tous ses aliments sont froids et insipides. Il se sent si lourd que tout lui est difficile, si bien qu'il ne peut plus quitter sa couche sur laquelle il se cale dans les quatre directions. Alors, la décrépitude extérieure du corps illusoire provoque en lui le découragement et une grande souffrance. Sa beauté et l'éclat de son visage s'éteignent. sa peau se plisse abondamment et son front se couvre de vilaines rides colère. Tous le dédaignent et l'enjambent en passant par¬dessus sa tête mais, ne pouvant se relever, le vieillard ne bronche pas, comme un "illuminé" pour qui le propre et le sale n'existent plus.
Ne supportant pas les souffrances de la vieillesse. on aspire à mourir, mais la proximité de la mort est une source de grand effroi. Somme toute. la vieillesse apporte des souffrances comparables à celles des mondes inférieurs. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 11 Mai 2008 6:23 |
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| Citation: | Les souffrances de la mort
Le moribond ne parvient plus à se relever de la couche où il s'est effondré. Il n'a plus envie de manger ni de boire. Le tourment de sentir la mort venir lui fait oublier toute joie et dissipe son courage et son assurance. Puis vient le temps des hallucinations. C'est l'heure du grand "déménagement" que famille et amis, même en faisant cercle autour du malade, n'ont pas le pouvoir de différer. Le voici tout seul pour éprouver les souffrances de la mort. Même possesseur d'innombrables richesses, il ne peut rien emporter avec lui. Il ne peut s'en détacher, mais elles ne peuvent le suivre. Le remords le gagne tandis qu'il se souvient de ses méfaits. A l'idée des douleurs des mondes inférieurs, il est terrorisé. Piètre sire que la mort surprend! Et tandis que les perceptions de la vie disparaissent. il se refroidit peu à peu...
Si c'est un homme mauvais, il meurt en se frappant la poitrine, en la couvrant de traces d'ongles. car il se rappelle ses mauvais actes, il a peur de renaître dans les mondes inférieurs et regrette de ne pas avoir pratiqué le Dharma. la seule chose utile au moment de la mort, lorsqu'il était libre de le faire. |
Patrul Rimpotché, Le chemin de la grande perfection, éditions Padmakara
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 28
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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 18 Mai 2008 6:39 |
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| Citation: | Au Tibet, voici une vingtaine d'années, les souffrances sont devenues telles que les enfers ou le monde des esprits avides semblaient s'être installés sur la terre. Un certain nombre de personnes avaient vu venir les événements et, se doutant de la situation dramatique qui allait se produire, choisirent de fuir en Inde ou ailleurs. Ils purent ainsi échapper aux souffrances immenses et à la terreur qui s'abattirent sur leur pays. La plupart des Tibétains, cependant, ne furent pas informés assez tôt de la situation ou encore, bien qu'informés, ne crurent pas qu'elle était si grave; c'est pourquoi ils sont restés sur leur terre et ne purent ensuite échapper au drame de la guerre et de l'occupation.
La situation générale des êtres est tout à fait comparable à ce que fut celle des Tibétains : s'ils prennent conscience des souffrances sans fin qu'implique le samsara, ils peuvent utiliser les moyens permettant de s'en libérer. S'ils n'en prennent pas conscience, ils ne cherchent pas non plus les moyens de libération et ne peuvent échapper aux tourments qui les attendent.
Il est très important, pour soi-même et pour tous les êtres, d'établir un bonheur définitif et de supprimer la souffrance. Le saint dharma est le seul moyen d'y parvenir. Il est essentiel de l'étudier et de le pratiquer. |
Kalou Rimpotché, Bouddhisme ésotérique, éditions Claire Lumière
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