Forums Sangha Rimé


Forums Sangha RiméFAQRechercheInscriptionConnexion

Un sujet qui fache
Se rendre à la page : Précédente  1, 2
 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Forums Sangha Rimé -> Espace Rimé
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
karma Guielsten
Visiteur


Age: 49

Sexe: Sexe:Masculin

Inscription :
11 Avr 2008
Messages : 33
Localisation : Brocéliande

Message Posté le : 02 Mai 2008 20:46  Répondre en citant

Trinlé lhamo,
en lisant ton billet et reflechissant sur la notion de Maître, l'importance qu'on lui accorde, le fait qu'il soit un tulku, qu'il ait une dimension représentative au sein d'une lignée, une anecdote ancienne m'est revenue à l'esprit.

Il y a quelques années, alors qu'il venait d'être consacré ganden tripa, quelques amis et moi-même avons rejoins Loungri Namgyel Rimpoché dans son Labrang à Ganden (labrang sans aucun luxe). Durant le séjour, sâchant qu'il approchait de 80 ans, nous lui avons demandé si après sa mort nous pourrons retrouver sa réincarnation, comment fallait-il s'y prendre. Certainement avions nous l'air un peu inquiet dû à l'idée de le perdre, ou benêts, occidentaux faces à un procédé inconnu. Notre mine le fit sourir puis il nous répondit : Il y a déjà bien assez de Tulku comme cela, ce ne sera pas nécessaire de chercher. Ne soyez pas inquiets, si nous devons nous retrouver nous nous retrouverons. Le karma des pratiquants est leur plus sûr chemin pour retrouver le maître.

Tri Rimpoché était le responsable spirituel du plus petit centre bouddiste de Paris Thar deu ling. La fonction de Ganden Tripa lui pèse, il n'est pas reconnu Tulku mais est l'un des plus diplomé des Lamas Guélougpa. De loin, il préfère son studio au 14ème étage d'une tour parisienne, son ermitage au milieu d'une mer d'humains. Mais Sa Sainteté à insisté pour qu'il occupe la fonction.
Ce ne sont pas forcément les lamas les plus voyants qui offrent les petits enseignements qui sont si vastes....


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail
Trinlé Lhamo
Membre actif


Age: 26

Sexe: Sexe:Féminin

Inscription :
16 Fév 2007
Messages : 237
Localisation : clermont-Ferrand

Message Posté le : 03 Mai 2008 16:13  Répondre en citant

Bonjour

Merci pour vos réponses. Je fais succinct car pas chez moi et pas mon pc. Smile
C'est vrai que je me rends compte que tout ceci me perd un peu. Et je pense que je me casse trop la tête aussi. Enfin, je verrais...
Mais sur Clermont FD si je veux changer d'orientation, cela risque d'être difficile vu qu'il n'y a que le zen et le ktt. Et je me demande aussi pourquoi tout cliver systématiquement. Par ailleurs j'aime bien pratiquer Tchenrézi et cela relève du bouddhisme tantriqe, il me semble.

Amitiés


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
Trinlé Lhamo
Membre actif


Age: 26

Sexe: Sexe:Féminin

Inscription :
16 Fév 2007
Messages : 237
Localisation : clermont-Ferrand

Message Posté le : 03 Mai 2008 16:13  Répondre en citant

Bonjour

Merci pour vos réponses. Je fais succinct car pas chez moi et pas mon pc. Smile
C'est vrai que je me rends compte que tout ceci me perd un peu. Et je pense que je me casse trop la tête aussi. Enfin, je verrais...
Mais sur Clermont FD si je veux changer d'orientation, cela risque d'être difficile vu qu'il n'y a que le zen et le ktt. Et je me demande aussi pourquoi tout cliver systématiquement. Par ailleurs j'aime bien pratiquer Tchenrézi et cela relève du bouddhisme tantriqe, il me semble.

Amitiés


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
Trinlé Lhamo
Membre actif


Age: 26

Sexe: Sexe:Féminin

Inscription :
16 Fév 2007
Messages : 237
Localisation : clermont-Ferrand

Message Posté le : 03 Mai 2008 16:14  Répondre en citant

Bonjour

Merci pour vos réponses. Je fais succinct car pas chez moi et pas mon pc. Smile
C'est vrai que je me rends compte que tout ceci me perd un peu. Et je pense que je me casse trop la tête aussi. Enfin, je verrais...
Mais sur Clermont FD si je veux changer d'orientation, cela risque d'être difficile vu qu'il n'y a que le zen et le ktt. Et je me demande aussi pourquoi tout cliver systématiquement. Par ailleurs j'aime bien pratiquer Tchenrézi et cela relève du bouddhisme tantriqe, il me semble.

Amitiés


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
Trinlé Lhamo
Membre actif


Age: 26

Sexe: Sexe:Féminin

Inscription :
16 Fév 2007
Messages : 237
Localisation : clermont-Ferrand

Message Posté le : 03 Mai 2008 16:15  Répondre en citant

Bonjour

Merci pour vos réponses. Je fais succinct car pas chez moi et pas mon pc. Smile
C'est vrai que je me rends compte que tout ceci me perd un peu. Et je pense que je me casse trop la tête aussi. Enfin, je verrais...
Mais sur Clermont FD si je veux changer d'orientation, cela risque d'être difficile vu qu'il n'y a que le zen et le ktt. Et je me demande aussi pourquoi tout cliver systématiquement. Par ailleurs j'aime bien pratiquer Tchenrézi et cela relève du bouddhisme tantriqe, il me semble.

Amitiés


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
Sönam
Membre trés actif


Age: 60

Sexe: Sexe:Masculin

Inscription :
19 Oct 2006
Messages : 952
Localisation : dharma-dhatu

Message Posté le : 03 Mai 2008 20:36  Répondre en citant

Trinlé Lhamo a écrit:
Bonjour

...
Mais sur Clermont FD si je veux changer d'orientation, cela risque d'être difficile vu qu'il n'y a que le zen et le ktt. Et je me demande aussi pourquoi tout cliver systématiquement. Par ailleurs j'aime bien pratiquer Tchenrézi et cela relève du bouddhisme tantriqe, il me semble.

Amitiés


le clivage (véhicules, écoles) existe parce que tous les êtres n'ont pas les mêmes dispositions, ni les mêmes aptitudes ... du à leur karma passé. Il n'y a en cela ni superiorité, ni orgeuil, ni aucun sentiment de la sorte car le karma passé a été accumulé par "un autre moi". on reçoit donc son karma en héritage, et il faut faire avec ... sans plus.
ceci dit, le Bouddha a dit enseigner pour 84.000 catégories d'êtres ... alors on a échappé au pire.
Concernant Chenrezig, on le trouve dans presque tous les véhicules et toutes les écoles.
en sanscrit c'est Avalokiteshvara, Guānshìyīn ou Guānyīn en chinois, kan-non en japonnais, Quán Thê Âm en vietnamien ... et ainsi de suite.
as tu essayé de prendre contact avec le centre Zen ...
cela dit, peut être le Bouddhisme Tibétain te correspond-t-il mieux ...
dans les 4 écoles tibétaines, les vues et pratiques correspondantes varient sur un large spectre qui va des pratiques de purifications et des déités les plus complexes aux pratiques les plus dénouées de pratique ...
la lignée kagyü est considérée comme "très technique" et détient une bonne partie des enseignements sur mahamoudra ... les phases de pratiques des déités (étapes de création / génération) y tient une bonne place ... même si certaines "lignées particulières" (encore une subdivision) enseignent mahamoudra de façon très proche de Dzogchen (c'est le cas du Très Vénérable Khenchen Thrangu Rinpoche et Dzogchen Ponlop Rinpoche par exemple).
Parmi les six types de véhicules tantriques enseignés par l'école Nyingma, certaines sont très "ritualisées" ... Dzogpa Chenpo (Dzogchen) au contraire préconise le "rien faire" (ce qui n'est pas si simple).
Peut être n'as tu pas encore une vue d'ensemble du Bouddhisme, de ses différents véhicules, ses écoles et lignées, ses enseignements particuliers ... et surtout de leur raison d'être.
En français, je pense qu'un ouvrage "merveilleux" de l'enseignement Nyingma (mais pas restreint à lui) explique clairement toutes ces divisions, leur progression et leur raison d'être. Il s'agit du "Chemin de la Grande Perféction" de Patrul Rinpoche (éditions Padmakara - 1987) que je recommande très fortement à tous ceux qui pratiquent le Bouddhisme Tibétain.

puisse ce modeste apport t'aider dans ta démarche ...

sönam


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail Visiter le site web de l'utilisateur
Sönam
Membre trés actif


Age: 60

Sexe: Sexe:Masculin

Inscription :
19 Oct 2006
Messages : 952
Localisation : dharma-dhatu

Message Posté le : 03 Mai 2008 21:01  Répondre en citant



Avalokiteshvara ...


Guānyīn ...


Chenrezig ...


kan-non ...


Quán Thê Âm ...


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail Visiter le site web de l'utilisateur
karma Guielsten
Visiteur


Age: 49

Sexe: Sexe:Masculin

Inscription :
11 Avr 2008
Messages : 33
Localisation : Brocéliande

Message Posté le : 04 Mai 2008 20:13  Répondre en citant

Je partage le point de vue, le chemin de la grande perfection de Patrul Rimpoché est vraiment une référence dans tous les sens du terme.
Que l'on soit débutant ou pratiquant depuis plusieurs années, cet enseignement reste "le livre de chevet" pour tous.


