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lotus Membre actif

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Inscription : 29 Nov 2005 Messages : 329 Localisation : Loire
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Posté le : 20 Fév 2006 0:27 |
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Comme la psychanalyse, le bouddhisme parle de la souffrance, de ses causes, et du moyen de la faire cesser. L'une et l'autre affirment aussi qu'il est possible de changer et de se transformer nous ne sommes pas voués à reproduire les comportements qui nous entravent ; nous pouvons comprendre ce qui nous arrive.
Bouddhisme et Psychanalyse
donnée, le 28/02/96, par Jean-Pierre Schnetzler
(...) Je parlerai de la méditation bouddhique, la seule que je connaisse un peu, qui est partie intégrante d'une voie spirituelle de complète libération de la douleur ; et je parlerai un peu aussi de psychanalyse, méthode d'investigation et de traitement, basée sur l'hypothèse de phénomènes inconscients, sur une relation transférentielle établie entre l'analysant et l'analyste, et bien entendu sur une certaine conception du psychisme primitivement élaborée par Sigmund Freud et quelque peu modifiée par ses successeurs. Les problèmes qu'elle pose ne sont pas fondamentalement différents de ceux que pose la majorité des psychothérapies individuelles ; aussi je traiterai des psychothérapies individuelles et pas seulement de la psychanalyse au sens strict.
Les difficultés présentées par la comparaison entre la méditation et la psychanalyse tiennent évidemment à des conceptions de l'homme et du monde qui sont différentes dans les deux cas. Il s'agit, dans le premier, d'une voie traditionnelle, et dans le second d'une méthode d'investigation scientifique moderne. Il y a toutefois une analogie profonde entre ces deux démarches. Le Bouddha décrit le bouddhisme comme une méthode de guérison de la souffrance, ce qui lui a valu, d'ailleurs dans le bouddhisme, le titre canonique de "Grand médecin". Personnellement je préférerai l'appeler le grand psychiatre, car la maladie dont il guérit est avant tout mentale. Cette idée de thérapie est en effet commune aux deux démarches que nous allons traiter ce soir. Et je pense, pour ma part, qu'elles sont capables de se féconder réciproquement. Il nous faudra toutefois délimiter les domaines et les modes d'action ; les difficultés tenant aux différences de concepts, de doctrines, et de but car ils sont, nous le verrons, analogues mais pas identiques. Bien entendu je me tiendrai à l'essentiel, et en dehors des querelles de chapelle qui, vous le savez, existent partout dès qu'il y a plus de trois hommes ensembles.
Je mettrai surtout l'accent sur la méditation parce qu'elle est sans doute un peu moins connue que la psychanalyse qui fait partie du patrimoine culturel commun de nos jours.
Nous allons commencer par voir quelle est la structure du monde auquel se réfère le bouddhisme, par rapport à celle qui est explicite dans la psychanalyse.
Pour la psychanalyse, l'évolution de l'homme culmine dans un état de maturité psychologique chez un être humain capable de jouir, de supporter une dose raisonnable de contrariétés, de travailler, d'élever sa progéniture. Après quoi il décline et il disparaît définitivement, au travers de la sénilité, puisque, bien entendu, il n'y a rien après la mort. Les idées de la psychologie classique et de la psychanalyse sont évidemment celles du rationalisme et du matérialisme de leur temps. Mais la psychologie contemporaine, en particulier aux Etats-Unis et à la suite, en France, dans le mouvement transpersonnel, est né sur la côte californienne, sous les influences conjuguées de Carl Gustav Jung et des doctrines orientales, la psychologie transpersonnelle a étudié la maturation du moi de l'adulte jusqu'à un niveau qui n'est pas celui auquel je me référais auparavant. Il intègre des expériences et des modes de fonctionnement psychologique qui sont ceux des mystiques, de toutes les religions d'ailleurs, mais aussi, de façon beaucoup plus rare, de certains non-religieux. Ces expériences ont été décrites sous le nom d'"expériences de Sommet" par Abraham Maslow et, d'une façon générale, par des observateurs qui ne se sont pas crus obligés de se limiter à la description du citoyen ordinaire mais ont tenu compte des phénomènes peut-être relativement rares mais tout de même bien attestés, qui font partie d'une évolution naturelle et nullement pathologique de l'être humain ; lesquels relèvent de ce que de façon abusive on appelle, avec une légère condescendance méprisante, les phénomènes mystiques.
