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NAWA Invité

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Posté le : 25 Fév 2006 12:23 |
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TEYATA OM BHÉKAZÉ BHÉKAZÉ MAHA BHÉKAZÉ
RADZA SAMOUNG GATÉ SOHA
Sangyé Menla, le Bouddha de médecine
La méditation du Bouddha de Médecine "Sangyé Menla" et la récitation de son mantra mettent en action la puissance de la guérison, pour soi-même et pour autrui, manifestée par cet aspect. Cette pratique permet de prévenir les maladies et favorise la guérison en purifiant et dissipant le karma, les tendances et émotions négatives qui sont à l'origine des maladies et, ultimement, mène à la réalisation de l'Eveil et de l'accomplissement du bien d'autrui.
Le Bouddha de Médecine - Sangye Menla
Bouddha de médecine, SK. Bhaisajyagurubuddha, TIB. Sangs-rgyas sman-bla, CH. Yaoshi Liuliguang Rulai, JAP. Yakushi Rurikô Nyorai, Dai-i-ô, COR. Yaksa Yorai, MG. Otochi . L'un des principaux bouddhas dans le Mahàyàna. L'idée que le Bouddha guérit les maux existe dès les débuts du bouddhisme. Dans les sùtra, le Bouddha est souvent considéré comme le médecin, le disciple comme le malade, le Dharma comme le remède, sa mise en pratique comme la prise du remède et l'atteinte du nirvàna comme la guérison définitive de tous les maux du sarpsâra, y compris les maladies.
Les quatre nobles vérités elles-mêmes se présentent comme:
1. Le diagnostic de la souffrance.
2. L'étiologie.
3. Le remède.
4. Son mode d'application.
C'est dans le Mahâyàna qu'apparaît une manifestation du Bouddha spécialement envisagée comme étant le maître thérapeute. Il est question, dans le Sùtra du lotus, du bodhisattva Bhaisajyarâja, roi de la médecine dont l'enseignement soigne les êtres, et du bodhisattva Bhaisajyasa mudgata, "le Médecin suprême", mais c'est dans le Bhaisajyagurusùtra (Tibétain: sMan-gyi bla-yi mdo, chinois: Yaoshijing, japonais: Yakushikyô) que le Bouddha de médecine apparaît comme un bouddha dont le voeu originel comprend douze volets, l'un des principaux étant celui de guérir les êtres de tous leurs maux.
Traduit une première fois en chinois au IVe s. par Srimitra de Koutchéen, le sùtra le sera à nouveau par Xuanzang au VIIe s. et c'est cette dernière version qui se répandra en Chine puis en Corée et au Japon. La traduction tibétaine de Jinamitra et Dànagîla date du IXe s. Des fragments de l'original sanskrit ont été retrouvés au Gilgit (dans l'actuel Cachemire). Le bouddha Bhaisajyaguru est aussi appelé Vaidûrya Prabharâja (Tibétain: Vaidùrya 'od-kyi rgyal-po), "le Roi à la lumière lapis-lazuli". Bhaisajyaguru a pour champ pur Sudarsana (TIB. lTa-na sdug), "Beau à contempler", domaine situé à l'est et dépeint comme une terre médicinale. Le culte du Bouddha de médecine fut répandu en Chine essentiellement par l'école Tiantai (Japonais. Tendai). De Chine, il gagna la Corée et le Japon.
Au Japon, sa pratique s'est rapidement répandue, dès les premiers temps. Le temple Hôryù-ji de Nara fut édifié vers 587 par le régent Shôtoku, pour abriter la statue du Bouddha de médecine afin de guérir l'empereur Yomei. Il en fut de même pour le Yakushi-ji en 680, édifié pour guérir l'impératrice. Au VIIIe s., son culte était devenu très important. On récitait son sùtra, on exécutait des circumambulations autour de sa statue (rite Gyôdokeka) et on lui faisait l'offrande de nombreuses lampes. Il est depuis ce temps demeuré populaire, bien qu'éclipsé par Amitàbha. Yakushi Nyorai ne figure pas en tant que tel dans les deux grands mandala shingon, car il s'y trouve identifié à Aksobhya, bouddha de l'est dans le Vajradhâtu mandala et à Mahàvairocana dans celui du Garbhadhâtu. C'est le bouddha invoqué par ceux qui soignent, afin qu'il leur insuffle le pouvoir de guérir. Au Japon, on trouve aussi ses statues dans les stations thermales.
Au Tibet, il est au centre de la pratique médicale, étant le patron des Quatre tantra de médecine (TIB. rGyud-bzhi), qui sont le fondement de la médecine tibétaine. De nombreux sàdhana du Vajrayàna lui sont consacrés, qui sont utilisés soit par les yogis pour se guérir de maladies ou soigner autrui, soit par les médecins euxmêmes qui utilisent les rituels de Bhaisajyaguru pour consacrer des médicaments (TiB. smansgrub). L'invocation sanskrite à Bhaisajyaguru devient sa dhàrani quand on y ajoute le mantra: NAMO BHAGAVATE BHAISAJYEGURU VAIDÛRYAPRABHARÀJAYA TATHÀGATÂ ARHATE SAMYAKSAMBUDDHAYA / TADYATHA OM BHAISAJYE BHAISAJYE MAHÂ BHAISAJYE RAJA SAMUD GATE SVAHÀ. Selon un maître tibétain contemporain: « Le Bouddha de médecine est plus qu'un guérisseur du corps ou de l'esprit. Il est la force même de la compassion indéfectible qui illumine le monde entier - l'énergie thérapeutique de notre être le plus intime. »
Lien utile pour de plus amples informations: http://www.nomadrsi.org/modules/wfsection/article.php?articleid=20
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