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail
Sönam
Membre trés actif


Age: 60

Sexe: Sexe:Masculin

Inscription :
19 Oct 2006
Messages : 952
Localisation : dharma-dhatu

Message Posté le : 04 Mai 2008 20:47  Répondre en citant

et pour ceux qui lisent l'anglais, l'indispensable "red book" ... un monument

The Nyingma School of Tibetan Buddhism
- Its Fundamentals & History -
by Dudjom Rinpoche



sönam


Revenir en haut
Ce membre est déconnecté Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail Visiter le site web de l'utilisateur
heruka
Visiteur


Age: 30



Inscription :
30 Avr 2008
Messages : 16

Message Posté le : 05 Mai 2008 17:33  Répondre en citant

Bonjour,

Voici quelques faits de chronologie qui permettent de suivre l'évolution de la situation tibétaine face à l'interdiction et à l'éradication de la pratique de Dordjé Shougdèn.

--------------------------

18 juillet 1980
S.S. le Dalaï Lama dit au monastère de Sera, dans l’Etat du Karnataka : « Pour résumer mon point de vue, je ne veux pas dire que Gyalchen (Dordjé Shougdèn) n’est pas une déité authentique, mais en tout état de cause, pour ceux qui s’en remettent essentiellement à Paldèn Lhamo ou Kunga Gyalpo (le protecteur d’état), que ce soit un grand maître ou un monastère, il n’est pas de bon augure de vénérer Gyalchen ».
S.S. le Dalaï Lama donne l’ordre de fermer un petit temple de Shougdèn près du hall principal du monastère de Sera en Inde du sud. Des lamas et des moines expérimentés des monastères Séra-Djé, et Séra-Mé ont fréquenté ce temple. Un nouveau petit temple du protecteur d’état Nétchung est érigé sous le commandement du gouvernement en exil dans la cour du monastère – et dans toutes les colonies tibétaines.

1983
SS le Dalaï Lama ordonne la suppression de la statue de Dordjé Shougdèn de la principale salle de prière du monastère de Gandèn, le principal monastère de la tradition Guéloug du bouddhisme tibétain. Lorsque le Dalaï Lama est informé que la statue était trop large pour passer à travers la porte, il répond que la statue doit être brisée en morceaux.

1986
Le Lama mongol Guru Déva Rinpotché, a fait de très généreux dons et offrandes à Sa Sainteté, à ses deux précepteurs, aux grands monastères, Sera, Drépoung, Gandèn, à un moment où les Tibétains arrivant en exil souffraient de pénurie dans tous les domaines. Il vécut ensuite à Clementown près de Dehra Dun, en Inde et fut forcé de quitter l’Inde parce que la presse a publié une lettre de lui contestant les actions du Dalai Lama en ce qui concerne Dordjé Shougdèn. Rinpotché fit don de sa maison de Drepung Gomang au monastère. L’abbé du monastère réussit à persuader une foule tibétaine de ne pas détruire la maison. Sous la pression croissante de Tibétains au Népal, Gourou Déva Rinpotché fut forcé de retourner en Mongolie, son pays natal.

Mars 1996
Le seul journal indépendant à Dharamsala, connu sous le nom de « démocratie », doit arrêter sa publication.

10 mars 1996
Au cours des enseignements annuels au Temple Thekchen Choeling à Dharamsala, S.S. le Dalaï Lama impose une interdiction du culte de Dordjé Shougdèn, « Que ce soit en dehors du Tibet ou à l’intérieur du Tibet, cette divinité est en désaccord avec notre gouvernement et toutes nos divinités, ce qui est grave dans le contexte de la cause commune du Tibet. Il sera bon de s’y conformer (avec ce que nous disons) sans que nous ayons à recourir à cette dernière étape. Ce sera le dernier recours si nous devons frapper à vos portes (si vous ne suivez pas les conseils) ».

21 mars 1996
S.S. le Dalaï Lama demande aux fidèles de Dordjé Shougdèn de quitter le temple et leur interdit d’assister à la transmission de pouvoir.

30 mars 1996
Le Cabinet de SS le Dalaï Lama émet un décret pour que tout le monde cesse la pratique Dordjé Shougdèn, avec des instructions pour informer les gens de cela par l’intermédiaire des bureaux du gouvernement, des monastères, des associations, etc
L’assemblée de députés du peuple tibétain (Parlement) vote une résolution interdisant le culte de Dordjé Shougdèn aux employés du gouvernement tibétain.

Des lettres du cabinet privé de S.S. le Dalaï Lama sont envoyées aux abbés de divers monastères en Inde du Sud, en leur disant que « si certains continuent à vénérer Dhogyal, faites une liste de leurs noms, nom de la maison, lieu de naissance, la classe si ce sont des étudiants et la date d’arrivée dans le cas de nouveaux arrivants en provenance du Tibet ». (Dholgyal est un des noms de Dordjé Shougdèn, que l’administration tibétaine utilise à la place de Shougdèn, pensant que c’est un nom péjoratif.)

5 avril 1996
S.S. le Dalaï Lama s’adresse au Congrès de la jeunesse tibétaine et à l’association des femmes pour les encourager à prendre fait et cause pour faire respecter l’interdiction. Au cours de cette conférence, il est rapporté que SS le Dalaï Lama a dit que peut-être une ou deux personnes pourraient être disposéés à donner leur vie pour lui. Bien que cela ait été par la suite retiré du discours, on croit que le discours a été enregistré en vidéo par une équipe de cinéma japonaise.
À 8 heures du matin, un groupe de nonnes est allé dans la chambre de l’abbé et a tiré une statue de Dordjé Shougdèn dans la rue à l’aide d’une corde attachée à son cou. Cette statue dans le Couvent de Gaden Choeling a été consacrée par Sa Sainteté Tridjang Rinpotché, le premier précepteur de S.S. le Dalaï Lama, S.S. Ling Rinpoché, le deuxième précepteur de S.S. le Dalai Lama, Kyabdjé Song Rinpoché et Kyabdjé Rato Rinpoché. Les auteurs, Lobsang Détchen, disciplinaire du couvent, avec l’aide de la nonne Tenzin Tsélha et de Dolma Yangzom, ont craché sur la statue, se sont assises sur elle, l’ont brisée en morceaux, et puis ont jeté les restes dans la décharge publique de la ville.

9 avril 1996
Le Mouvement pour la liberté tibétaine interdit le culte de Dordjé Shougdèn parmi ses membres.

14 avril 1996
L’organisation du mouvement Guchusum adopte une résolution interdisant Dordjé Shougdèn parmi ses membres.
Tous les employés du gouvernement recoivent l’ordre de signer une déclaration qu’ils ne vénerent pas / ne vénéreront jamais Dordjé Shougdèn

18 avril 1996
Le département tibétain de la santé donne un avis spécial aux médecins et membres du personnel : «Nous devrions décider de ne plus vénérer Shougdèn à l’avenir. Si il y a une ou plusieurs personnes qui le vénérent, ils doivent se repentir du passé et cesser ce culte. Ils doivent présenter une déclaration selon laquelle ils ne le vénéreront pas à l’avenir ».

19 avril 1996
L’association Toepa (Groupe régional) adopte une résolution déclarant que Dordjé Shougdèn est un «fantôme Chinois » et interdit sa pratique.
Les employés du village des enfants tibétains sont invités à prêter serment de fidélité.
Un décret est envoyé à tous les grands monastères tibétains par le cabinet privé de SS le Dalaï Lama obligeant les administrateurs et les abbés à faire respecter l’interdiction.
Les représentants du cabinet de SS le Dalaï Lama commencent à arriver dans les monastères et colonies tibétaines pour faire pression et superviser la campagne de signatures.

22 avril 1996
Le décret interdisant le culte de Dordjé Shougdèn est officiellement affiché au monastère de Drépoung. L’abbé dit que chacun doit respecter l’interdiction. Le monastère de Drépoung Loseling a distribué un formulaire, en disant que toute personne qui n’aura pas signé sera immédiatement expulsée du monastère. De nombreux moines y compris Dragpa Rinpoché déménagent vers une ville indienne à proximité.
Dans la colonie tibétaine de Golathala, près de Bylakuppe, une grande statue de Dordjé Shougdèn avec des images plus petites et les images de Sa Sainteté Trijang Rinpoché sont prises au nom de Tibétains effrayés pour un voyage de toute une nuit jusqu’au temple Shougdèn dans le monastère de Gaden Shartse. A Bylakuppe, lorsqu’un groupe de recherche était à la recherche d’images Shougdèn, un assistant du jeune Lama Rinpoché Dakyab leur dit qu’il en a jeté une dans un lac près de la colonie tibétaine n ° 2. Il est signalé que de nombreuses statues de Shougdèn ont été jetées dans le lac.

23 avril 1996
Au monastère de Drépung Gomang, dans la principale salle de réunion, l’abbé annonce une stricte interdiction de culte Shougdèn. Dans la soirée, les fenêtres de la maison de Kyabdjé Dagom Rinpoché, un éminent adepte de Dordjé Shougdèn, sont brisées. Une atmosphère d’intimidation est omniprésente dans le monastère. Les disciples Kyabje Dagom Rinpoché se plaignent auprès de l’abbé, mais sont ignorés. L’abbé ordonne de signer une déclaration d’abandon du culte de Shougdèn. Deux moines de Ngari Khamtsen se présentent au temple Shougdèn du monastère de Gandèn Shartse, pleurant et en disant que, même s’ils ne voulaient pas renoncer à leur croyance religieuse, ils n’avaient pas d’autre choix que de signer ou de faire face à une expulsion immédiate du monastère. L’un d’entre eux quitte le monastère le lendemain.