Dans cette optique, la psychologie transpersonnelle reconnaît, de façon schématique, qu'il existe d'abord des stades pré-personnels de développement qui sont bien connus de la psychologie génétique et de la psychanalyse. Je vais vous rappeler simplement que le nourrisson commence à prendre conscience de son environnement sensori-moteur, puis des émotions qu'il éprouve et de quelques fantasmes, pour ensuite accéder à un niveau de pensée que Piaget appelle pré-opératoire et qui constitue un élément normal mais, évidemment, temporaire de l'évolution. Après quoi, le stade personnel est atteint, lorsque sur le plan intellectuel l'enfant est capable de faire des opérations concrètes mais raisonnables où il comprend les rôles et les règles. Il acquiert ensuite une pensée formelle où il est capable de penser le monde et lui-même suivant les règles de la logique. Il appréhende des relations conceptuelles et finalement, il est capable d'opérations synthétiques et intégrantes, créatives, où il est possible d'intégrer tous les processus formels et réflexifs d'une façon personnelle. Lorsque l'adulte est arrivé à ce stade, il a terminé son évolution.
Ce n'est pas exact disent les psychologues du transpersonnel. L'être humain est encore capable, si son évolution continue, d'atteindre un stade transpersonnel du fonctionnement psychique, qui est ce que je décrirai tout à l'heure comme le début des processus de la méditation de la concentration, au seuil du premier dhyâna. Il est aussi capable d'atteindre un stade, dit "subtil" par Ken Wilber - un des psychologues transpersonnels dont je suis en train de résumer les positions qui correspond à ce que le bouddhisme appelle la forme pure : le rûpaloka, et qui correspond aussi aux archétypes et aux idées platoniciennes, aux visualisations des yidam dans le bouddhisme tantrique et au stades des dhyâna de la forme pure, nous y reviendrons tout à l'heure. Enfin le neuvième stade, qui est le stade causal pour Ken Wilber, est l'expérience du vide, du sans forme, ou de l'universel, ce qui constitue la fin des phénomènes psychiques. Au delà, c'est un état ultime, que l'hindouisme appelle le quatrième état : turiya, ou ce qui constitue le svabhavikakaya du bouddhisme, nous allons aussi y revenir. Je vous cite simplement ces neuf ou dix stades de Ken Wilber parce qu'ils sont représentatifs de la position contemporaine de la psychologie transpersonnelle qui montre qu'au-delà des stades du moi, connus de la psychologie classique, on peut décrire, suivant des critères formels basés sur des constatations d'expérience, des types de fonctionnement mental qui ne relevaient pas, ordinairement, de ce que l'on enseignait à la faculté.
Nous sommes donc là au-delà du moi ordinaire. Est-ce de cela dont il s'agit quand la mystique chrétienne parle de la mort du moi ? Est-ce de cela dont il s'agit quand le bouddhisme parle de l'illusion du moi, ou de l'inexistence du moi, ce qui est une façon de traduire le pâli anatta ou le sanscrit anatman et qui constitue, vous le savez, l'enseignement essentiel, fondamental du bouddhisme.
Cet enseignement de l'anatman, de l'anatta, de l'inexistence réelle et ultime du moi, est un enseignement difficile à comprendre dit le Bouddha. Il avait sûrement raison car dans l'expérience que l'on peut avoir des pratiquants du bouddhisme, on s'aperçoit qu'il y a souvent des erreurs de compréhension. J'en cite quelques unes tout à fait classiques. Il y en a une qui consiste à dire que la libération survient en rejetant tout dans un acte romantique ou anarchiste de liberté sans frein. On a connu cela sur les chemins de Katmandu, et également chez ceux qui recherchent une fusion extatique, de type non pas transpersonnelle mais en réalité de type pré-personnelle, une expérience de fusion avec le sein maternel ou avec la puissance protectrice, comme on voudra. C'est d'ailleurs ce qui motive les critiques de Sigmund Freud sur ce point précis. D'autres voient une libération du moi dans le fait de se soumettre complètement à un autre : le maître spirituel, ressenti comme un autre que moi, en essayant ainsi de supprimer désespérément les limites interpersonnelles. D'autres enfin pensent qu'il faut tuer le moi pour passer outre et se livrent à des processus d'assassinat de l'individu à la suite de guerres civiles douloureuses qui relèvent à mon sens du sadomasochisme, mais certainement pas d'une voie spirituelle. Le Bouddha était, vous le savez, non violent et n'a jamais recommandé d'assassiner personne, pas même soi-même. En fait, avant de devenir personne, d'accepter de n'être rien, il faut déjà être quelqu'un ; il faut avoir un moi avant d'accepter de le perdre. Il faut que celui-ci fonctionne avant qu'il puisse s'effacer.