25 avril 1996
Sur ordre de l’abbé de Gandèn Shartsé, Achog Tulku, alors à Dharamsala, le monastère convoque une réunion pour examiner l‘état de son autel de Dordjé Shougdèn. L’assemblée décide de ne pas restreindre la liberté religieuse de pratiquer Shougdèn.

26 avril 1996
Une poudja de groupe Hayagriva au monastère de Séra-Djé reçoit une commission spéciale du Cabinet de SS le Dalaï Lama d’effectuer 21 jours d’exorcisme par la divinité Hayagriva Tamdim Yangsang contre Dordjé Shougdèn et ses adeptes. Il est demandé à Bari Rinpoche de présider l’exorcisme. En retour, le Cabinet lui a offert d‘être le Guéshé de Lharampa l’année suivante, sans avoir besoin de passer les examens de Guéshé.

À la fin avril 1996
Zoungchu Rinpoché a rassemblé les signatures des écoliers de Shartsé qui stipulait qu’il était d’accord avec l’interdiction. Un moine de 11 ans lui a demandé ce que c‘était. Zoungchu a répondu qu’il s’agissait d’un formulaire pour trouver des sponsors occidentaux pour les écoles.

27-30 avril 1996
Ce fut une période de grande tension dans les monastères de l’Inde du Sud. Il y avait des bagarres entre les moines de Gandèn et Drépung. Au monastère de Gandèn Jangtsé, un moine a été battu par des partisans de l’interdiction et a dû être hospitalisé. Les fenêtres d‘éminents adeptes ont été brisées.

1er mai 1996
Des fonctionnaires proclament un décret d’interdiction sous la protection armée de la police dans le monastère Gandèn Moundgod, au sud de l’Inde.

9 mai 1996
Des représentants tibétains de monastères vénérant traditionnellement Dordjé Shougdèn venus de toute l’Inde se sont réunis à Delhi et ont résolu de ne pas renoncer à leur foi. Ils ont présenté leur premier appel au Secrétaire Privé de SS le Dalaï Lama.

10 mai 1996
Dans l’espoir d’un dialogue, des fidèles de Shougdèn ont envoyé une pétition à S.S. le Dalaï Lama, qui a été suivie par des pétitions les 20 mai, 30 mai et 5 juin. Un certain nombre de pétitions et des lettres ont été envoyées à SS le Dalaï Lama. Des demandes d’audiences ont été faites à plusieurs reprises. Elles ont toutes été rejetées.

10/11 mai 1996
Le Congrès de la jeunesse tibétaine se réunit et décide de mettre en œuvre l’interdiction dans toutes les colonies tibétaines. Des perquisitions dans les maisons débutent, et des statues, des peintures et autres objets saints sont brûlés ou profanés.

14 mai 1996
Le Kashag (Cabinet tibétain) publie une déclaration niant toute répression religieuse.

15 mai 1996
Kundeling Rinpoché, Directeur du groupement caritatif Atisha, organise des manifestations pacifiques contre l’interdiction. Un mandat d’arrestation est émis contre lui à la suite d’une allégation sans fondement de Dharamsala stipulant qu’il est un espion chinois. Il a dû quitter le pays pour le moment.

24 mai 1996
L’association Dordjé Shougdèn reçoit une lettre datée du 22 Mai 1996 sous le nom de Kalon Sonam Topgyal, annonçant qu’il y aura maintenant une interdiction complète de Shougdèn. L’interdiction insiste sur le fait que : « …des concepts comme la démocratie et la liberté de religion sont vides quand le bien-être de S.S. le Dalaï Lama et la cause commune du Tibet sont concernés ».

28 mai 1996
Le secrétariat du Cabinet tibétain en exil restreint l’autorisation de Guéshé Chémé Tséring de voyager à l‘étranger pour guider une visite culturelle et recueillir des fonds au nom de son monastère, Gadèn Shartsé, situé dans l’Etat du Karnataka. (Cheme Guéshé Tsering est un fidèle de Dordjé Shougdèn et le secrétaire général de la société Dordjé Shougdèn.)

5 juin 1996
Au cours de la 12e session de l’Assemblée nationale tibétaine, à Dharamsala, (tenue entre le 31 mai et le 6 juin), Kalong Sonam Topgyal, Président du Cabinet tibétain en exil (Kashag), s’adresse à l’assemblée :
«Maintenant, sur la question de propitiation des protecteurs du dharma, je pense que nous devons d’abord trouver des explications quant à savoir si cette (interdiction) porte atteinte aux droits de l’homme ou non. Par conséquent, il est clair que personne ne dicte ce qu’il faut faire et ne pas faire à toutes nos traditions religieuses y compris les quatre traditions bouddhistes et le Bon. N’importe qui dans notre société tibétaine peut s’engager dans les pratiques religieuses de l’islam, du christianisme, du bouddhisme ou du Bon. Cependant, une fois entré dans une foi religieuse, (il faut) se conformer à la norme des pratiques relevant de cette foi religieuse, il n’est pas bon, toutefois, que des moines bouddhistes entrent et pratiquent (le bouddhisme) dans les mosquées au nom de la liberté de la religion. Ceci étant le cas, cette (interdiction) est imposée sans empiéter sur la liberté religieuse. En particulier, puisque nous sommes une nation à double système, nous devons procéder conformément à la présente structure politico-religieuse (de notre nation), il n’est pas bon de se livrer à des caprices au nom de la liberté religieuse. En bref, les grandes institutions monastiques et celles sous l’administration (du gouvernement tibétain en exil) ne sont pas autorisées à s’en remettre (à Dordjé Shougdèn) ».

6 juin 1996
Une résolution en 8 points est adoptée par le Parlement du peuple tibétain pour imposer une interdiction sur le culte de Shougdèn.

19 juin 1996
L’Association des femmes tibétaines envoie une lettre au Gandèn Tripa, le chef de la tradition Guéloug, «Nous remercions de tout coeur et nous félicitons que de nombreux moines et monastères aient obéi au discours de S.S. le Dalaï Lama contre Shougdèn. Nous faisons de notre mieux contre Guéshé Kelsang, certains autres guéshés et les occidentaux. Ils ont protesté. Vous devez répondre aux lettres et livres écrits par eux. C’est la seule meilleure façon de résoudre la question tibétaine ».

Juin 1996
Le ministre tibétain en retraite M. Kundeling est poignardé et grièvement blessé à son domicile. Quelques jours avant lors d’une réunion à Dharamsala, il a mentionné son inquiétude sur la nouvelle ligne de la politique en exil.

8 juillet 1996
Un avis public est affiché: «Le 8 juillet, à 9 heures, aura lieu le rite préparatoire pour la transmission de pouvoir d’Avalokiteshvara (Bouddha de la Compassion). Et le 8 juillet, la transmission de pouvoir aura lieu. Toutefois, les adeptes de Dholgyal (Shougdèn) ne sont pas autorisés à assister à cette transmission de pouvoir. Par ordre du Cabinet de S.S. le Dalaï Lama”

13 juillet 1996
Samdong Tulku, le président du Parlement tibétain, parle aux dignitaires locaux tibétains à New Delhi, leur conseillant de ne pas utiliser la pression ou un langage violent pour convaincre les Tibétains dans la région de Delhi d’abandonner la pratique de Dordjé Shougdèn, mais de leur demander de choisir entre Dordjé Shougdèn et S.S. le Dalaï Lama.

13 au 14 juillet 1996
A Mundgod, dans le sud de l’Inde, plus de 700 moines, adeptes de Dordjé Shougdèn, ont mené une manifestation pacifique contre la surpression de Dordjé Shougdèn. Onze moines de la maison de Serkong se sont joints à la marche. En résultat, ces moines sont expulsés de leur collège. Le 6 août 1996 au nom des colonies tibétaines de Mundgod, le gouvernement tibétain en exil envoie une lettre au monastère Jangtsé exprimant sa gratitude pour l’expulsion des onze moines de leur monastère.

17 juillet 1996
Une résolution du parlement tibétain en exil est déposé par Yonten Phuntsog, appuyé par Tsering Phuntsog : «8: Pour l’essentiel, les organisations / associations gouvernementales départementales, les monastères et leurs annexes sous la direction du gouvernement tibétain en exil devraient respecter l’interdiction contre le culte de Dholgyal (Shougdèn). . . . Toutefois, si une personne est un adepte de Dholgyal, il devrait être instamment prié de ne se présenter à aucun enseignement tel que les transmissions de pouvoir tantriques accordées par S.S. le Dalaï Lama “.

Mi-juillet, 1996
Mme Chogpa, une veuve agée de 70 ans de la colonie tibétaine de Rajpur tibétain, près de Dehradun, UP, est harcelée au-delà de la tolérance par les Tibétains locaux et ses voisins. Impuissante contre tant de personnes, elle vend sa maison, sa cuisine, et son petit jardin potager pour 5000 Rs et trouve asile dans Camp Lama n ° 1, Mundgod, dans l’Etat du Karnataka.

11 juillet 1996
Un total de dix Tibétains dont huit hommes et deux femmes sont expulsés du Congrès de la jeunesse tibétaine et l’Association des femmes tibétaines pour avoir refusé de renoncer à leur foi religieuse en Dordjé Shougdèn. Cet incident a eu lieu dans la communauté tibétaine à Shillong, Meghalaya.

Juillet 1996
Un projet de constitution tibétaine démocratique pour un futur Tibet libre est modifié pour qu’aucun juge ou juré ne puisse être un adepte de Dordjé Shougdèn.
Au cours de la préparation de l’initiation de Kalachakra à Lahul Spiti, Tséring Chenga, l’oracle féminin de S.S. le Dalaï Lama, allègue qu’environ une trentaine de membres de l’association Dordjé Shougdèn attaquera S.S. le Dalaï Lama lors de l’initiation. Des mesures de sécurité sophistiquées et des recherches sont entreprises, mais cela se révèle être une fausse prophétie et une fausse alerte. Personne de l’association Dordjé Shougdèn n’était présent.

25 juillet 1996
Une lettre est envoyée à plusieurs monastères recrutant des moines pour l’école bouddhiste de Dialectique à Dharamsala. L’une des quatre qualifications requises est la suivante: « 4 : Le candidat ne doit pas être un adepte de Dholgyal (Shougdèn) ».

29 juillet 1996
Onze jeunes moines sont expulsés du monastère au motif qu’ils ont manifesté contre SS le Dalaï Lama. En même temps que 300 moines du monastère Gaden de Shartse, ils ont pris part à une manifestation pacifique contre l’interdiction au monastère Ganden de Mundgod, dans l‘état de Karnataka.

29 juillet 1996
900 moines du monastère Sera-Mey mènent une manifestation pacifique contre l’interdiction de Dordjé Shougdèn.
Samdhong Tulku, alors président des députés du peuple tibétain prononce un discours aux moines assemblés dans la salle de réunion de Sera Lachi, en disant « … Dordjé Shougdèn et Nétchung (protecteur d’état) sont tous les deux des bodhisattvas qui ont atteint de hauts niveaux ».

Août, 1996
Une organisation qui se fait appeler « la société secrète des éliminateurs des ennemis extérieurs et intérieurs du Tibet» rend publique sa menace de mort contre les deux jeunes réincarnations de haut lamas qui s’en remettent à Dordjé Shougdèn : Kyabdjé Tridjang Rinpoché (13) et Song Kyabdjé Rinpoché (11 ).
Voici un extrait : « Toute personne qui va à l’encontre de la politique du gouvernement doit être singularisée, contrecarrée et condamnée à la peine de mort … En ce qui concerne les réincarnations de Tridjang et Song Rinpoché, s’ils ne cessent pas de pratiquer Dholgyal (Shougdèn) et continuent à contredire les paroles de Sa Sainteté le Dalaï Lama, non seulement nous ne serons pas en mesure de les respecter, mais leur vie et leurs activités subiront la destruction. C’est notre premier avertissement ».

8 août 1996
Pour la première fois une nouvelle chanson intitulée cause tibétaine est enseignée aux enfants tibétains d‘âge scolaire, elle comprend les lignes : « Tous les Tibétains, écoutez les conseils de Sa Sainteté le SS le Dalaï Lama et remettez-vous en aux protecteurs purs. C’est la cause tibétaine ».

4 – 6 octobre, 1996
Le Conseil des enseignants Guéloug en Europe (19 membres) se réunit et demande une audience à S.S. le Dalaï Lama pour discuter de cette question. L’audience est refusée, avec une lettre du Cabinet de S.S. le Dalaï Lama déclarant, «Vous n’avez rien d’autre à dire à part prendre soin des 18 volumes des œuvres de Djé Tsongkhapa ».Dès lors, les membres du conseil ont trop peur de se réunir à nouveau.
L’association Dordjé Shougdèn rencontre des abbés de Séra, Drépung et Gandèn à New Delhi. Les abbés demandent une audience avec S.S. le Dalaï Lama pour discuter de la question. L’audience est refusée, de même que toutes les précédentes demandes d’audience de l’association Dordjé Shougdèn à ce sujet.

7-8 novembre 1996
La maison de l’enseignant en retraite M. Thupten est attaquée et incendiée, avec sa fille et un parent délibérément enfermés à l’intérieur. Heureusement, ils survécurent. Dans une cassette publiée par l’association Dordjé Shougdèn M. Thupten avait fourni un certain nombre de récits historiques, montrant l’injustice flagrante des actions du gouvernement en exil.

11 novembre 1996
Un avis est affiché interdisant les fidèles de Dholgyal (Dordjé Shougdèn) d’assister à une transmission de pouvoir de Gouhyasamaja par S.S. le Dalaï Lama.

Novembre 1996
S.S. le Dalaï Lama assiste à la dernière journée de six semaines de pratiques dans le cadre de Tamdrin Yangsang, le jour où les rituels comprenant la « sortie des tormas » sont effectuées. Les personnes présentes sont des moines des monastères de Séra-Djé et Nétchung, et six oracles, qui sont tous en transe. L’un, une femme oracle, Tsering Chenma, commence à attaquer Dordjé Shougdèn, en disant que, même au sein de la congrégation il y en a encore qui pratiquent Dordjé Shougdèn. Une autre femme oracle, Yudonma, désigne alors Jangmar Rinpoché du monastère de Drépung Loseling, un Lama d’une bonne soixantaine d’années qui était originaire de la province de Gyalthang à l’est du Tibet, et commence à crier : « Ce Lama est mauvais, il est un disciple de Dordjé Shougdèn, sortez-le, sortez-le ! » Elle commence ensuite à tirer ses robes et à saisir sa tête. Le Lama se lève et la gifle deux fois. Une bagarre éclate entre Jangmar Rinpoché et ses assistants d’un côté, et l’oracle et des moines du monastère de Nétchung de l’autre. Le Lama est expulsé. Le lendemain, il rend compte de cet incident à S.S. directement et S.S. dit alors : « Vous n’avez pas commis de faute, je sais très bien que vous n‘êtes pas un pratiquant de Dordjé Shougdèn. Parfois, ces oracles en font un peu trop. C’est bien que vous l’ayez giflée. »

19 – 21 novembre 1996
S.S. le Dalaï Lama se rend dans le sud de l’Inde pour rendre visite à des monastères tibétains à Mundgod, sans la traditionnelle demande, ce qui est sans précédent pour un Dalaï Lama. L’association Dordjé Shougdèn retient une manifestation pacifique dans l’espoir de réconciliation avec S.S. le Dalaï Lama. Ils présentent une pétition à S.S. le Dalaï Lama, mais ils se voient refuser une audience. S.S. le Dalaï Lama parle même en termes plus sévères à propos de l’interdiction, et menace « Vous pouvez avoir l’impression qu’en publiant des lettres, des pamphlets, etc. contre cette interdiction, S.S. le Dalaï Lama va révoquer l’interdiction. Ce ne sera jamais le cas. Si vous prenez une position rigide, je vais renforcer cette interdiction encore plus loin »

Un autre récit des événements du 19 au 21 novembre 1996
Dans l’espoir d’un discours de réconciliation de S.S. le Dalaï Lama, les fidèles de Dordjé Shougdèn annulent leurs projets de marche pacifique. C’est également publié dans le journal local. Ils appelent également personnellement le commissaire adjoint ainsi que le SP de Karwar pour assurer les autorités concernées de la bonne volonté de ce geste. L’association Dordjé Shougdèn à Delhi envoie une délégation pour demander une audience avec S.S. le Dalaï Lama, dans l’espoir de réconciliations au cours de cette visite. Le secrétaire privé, M. Lobsang Jinpa, dit aux délégués qu’il ne sert à rien que les délégués voient Sa Sainteté s’ils ne veulent pas renoncer à leur culte de Dordjé Shougdèn.

Le 20 novembre S.S. le Dalaï Lama donne une conférence au Camp Drépung Lama de 8h00 à 11h00. Dans cette conférence, S.S. le Dalaï Lama dit qu’il ne recherche plus l’indépendance totale du Tibet par rapport à la Chine. Les tibétains, compte tenu de leur faible population, du vaste territoire, du manque de ressources naturelles, du besoin d’industrialisation, devraient donc plus rechercher une véritable autonomie avec la Chine plutôt qu’une indépendance totale. Quand les temps changeront, plus tard, l’indépendance pourra être envisagée.
Il dit également : “Au cours des enseignements du Nouvel An, cette année, j’ai parlé contre le culte de Shougdèn, et fait part de mon sentiment. Je n’ai pas demandé au Cabinet tibétain en exil ou au parlement tibétain en exil de faire respecter l’interdiction. Toutefois, ils m’ont soutenu volontairement. J’apprécie leur manifestation de soutien. De même, parmi les abbés, il y en a eu beaucoup qui ont abandonné le culte de Shougdèn après mes entretiens, je leur donne mes remerciements pour leur respect “.