La réalité relative du moi est précieuse et tous les psychiatres savent la gravité des troubles chez ceux dont le moi s'est mal structuré. Ce complexe fonctionnel qu'est le moi doit donc exister ; et exister normalement et correctement. L'anatta, encore une fois, ne consiste pas à tuer un moi réel. Cette vérité consiste à reconnaître que le moi est une illusion, à percevoir qu'il n'a jamais été réel et que ce qui n'a jamais été réel disparaît au moment même où l'on découvre l'illusion. Le moi n'est pas quelque chose de réel et d'authentique qu'il faille faire disparaître. On ne fait disparaître qu'une illusion, l'illusion qu'on a été identifié à ce moi. Lorsque le bouddhisme dit que le moi est une illusion, ou qu'il est irréel, n'oubliez pas que pour lui la seule chose qui est réelle c'est le nirvana ; tout le reste est illusoire. Il faut donc comprendre que ce qu'il y a à supprimer, c'est l'attachement passionnel à une identification illusoire ; c'est la fixation à un mode d'opérer, à un mode de fonctionner qui existe sous le primat de l'identification : "Je suis cela". Ce dont il y a lieu de se libérer, c'est donc de cette identification, en reconnaissant : "Je ne suis pas cela, ceci ne m'appartient pas, ceci n'est pas mon moi." C'est-à-dire qu'il faut se libérer de la relation d'identification : "Je suis Cela" ou de la relation d'appropriation : "Ceci est à moi". Il faut donc se désapproprier et se désidentifier. Mais il n'y a évidemment pas à supprimer de force quoi que ce soit de façon artificielle ; bien au contraire les consignes de la méditation nous demandent de ne rien rejeter, de ne rien supprimer, de tout voir comme c'est réellement. Alors que d'habitude nous voyons les choses comme nous désirons qu'elles soient, ou comme nous avons peur qu'elles pourraient être, ou comme nous imaginons qu'elles sont. Ce sont donc les puissances de l'attachement au désir, les puissances de l'attachement à la répulsion et les puissances de l'identification engendrée par le voile de l'ignorance qui doivent être abandonnées. Si ces trois là sont abandonnées, le moi disparaît, puisqu'il n'a jamais existé.
En fait on pourrait dire, en reprenant la formule de Lavoisier, qu'il n'y a rien qui se crée, rien qui disparaît, mais tout qui se transforme. Et on pourrait reprendre cette formule chimique au sens alchimique... Il y a de grandes parentés spirituelles entre l'alchimie et le bouddhisme tantrique en particulier, puisque la spécialité, pourrait-on dire, du bouddhisme tantrique, c'est justement de ne rien supprimer, de ne rien détruire, mais de tout transformer, exactement au sens alchimique du terme. On va donc laisser se dissoudre, naturellement, ce qui par sa nature, est impermanent et donc, de toute façon, se dissoudra, avec sagesse et compassion. (...)
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Extrait de Méditation (Sogyal Rinpoché ) : " de même que l’océan a des vagues et le soleil des rayons, ainsi les pensées et les émotions sont-elles le propre rayonnement de l’esprit. l’océan a des vagues ; pourtant il n’est pas dérangé par elles : les vagues sont de la nature même de l’océan. Les vagues se dressent, mais où vont-elles. Elles s’en retournent à l’océan. d’où viennent-elles ? De l’océan. De même, les pensées et les émotions sont le rayonnement et la manifestation de la nature même de l’esprit. "
Nos pensées sont d’ordre conscient et notre esprit est d’ordre inconscient. Pour les bouddhistes, et dans une conception " mondaine " de la compréhension et de l’explication de ces phénomènes psychiques, il existe la notion de Conscience Base de Tout. Ceci est la matrice collective, l’océan d’où les esprits, les idées (qui sont de nature identique) sont issus. Les bouddhistes parlent de conscience et non d’inconscient. Dans les faits cette Conscience Base de Tout n’est accessible qu’aux êtres ayant atteint un certain niveau d’éveil, avec une conscience supra mondaine, autant dire peu d’individus directement accessibles ici et maintenant. Cela dit vous avez conscience que l’énergie atomique existe, mais il n’est pas très facile de trouver quelqu’un qui va pouvoir vous l'expliquer " simplement " et vous montrer le fonctionnement d’une telle énergie. Même si vous trouvez cette personne, il n'est pas dit que vous comprendrez ses explications précises, seulement celles qui sont "très schématiques" et "imagées"…
La notion bouddhique est donc la suivante: sur le plan mondain ce que l'on appelle Inconscient ou subconscient est la partie non accessible directement de la Conscience Base de Tout ,: et sur le plan supra mondain il n'y a plus d'Inconscient, il y a une omniconscience ou supraconscience. Il s'agit d'un plan psychique (conscient/ subconscient) et d'un plan spirituel (ominconscience)
Ceci emmène à voir l'être humain sur 3 plans:
le plan physique( Nirmanakaya : corps d'émanation, d'apparition, de manifestation > corps physique )
le plan psychique ( Sambhogakaya : corps de jouissance > psychisme/ âme )
le plan spirituel ( Dharmakaya : corps absolu > esprit )
Dans Pour une Psychologie de l'Éveil, John Welwood ( Dr en Philosophie, Psychologue clinicien, psychotérapeute et bouddhiste) présente une forme de raisonnement accessible pour la conscience objectale de ce que les bouddhistes pointent avec le nom conventionel de "conscience base de tout":
Chap.4, p.83 et suivantes
"William James fut l'un des premiers à critiquer la tendance de la psychologie à trop mettre l'accent sur le contenu de l'esprit tout en ignorant le courant fluide de la conscience elle même - ce qui, selon lui, revenait à dire qu'une "rivière ne consiste en rien d'autre que le contenu de seaux, de louches, de quarts, de tonneaux et autres récipients emplis d'eau. Quand bien même les seaux et les bidons se trouvaient réellement dans le courant, l'eau libre entre eux continuerait à s'écouler." ...James se rapproche de la compréhension bouddhiste de l'esprit ordinaire en tant que courant de conscience, un flot continu d'expérience instant après instant.