Dans une importante contradiction avec les allégations faites par le gouvernement tibétain en exil plus tôt dans l’année que le culte de Dordjé Shougdèn présente un danger pour le bien-être de SS le Dalaï Lama, le Dalaï Lama lui-même assure au public, « il n’est pas nécessaire de se préoccuper de son bien-être », ajoutant en outre que, « il est certain de vivre jusqu’à l‘âge de quatre-vingt au moins. »
Plus tard ce jour-là est un examen de débat monastique. Les membres des deux monastères de Shartse et Jhangtse (environ 2000) y participent. Le programme débute à 14 heures et dure jusqu‘à 19h30. Au cours de ce programme, aux alentours de 18 heures, S.S. le Dalaï Lama parle. Des extraits de cet exposé sont les suivants :

« Quand j‘étais en visite au monastère de Sera (à Bylakuppe, du 15 au 18 novembre 1996), un représentant du monastère de Shartse et Jangtse m’a sollicité, m’invitant officiellement à visiter ces deux monastères. Je les ai interrogés de façon badine sur les récentes manifestations contre mes agents …

« Cette fois-ci, je visite Shartse. A l’avenir, toutefois, si le monastère continue de vénérer Dordjé Shougdèn et à construire des images de cette divinité, alors je dois refuser de visiter Shartse. . Dans ce cas, ils ne devraient pas m’inviter moi, et de toute façon je ne viendrai pas, même si je suis invité.

« De même, au Tibet dans l’avenir, si un monastère vénère Dordjé Shougdèn, ils ne devraient pas avoir l’espoir de m’inviter, et même si je suis invité, je ne serai pas à l’aise pour accepter de telles invitations.

« De même, si il y a encore des gens qui estiment qu’ils ne peuvent abandonner ce culte et qui sentent qu’ils continueront à vénérer Dordjé Shougdèn, je ne vois aucun avantage pour eux de rester sous les auspices du gouvernement tibétain à Ganden Phodrang.

« Vous pouvez avoir l’impression qu’en publiant des lettres, des pamphlets, etc. contre cette interdiction, S.S. le Dalaï Lama va révoquer l’interdiction. Ce ne sera jamais le cas. Si vous prenez une position rigide, je vais renforcer cette interdiction encore plus. »

Après ces mots, SS le Dalaï Lama se lève de son trône, et montrant vers sa gauche et sa droite, il demande : « Qui est Shartsé et qui est Jhangtse». Puis, montrant vers la section Shartsé, S.S. le Dalaï fait la remarque : « Je vous préviens, les moines âgés de Sharts ». Vous ne devez pas dire une chose et faire une autre. Les moines les plus âgés devraient changer d’avis, et guider les jeunes moines. »

2 janvier 1998
Au cours de l’inauguration de la cour de débat du monastère de Sera-Mey par S.S. le Dalaï Lama, les moines de Pomra Khangtsen, qui constituent environ les trois quarts du monastère de Sera-Mey, et qui s’en remettent tous à Dordjé Shougdèn, sont interdits d’assister à la cérémonie. Ils sont empêchés de quitter leur chambre et font l’objet d’assignation à résidence virtuelle par la police locale sur les instructions de Dharamsala, qui prétend que les moines sont une menace pour la sécurité de S.S. le Dalaï Lama.
Au cours de la cérémonie d’inauguration, il y a un grand thangkha de Tha-wo, la divinité protectrice monastique, qui ressemble à Dordjé Shougdèn. S.S. le Dalaï Lama, en pensant que c’est Dordjé Shougdèn, attaque amèrement la pratique de Dordjé Shougdèn lors de son discours aux moines. Plus tard, il rassemble les abbés et commence à les réprimander pour avoir affiché la thangkha, jusqu‘à ce qu’il lui soit fait remarquer que ce n’est pas Dordjé Shougdèn.
Pendant son discours, S.S. le Dalaï Lama annonce que les moines ont à choisir entre S.S. le Dalaï Lama et Dordjé Shougdèn.
Janvier, 1998

Tashi Wangdu, président du conseil régional tibétain, déclare à la télévision suisse : « Il y a les déités gouvernementales et les non gouvernementales. Vénérer les déités qui ne sont pas reconnues par notre gouvernement est contraire à la loi ».

5-8 janvier 1998
Le programme d’informations de la télévision suisse «10 sur 10 » présente quatre reportages d’actualité consécutifs sur la question de Dordjé Shougdèn.

14 janvier 1998
Amdo Lobsang Tenzin (Président de Domed Cholkha), BHU Yontan (Président de U-Tang Cholkha) et Ratru Ngawang (Président de Dotoe Cholkha, tous trois représentants l’ Organisation United Cholsum ou UCO à Dharamsala) et M. Jampal Yeshe (Président), Guéshé Kunchog Gyaltsen (vice-président), Lobsang Gyaltsen (Coordinateur des Relations Internationales) et Ven. Dhondrub (trésorier) de l’association Dordjé Shougdèn, se réunissent à New Delhi pour étudier un terrain d’entente dans le cadre d’une manœuvre pour résoudre la crise religieuse tibétaine.

Les représentants de l’UCO demandent aux membres de l’association la “fermeture immédiate” de leur association. Les membres de l’association expliquent que celle-ci n’existe que pour rechercher le rétablissement de la liberté religieuse et la levée de l’interdiction. Lorsque ces deux buts seront atteints, l’association cessera automatiquement d’exister. Les délibérations continuent toute la journée. L’association rappelle que S.S. le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain en exil ont jusqu‘à aujourd’hui « ignoré toutes nos pétitions et les appels personnels pour obtenir réparation de leurs griefs légitimes. »

25 janvier 1998
Deuxième réunion avec l’Organisation United Cholsum à New Delhi. Les participants sont les mêmes que le 14 janvier. Lors de cette réunion, l’association Dordjé Shougdèn indique clairement à l’UCO qu’elle n’est pas soutenue ou financée par la Chine communiste. Les représentants acceptent ce fait avec un cœur ouvert. Ils disent qu’ils vont annoncer ce fait publiquement lors de la convention de l’ Organisation United Cholsum à Dharamsala.

26 février 1998
Troisième réunion entre l’UCO et l’association Dordjé Shougdèn. Elle a lieu entre Ratru Ngawang (président de la province Dhotoe) pour l’UCO et Guéshé Konchog Gyaltsen, Chatreng Gyurmey et Lobsang Gyaltsen de l’association Dordjé Shougdèn. Ratru Ngawang dit que leurs collègues de l’UCO, à Kashag et le Parlement tibétain en exil qu’ils ont rencontrés, sont d’accord pour dire que l’association Dordjé Shougdèn est vraiment irréprochable dans cette crise. Elle mérite tous les efforts de réconciliation, mais la question reste posée finalement avec S.S. le Dalaï Lama. Compte tenu de la position rigide de S.S. le Dalaï Lama ils ont rencontré une impasse. Ratru explique que les souhaits de S.S. le Dalaï Lama sont plus importants que l’harmonie de l’association tibétaine. A la question de Lobsang Gyaltsen si c’est également la position de l’UCO, Ratru dit : “Oui, c’est aussi la position de l’ Organisation United Cholsum ».

Mars 1998 : Première semaine,
Quatre moines qui sont arrivés récemment du Tibet, depuis le monastère de Sog-Shandrung, cherchent à participer à une audience publique avec S.S. le Dalaï Lama à Dharamsala. On leur dit qu’avant d’avoir une audience, ils devraient signer une déclaration disant qu’ils ne vénèrent pas Dordjé Shougdèn. L’un des moines dit qu’à moins que S.S. le Dalaï Lama lui ordonne personnellement, il ne peut pas signer une telle déclaration. Après l’audience, deux signent, mais deux ne le font pas.

22 mars 1998
Il y a une réunion publique à Delhi sur la crise religieuse organisée par le Cabinet de S.S. le Dalaï Lama. Les participants sont environ 200, y compris Shri Rathi Lal Prasad Verma, membre du Parlement (Bharatiya Janata Party), Mme Dolly Swami, Président de Delhi Mazdoor (travailleurs), le professeur Dr PR Trivedi, Président de l’environnement et de écologie de l’Inde, Shri Dev Anand Mishra, éminent activiste des droits de l’homme, le Professeur Ashwani Kumar, Faculté de droit à l’Université de Delhi et d’autres dignitaires. M. Lal Rathi exprime sa véritable douleur à propos de l’interdiction religieuse. Il dit que c’est clairement une attaque contre la liberté religieuse garantie par la Constitution de l’Inde. Il propose d’examiner cette question avec ses collègues du gouvernement, et de la porter devant le parlement. Dolly Swami fait observer qu’aussi longtemps que les Tibétains vivront en Inde, leur leadership doit vivre selon la loi indienne. Tous les dirigeants ou universitaires indiens, qui parlent à cette occasion, expriment leur profonde sympathie à tous les Tibétains qui vénèrent Dordjé Shougdèn et leur offrent des encouragements.

9 au 11 mai 1998
La première convention générale de l’association Dordjé Shougdèn est tenue à l’India International Centre de New Delhi. Environ 100 délégués de différentes branches en Inde, États-Unis, Angleterre, Italie, Espagne, Allemagne, Autriche, Hollande, Suisse, Hong Kong, Taïwan, Singapour et le Népal se réunissent pour examiner la situation et échanger des vues sur l‘établissement d’un plan commun d’action positive.

22 juillet 1998
L’Organisation United Cholsum basée à Dharamsala annonce un projet de convention tibétaine générale à Dharamsala en août. Le thème de la convention est de marginaliser les fidèles de Dordjé Shougdèn dans la communauté tibétaine en exil.

22 août, 1998
l’association Dordjé Shougdèn fait l’annonce : « Quelques raisons pour que les délégués de l’association Dordjé Shougdèn participent à la Convention à Dharamsala », pour mettre les choses au clair en ce qui concerne son caractère non politique. Elle souligne que «l’Organisation United Cholsum a maintes fois propagé l’allégation selon laquelle l’association Dordjé Shougdèn à Delhi a des liens avec Pékin et Taïwan. Nous demandons à l’organisation de clarifier et de justifier leur accusation en présence du public tibétain au cours de cette convention. Accuser une personne innocente avec ce type d’allégation est la pire et la plus méprisable méthode pour détruire le bonheur et l’avenir d’une personne innocente au sein de l’association tibétaine. Par conséquent, nous voudrions demander à l’Organisation United Cholsum de produire des preuves pour étayer leurs allégations à l’encontre de l’association… “.

22 août, 1998
Une délégation composée de 120 membres de l’association Dordjé Shougdèn de différentes parties de l’Inde, dont des femmes et des personnes âgées survivants du Tibet, quittent Delhi pour Dharamsala, en vue de participer à la convention dans le but d’apporter une contribution en faveur de la réconciliation et la restauration de la liberté religieuse dans la communauté tibétaine.

25 août 1998 : environ 10 h
L’agent Dawa Tsering appelle le public tibétain à McLeod Ganj, Dharamsala, et leur dit que des autobus entiers de militants Shougdèn se sont mis en route de Delhi pour détruire le temple tibétain, et ensuite continuer avec le palais de S.S. le Dalaï Lama. Le public tibétain, y compris les moines, se rassemble à la gare routière de McLeod Ganj pendant la nuit, en attendant d’attaquer la délégation.

25 août 1998 : Minuit
Deux ministres tibétains font appel au sous commissaire divisionnaire de la police, alertant les autorités du district sur le potentiel de situation « d’ordre public » et en leur demandant d’arrêter les délégations Shougdèn avant que la situation explose.

26 août 1998: Matin
Tous les 120 membres délégués de l’association Dordjé Shougdèn, y compris de nombreuses personnes âgées et les femmes, sont contraints de rester au village de Samela, à la périphérie de la ville de Kangra. Les délégués sont abandonnés à Samela de 9 h à la soirée.

26 août 1998: Soirée
L’ensemble de la délégation est dirigée par la police pour se rendre dans la ville de Dehra en garde à vue judiciaire.

26 – 27 août 1998: 22:30 à 2 h du matin
L’administration du district organise une rencontre entre la délégation et l’ Organisation United Cholsum au siège de la police à Dharamsala sous la supervision du commissaire adjoint supplémentaire (ADC), (Mme) Anuradha Thakur, en présence des officiers supérieurs de police du district.

La délégation Shougdèn a demandé aux chefs de l’UCO, ainsi qu’au représentant du gouvernement tibétain en exil Samkhar Tenpa et Tashi Namgyal, de produire des preuves, le cas échéant, pour étayer leur allégation relative au financement de l’association Dordjé Shougdèn par la Chine communiste ou Taïwan. En l’absence d’une telle preuve, les délégués de l’association Dordjé Shougdèn ajoutent que l’UCO devrait leur permettre de participer à la convention où ils clarifieront les idées fausses du public sur la question une fois pour toutes. Les délégués de l’UCO ne fournissent aucune preuve. Ils ne font que souligner à maintes reprises que les délégués doivent retourner à Delhi, car ils pourraient être attaqués, battus et tués par des Tibétains s’ils se dirigent vers Dharamsala.

27 août 1998
À la convention annuelle du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC) au Village d’enfants tibétains (TCV), à Dharamsala, S.S. le Dalaï Lama, au cours de son allocution d’ouverture, a déclaré: «J’ai imposé cette interdiction pour trois raisons: (1) Tout au long de l’histoire, ce culte a été en désaccord avec les arrêts du gouvernement Gnaden Phodrang du Tibet, (2) Le bouddhisme, qui est très profond, est en danger de dégénérer en le culte d’un esprit, et (3) le culte de Dholgyal (Shougdèn) crée le sectarisme. Pour ces trois raisons j’ai imposé l’interdiction. Vous, la jeune génération, devriez être prudent. C’est dangereux. J’ai été informé que plus d’une centaine de fidèles de Dholgyal allaient arriver ».

31 août 1998
Les résolutions adoptées par convention de l’UCO comprennent:
« Ordre du jour 3: Compte tenu du fait qu‘à ce jour, dans notre société, les adeptes de l’argent et des moyens des communistes chinois et taïwanais, sous le prétexte de conflits religieux (Shougdèn) se sont engagés dans la mise en oeuvre systématique des plans de l’ennemi et compromettent ainsi la cause du Tibet. Quelle est la meilleure façon d’exposer ces mauvais éléments à tous ? Que faut-il faire pour arrêter cela?
« F. Pour qu’il soit impossible pour ceux qui cherchent à saper le prestige de S.S. le Dalaï Lama et pour que notre gouvernement obtienne l’accès aux «Autorisations de voyages des affaires étrangères », à l’admission dans les écoles, les prestations de vieillesse, pensions alimentaires pour enfants et l’aide aux démunis, nous demandons instamment que ces personnes ne soient pas mis sur un pied d‘égalité avec d’autres Tibétains. Ils devraient être soumis à un vote dans les enclaves tibétaines. Il convient également de vérifier si ces personnes ont la carte de membre de leurs provinces respectives. En bref, nous demandons instamment (au gouvernement tibétain en exil) de ne pas décevoir le grand public tibétain (en traitant ceux qui vénèrent Dordjé Shougdèn contre l’interdiction imposée par S.S. le Dalaï Lama sur un pied d‘égalité avec d’autres Tibétains). De même, les bureaux locaux du Mouvement tibétain pour la liberté doivent vérifier si les tibétains candidats ou mettant à jour le livre vert (sans lequel aucun tibétain n’a accès aux programmes de prestations du gouvernement tibétain en exil ou à l’aide étrangère acheminée par le gouvernement tibétain en exil) ont une carte de membre valide de leur province (de naissance) délivrée par la succursale locale de l’UCO.
«G. En outre, dans toutes les enclaves tibétaines, à moins que les fidèles de Dordjé Shougdèn ne renoncent volontairement à leur culte et jusqu‘à cela, personne ne doit fréquenter les restaurants, boutiques, chambres d’hôtes etc. tibétains, gérés par un fidèle de Shougdèn. «En connaissant l’histoire, aussi longtemps que la religion et la politique du peuple tibétain survivent, chaque tibétain doit s’engager à ne jamais assister à aucun enseignement (religieux), ou à n‘établir aucun lien spirituel avec tout maître spirituel tibétain ou lama réincarné lié à Dordjé Shougdèn. »
«H. Puisque des livres, des documents, des bulletins d’information et quelle que soit la littérature publiée par la soi-disant association Dordjé Shougdèn ne sont rien d’autre que l’idéologie et l’activité de la Chine communiste, aucun tibétain n’est autorisé à souscrire à l’achat ou à lire un de ces livres ou brochures. Ils ne peuvent ni ne doivent non plus être autorisés à souscrire à l’achat ou lire aucun article des journaux Drang-den (la vérité) et Nyenchen Thang-lha tibétain (privé). Si ceux-ci parviennent par la poste, ils doivent être retournés à l’expéditeur.

Août 1998
La « société secrète des éliminateurs des ennemis extérieurs et intérieurs » fait à nouveau des menaces de mort contre les deux jeunes incarnations de Kyabjé Tridjang Rinpotché (13), précepteur de S.S. le Dalaï Lama, et de Song Rinpotché (11). Choktul Trijang Rinpotché est obligé d’arrêter ses études traditionnelles et de quitter l’Inde.
[Choktul Rinpotché est allée vivre en Europe occidentale et a demandé une audience à chaque fois que S.S. le Dalaï Lama a visité l’Europe. Choktul Rinpotché a demandé à S.S. le Dalaï Lama d’accepter par compassion et sans conditions de lui permettre de continuer sa relation avec Dordjé Shougdèn, qui a été étroitement liée avec les trois derniers prédécesseurs de la lignée de Kyabjé Tridjang Rinpotché. Cela a été refusé à maintes reprises.
Dans leur dernière réunion en Europe, à Graz, en Autriche, en 2003, S.S. Dalai Lama a fait part de son jugement final: «Si vous abandonnez cette divinité, moi-même et tout le peuple tibétain apprécierons beaucoup et notre protecteur Netchung prendra soin de vous et vous apportera plus de succès et de célébrité que jamais. Si vous n’abandonnez pas cette divinité, alors votre carrière monastique, comme recevoir la pleine ordination de moine et participer aux examens de Guéshé ne sera pas possible. Donc, je vous laisse juge. Puis il a conclu la conversation avec les mots en anglais : «Oui ou Non? » Choktul Rinpotché, grandement déçu, ne voulant ni renoncer à la tradition de ses propres prédécesseurs, ni désireux d’être opposant à Sa Sainteté, a choisi de changer son mode de vie totalement et vit maintenant librement, en se concentrant sur ses propres études du dharma et ses pratiques aux États-Unis.]

Septembre 1998
La dernière lettre de plusieurs campagnes écrites commence avec des lettres provenant de partout dans le monde, en cherchant des explications de S.S. le Dalaï Lama, car cela touche des milliers de bouddhistes occidentaux. Il n’y a pas de réponse.

2 septembre 1998
Deux cents délégués de l’association Dordjé Shougdèn venus de toute l’Inde et du Népal ont effectué une marche silencieuse et pacifique à New Delhi contre l’interdiction de leur liberté de religion, avec des banderoles et des pancartes en appelant à l’administration tibétaine en exil, à Dharamsala : «Arrêtez votre intolérance et votre discrimination religieuse. Cessez vos mensonges sur l’association Dordjé Shougdèn. Nous sommes condamnés derrière notre dos. Gardez la politique en dehors de la religion ».

15 septembre 1998
M. Phuntsok Nudrub (63), un fidèle de Dordjé Shougdèn résident à Delhi, va au bureau de l’enregistrement des étrangers (BOF) à Dharamsala en vue de renouveler son certificat d’immatriculation (permis de séjour pour les réfugiés tibétains en Inde). Il est interrogé pendant deux jours, assisté par des officiers du département de la sécurité tibétaine. L’agent indien demande à Phuntsok s’il est un fidèle de Dordjé Shougdèn. Phuntsok répond “Oui”. Sur un signe des agents tibétains, l’agent indien fait observer que «comme tous les autres tibétains, vous pouvez soit accepter S.S. le Dalaï Lama ou vénérer Dordjé Shougdèn. Vous ne pouvez pas faire les deux ». Phuntsok soulève de graves objections à cette ingérence sans précédent dans sa foi religieuse. Notant que le FRO ne peut pas renouveler son permis de séjour à moins qu’il ne renonce à son culte, l’agent indien refuse l’extension du permis de séjour de Phuntsok.

23 novembre 1998
Une organisation tibétaine à Darjeeling et Kalimpong, Inde, envoie un message au monastère Samten Choeling (créé en 1952), qui abrite également le stoupa commémoratif de Anagarika Govinda, : des délégués passeront rapidement au monastère pour demander à la communauté monastique d’abandonner son culte traditionnel de Dordjé Shougdèn. Le lendemain, 24 novembre, lorsque le vénérable Umze Thupten (71) entend les nouvelles sur un appel téléphonique, il a une crise cardiaque foudroyante et meurt sur place.

10 juin 1998
Le ministre tibétain (à cette époque) du département de la religion et de la culture, Vén. Kirti Rinpoché, effectue un voyage officiel dans la colonie tibétaine de Darjeeling. Sur les instructions du ministre, deux Tibétains – Amdo et Gyalrong Tsultrim Gyatso – sont envoyés au domicile de Gonpo Dekyi, la veuve de Gonpo Amdo, un fidèle de Dordjé Shougdèn. Ils emportent de force un Vase de Shougdèn de son domicile et l’enterrent en dessous du cimetière local. Le vase avait été consacré par Sa Sainteté Zong Rinpoché.

21 décembre 1998
Le président de All India Singsha Bhutia Association, une des plus grandes organisations indiennes sociales à Kalimpong, écrit au ministère de la religion et la culture de l’administration tibétaine à Dharamsala, au nom de ses citoyens indiens : «Nous avons entendu que votre département soulève certaines sortes d’opposition contre une divinité particulière de notre culte. Si tel est le cas, alors c’est très regrettable, car c’est contre la nature même et l’esprit de notre pays laïc démocratique. Par conséquent, dans ces circonstances, nous voudrions vous demander de bien vouloir vous abstenir d’ingérence dans notre culte, de sorte que la paix et l’amitié ne soient pas perturbées parmi les adeptes de toutes les religions lamaïques. »

30 décembre 1998
Sur instructions de la première partie de la visite de S.S. le Dalaï Lama, le bureau tibétain de la colonie Mundgod émet une circulaire :
Pour les permanents, responsables de la discipline des monastères, président des organisations et chefs de camp.
“… Conformément à l’esprit des discours répétés de S.S. le Dalaï Lama, il est impératif que ceux qui fréquentent l’enseignement soient confirmés comme étant des non-fidèles de Dholgyal (Shougdèn). Par conséquent, nous n’avons d’autre choix que d’annoncer qu’en maintenant cette rigueur à l’esprit, les institutions et les organisations respectives devraient mettre en œuvre cette exigence sans faillir. À cette fin, ils doivent examiner minutieusement la liste de présence à ces enseignements de S.S. le Dalaï Lama. Dans le même temps, le bureau de la colonie a préparé des badges spéciaux pour tous les moines, nonnes et les laïcs “.

13 janvier 1999
S.S. le Dalaï Lama rend visite à Tridjang Labrang, la résidence de Sa Sainteté Tridjang Rinpoché (1900-1981), qui était sont précepteur. Lors d’une réunion des moines de Labrang, S.S. le Dalaï Lama a déclaré: «… au cours de ma visite en Suisse, Lobsang a demandé que l’actuel Choktul Rinpotché soit autorisé à vénérer Dordjé Shougdèn comme son prédécesseur, sans une décision de divination par la boule de pâte. Il m’a également dit que l’interdiction du culte de Shougdèn est à l’origine des souffrances qui se propagent chez tout le monde, et qu’elle pourrait être révoquée. C’est un discours ridicule. Ma raison pour interdire le Protecteur est dans l’intérêt de la politique et de la religion tibétaines, ainsi que pour la tradition Guéloug. Dans notre face-à-face, j’ai également dit à Rinpotché de comprendre qu’il se peut que ce soit notre dernière rencontre »

Au cours de cette audience privée avec S.S. le Dalaï Lama, Ven. Choezed La, le plus ancien fonctionnaire de Trijang Labrang, a humblement fait remarquer que l’interdiction religieuse a créé une atmosphère d’hostilité sans précédent contre les monastères de Shartsé et contre Labrang Trijang, qui n’est pas très différente de l’atmosphère de la Révolution culturelle au Tibet. Il a demandé si, pour soulager la souffrance au sein du public tibétain due à cette atmosphère, S.S. pouvait bien vouloir envisager la révocation de l’interdiction.

À cela, S.S. le Dalaï Lama répond avec colère, « Il n’y aura pas de changement dans ma position. Je ne révoquerai jamais l’interdiction. Vous avez raison. Ce sera comme la Révolution culturelle. S’ils (ceux qui n’acceptent pas l’interdiction) n’écoutent pas mes mots, la situation va empirer pour eux. Asseyez-vous et regardez. La situation va seulement empirer pour eux ».

14 janvier 1999
Au cours de la première allocution publique de sa visite au monastère de Drépoung, S.S. le Dalaï Lama aborde brièvement la question tibétaine, et insiste sur son interdiction du culte de Dordjé Shougdèn. En voici un extrait : « L’association Dordjé Shougdèn joue à des jeux avec moi partout où je vais. Ils ont publié une annonce. Ils pensent que je vais reculer. Je ne ferai jamais cela. Si cela ne se produit pas dans cette vie, un successeur sera nommé pour maintenir cette interdiction ».

15 janvier 1999
À Moundgod, l’association Dordjé Shougdèn en appellent à M. Pema Choejor, ministre tibétain pour le département de la sécurité et M. Khedrup, Secrétaire du même Département à Dharamsala. Les représentants de l’association, dans leur face-à-face, expliquent leur situation en détail. Les extraits sont les suivants :

« Le gouvernement en exil a déjà enlevé nos droits politiques et nos droits religieux. Le public tibétain a été amené à nous détester encore plus que les chinois, avec de la discrimination, de la diffamation, des abus et des allégations sans fondement. Cela a duré pendant trois ans. De notre côté, à maintes reprises, nous avons approché S.S. le Dalaï Lama et le gouvernement en exil dans le cadre d’une représentation et de délégations, ainsi que de nombreuses pétitions. À ce jour, cependant, il n’y a pas eu de solution compatissante de la part du gouvernement en exil. Aujourd’hui, Sa Sainteté a parlé avec colère, violemment et de façon abusive contre nous et notre foi en face de toute la colonie.

« Selon vous, le culte de Shougdèn dans l’association tibétaine nuit au bien-être de S.S. le Dalaï Lama et à la cause du Tibet. Nous n’avons aucunement l’intention de nuire au bien-être de Sa Sainteté, mais, en même temps, nous ne pouvons transiger sur nos principes religieux pour des raisons d’opportunité politique ».

À ces présentations, les fonctionnaires du gouvernement en exil répondent : « Nous comprenons votre difficulté. Nous allons transmettre votre réclamation clairement à la Kashag (cabinet) à Dharamsala. Ce que vous dites est vrai, mais puisque l’interdiction vient de Sa Sainteté, nous sommes mis dans une situation très difficile. S.S. le Dalaï Lama a pris une position figée, et si vous aussi prenez une position aussi rigide, nous (le gouvernement en exil) sommes impuissants au milieu ».

Première semaine de mai 1999
Dans une réunion informelle des organisations locales tibétaines à Darjeeling avec le nouvel agent représentant de S.S. le Dalaï Lama, ces groupes annoncent de façon non officielle aux Tibétains locaux que, désormais, personne n’est autorisé à inviter un membre du monastère Samten Choeling (Est.1952), du monastère Tharpa Choeling (Est: 1922) et du monastère Kharshang (Est: 1919) aux différents rassemblements tibétains ou festivals bouddhistes. Ce sont tous des monastères Guéloug liés à Dordjé Shougdèn.

24 Juillet 1999
Une affiche anonyme au Népal se lit comme suit:
«Le monastère Guéloug mahayana à Katmandou a envoyé près de 152 moines aux monastères Pomra de Sera-Mey et Dhokang de Gaden Shartse ». Il est demandé aux familles népalaises de ne pas envoyer leurs enfants dans ces monastères, parce que ces monastères vénèrent Dordjé Shougdèn.

12 septembre 2000
3000 Tibétains viennent au monastère Dhokhang, à Shartse. Ils attaquent le monastère et ses moines à coups de pierres et de briques.

14 décembre 2000
La Haute Cour de Delhi ordonne à la Police de Delhi de se pencher sur les plaintes de torture des adeptes de Dordjé Shougdèn par S.S. le Dalaï Lama. Dans une assignation devant le tribunal, Guéshé Konchog Gyaltsen a déclaré qu’il avait reçu des télégrammes signés par « S Killer » dans lesquels il a été menacé d‘être tué de la même manière que Guéshé Lobsang Gyatso a été assassiné. Un membre d’une division de la justice de Usha Mehra et de la justice de K. Ramamoorthy, après avoir entendu l’assignation déposée par l’association caritative et religieuse des fidèles de Dordjé Shougdèn ordonne à l’adjoint du commissaire de la police (Nord) d’examiner la plainte et de prendre une décision conformément à la loi dans les six semaines.

20 – 22 mars 2001
Le sommet des droits de l’homme et de la liberté religieuse se tient à l’India International Centre, New Delhi. Des membres des Parlements, MLS, professeurs, médecins et les délégués de Dordjé Shougdèn à travers le monde y participent.

Avril 2001
Lama Zopa, Directeur Spirituel du FPMT écrit une lettre à Lozang Jinpa, secrétaire privé de S.S. le Dalaï Lama. En voici un extrait : « Le Conseil d’administration du FPMT vient de décider d’une politique en ce qui concerne la pratique de Shougdèn. FPMT n’invitera personne qui pratique cela en tant qu’enseignant résident ou enseignant visiteur. Bien sûr, parfois il est difficile de dire si quelqu’un cache sa pratique. Pouvez-vous s’il vous plaît en informer Sa Sainteté. »

30 juillet 2002
Un avis anonyme affiché dans le Camp Lama no 2, en même temps que la séance de clôture des examens, indique : «… dans l’intérêt de la politique générale du Tibet, et dans le souci même de la lignée Guéloug, nous tenons à adopter une résolution et signons l’interdiction aux fidèles de Dholgyal (Shougdèn) de comparaître à cet examen. “

20 juin 2002
Le monastère Sera-Je envoie une lettre au représentant de S.S. le Dalaï Lama dans la colonie tibetaine Lugsung Samdupling, Bylakupee, dans l’Etat du Karnataka. Il y est indiqué :
« Comme la personne mentionnée ci-dessous, qui exige un certificat d’identité pour voyager à l‘étranger, n’est pas un adepte de Dholgyal (Dordjé Shougdèn), à ce titre, nous n’avons pas d’objection à son voyage à l‘étranger ».

30 juin 2002
La lettre suivante est émise par les soi-disant candidats à l’examen « qui n’ont nullement l’intention d‘étudier ou d’avoir un exercice religieux avec les apostats »:

« Certains fidèles pervertis de Dholgyal (Shougdèn) ont calomnié Sa Sainteté le Dalaï Lama. Ils se sont engagés dans diverses activités, qui sont préjudiciables à la cause de la politique tibétaine. La raison pour laquelle il en est ainsi, c’est le fait que, jusqu‘à présent, aucun d’entre vous ne leur (les fidèles de Shougdèn) a donné une bonne leçon. Vous les avez laissés libres. Lorsque vous avez offert des prières de longue vie à lui (le Dalaï Lama) à Pang-pe cette année, il (Dalaï Lama) a crié d’exaspération: « Suis-je la seule personne qui devrait contester l’association Dholgyal ? » »

«… La nécessité de l’heure est de faire une discrimination complète entre ceux qui vénèrent et ceux qui ne vénèrent pas Shougdèn …

«… Les abbés et les anciens abbés devraient mettre en place une interdiction complète bloquant l’intégration de tout fidèle de Dholgyal dans les examens Guéloug.

«… Nous allons instaurer une campagne de signatures à cet effet, parce que dorénavant, nous ne voulons pas arriver ou nous asseoir aux examens à côté de ceux qui vénèrent Dholgyal.

« Des copies de cette signature et serment seront présentées au cabinet (tibétain en exil) et au cabinet de S.S. le Dalaï Lama”.

8 juillet 2002
Une annonce officielle est faite par la Maison (administrative) des enseignants, avec le sceau du monastère de Sera-Jey :
«1 Il a été résolu lors de la réunion de 8 juillet 2002 qu’un serment sera dorénavant prêté à l’entrée de la communauté monastique, stipulant que personne ne vénérera Dholgyal (Shougdèn).
« 2 Ce jour-là, tous les moines à proximité des maisons respectives seront énergiquement réunis pour cette prestation de serment. Quiconque ne se présente pas, sera traité comme « volontairement expulsé » des auspices communs du monastère.
«5 Le monastère ne prendra pas connaissance de toutes les affiches pour ou contre cette décision, une fois que le serment d’admission terminée. Les enseignants de maison prendront des mesures strictes envers leurs membres sur ce point ».

28 juin 2002
L’abbé Dhonyoe de Sera-Jey, Gyumey Khensur Lobsang Tenzin, Guéshé Wangdhu et l’abbé de Jangtsé utilisent toute leur force et pouvoir pour que les moines de leurs monastères apposent leur signature sur les formulaires stipulant qu’ils n’ont pas de lien avec Dordjé Shougdèn. À ce moment-là, sept moines sont sévèrement attaqués.

5 au 20 janvier 2005
Les noms et les photographies de sept personnes sont envoyés au poste de police et aux médias. Leurs photos sont affichées et il est dit qu’elles constituent une grave menace pour la vie de S.S. le Dalaï Lama. Trois d’entre eux sont des guéshés qui ont vécu dans le monastère pendant 20 ans. En tant que fidèles de Shougdèn, ils sont accusés de vouloir essayer d’assassiner S.S. le Dalaï Lama lors de son rituel de Kalachakra.

Un officier de police déclare: « Les autorités tibétaines nous informent que ces personnes pourraient tenter de l’assassiner (S.S. le Dalaï Lama) au cours de son séjour à Amravati ». La police confirme qu’ils ont reçu des rapports des services de renseignements tibétains concernant une menace sérieuse sur la vie de S.S. le Dalaï Lama. Le rapport dit que « il fait face à des menaces de sept personnes au Tibet et en Chine. Les noms et les photographies des sept, dit-on, ex-adeptes, ont été envoyés à la police de Guntur. « De cette façon, de nombreux lamas bouddhistes innocents ont été torturés par de telles accusations fausses.

14 février 2006
Lhassa, au Tibet: Une statue de Dordjé Shougdèn est enlevée de force et détruite en même temps qu’une statue de Setrab par quelques moines dans le département Nyakri du monastère de Gandèn. Certains pèlerins rapportent cela à des gens de Lhassa, et quelques centaines de Tibétains de la région de Kham, en particulier de Dagyab, pour qui ces deux divinités sont très importantes, sont choqués et inquiets et vont directement au monastère de Gandèn pour interroger les responsables de cet outrage. Cependant, un homme de Dagyab, qui travaille comme chauffeur prévoyant les conséquences d’une réunion entre ces personnes et les moines, informe son patron. La police chinoise arrive au monastère avant que des centaines de personnes arrivent de Lhassa, et empêchent ainsi des affrontements directs. Les responsables de cette destruction sont ensuite interrogés. Des dizaines de moines qui avaient participé à la destruction ont été libérés, mais les deux principaux instigateurs doivent faire face à des conséquences juridiques.

Des troubles se produisent à l’intérieur du Tibet, à cause des fortes dénonciations de S.S. Dalaï Lama lors de l’initiation de Kalachakra, et de l’envoie de gens au Tibet avec la mission particulière de répandre des allégations telles que «la divinité Dordjé Shougdèn » nuit à la liberté tibétaine et est un danger pour la vie de Sa Sainteté. “

Les maisons de pratiquants de Dordjé Shougdèn et de leurs proches ont été attaquées avec des explosifs. Dans certains cas, lorsque les responsables sont capturés par les autorités chinoises et traduits en justice, l’administration en exil médiatise ces personnes comme des « héros nationaux qui luttent pour la liberté tibétaine ».

19 juillet 2006
La maison d’une famille de Lhassa, qui est connue pour être pratiquant de Dordjé Shougdèn est attaquée par quatre Tibétains portant des masques et prétendant être les messagers du Dalaï Lama. La seule personne dans la maison à ce moment-là est leur fils âgé de 20 ans, qui est torturé et voit ses doigts coupés. Il est menacé : la prochaine fois, ils vont lui couper les mains puis lui couper la tête si sa famille n’écoute pas le Dalaï Lama.

9 décembre 2006
L’association Dordjé Shougdèn organise une grande poudja à Delhi. De nombreux grands Lamas, Guéshés et moines sont invités de divers monastères y compris Séra et Gandèn.

20 -21 décembre 2006
Le 10e anniversaire de la fondation de l’association de Dordjé Shougdèn et le 5e sommet International pour Dordjé Shougdèn ont lieu à l’India International Centre, New Delhi. Le sommet a réuni des personnalités, des universitaires et des représentants de quatorze pays différents.

12 janvier 2007
Lors d’un discours public au monastère de Sera-Mey, S.S. le Dalaï Lama accuse l’association Dordjé Shougdèn et les fidèles de Shougdèn d’être « des assassins et des agitateurs», et affirme qu’ils reçoivent de l’argent en provenance de la Chine ».

2 février 2007
Lors de la poudja du matin au monastère de Gadèn Jangtsé, l’abbé Lobsang Choepal déclare que les moines n’ayant pas de carte d’identité doivent prendre une décision dans un délai de deux semaines. Pour obtenir une carte d’identité, chaque moine doit signer une p