La psychologie bouddhiste fait cependant un pas de plus. Au-delà de la focalisation occidentale statique sur le contenu de l'esprit, et de la vision plus dynamique du courant de conscience comme flot d'expérimentation, elle reconnaît une dimension de l'esprit encore plus vaste -
la présence de la conscience non conceptuelle ou ,..., de la non-pensée.
Contrastant avec les formes que prend cette conscience - pensée, sentiment, perception -, la nature plus vaste de la conscience n'a ni contour ni forme. C'est la raison pour laquelle elle est souvent décrite en tant que vacuité. Si le contenu de l'esprit est comparable aux seaux et aux bassines flottant dans le courant, et le courant de conscience à l'écoulement dynamique de l'eau, la conscience pure est sempblable à l'eau elle même dans son humidité essentielle. Parfois l'eau est calme, parfois elle est agitée; elle reste pourtant toujours telle qu'elle est: humide, fluide, aqueuse."
Continuant la métaphore de l'eau, de son courant, et des seaux J. Welwood va un peu plus loin dans sa description. Cette description est comme une carte routière, et il reste une grande différence entre parcourir la carte et faire le chemin "en vrai"!
Les pensées, jugements, sentiments, et perceptions sont des objets, des contenants de l'esprits = les seaux = les instants-esprit différenciés = les mots écrits sur cette page.
Entre les objets/ contenants de l'esprit il y a des espaces sans forme ni contour définis = les espaces entre les seaux flottant dans le courant = les instants-esprit indifférenciés = les espaces entre les mots écrits sur cette page.
En arrière plan la conscience base de tout au sein de laquelle prend place l'interaction ente les 2 premiers éléments = l'eau = la base absolue de conscience immuable, la conscience pure non conceptuelle, la vacuité = cette page blanche et vide qui supporte les mots et les espaces entre les mots
Chap.5 p.101
"Sous cet éclairage, conscient et inconscient ne sont pas deux régions séparées d'une psyché, mais plutôt deux modes différents selon lesquels l'organisme corps-esprit structure la relation. Le processus inconscient est un mode holistique (1) d'organisation de l'expérience et de réponse à la réalité, qui opère hors de portée habituelle de l'attention focale.
(1)Théorie holistique : théorie selon laquelle les phénomènes sont des totalités irréductibles à la seule somme ou même à l'association structurelle de leurs composantes. Théorie selon laquelle l'homme est un tout indivisible qui ne peut être expliqué par ses différentes composantes considérées séparément (physique, physiologique, psychique). En sciences sociales, interprétation globalisante du fonctionnement et de l'évolution de la société, l'holisme s'oppose à l'individualisme
Holiste : qui a rapport à l'Holisme
source Bouddhanalyse.com
Dernière édition : lotus le 20 Mai 2006 0:31; Edité 2 fois |
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
Sexe: 
Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1488 Localisation : Coulommiers (77)
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Posté le : 20 Fév 2006 21:59 |
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| Tinh'Y a écrit: | Voilà bien des manières de penser auxquelles je me suis toujours refusée...
Bouddhisme et psychanalyse doivent être considérées de manières totalement différentes... La psychanalyse, bien qu'elle soit décadente, est avant tout une tchnique de soin... certes elle nous éclaire sur nous même.... Mais son but est avant tout de faire place au désir.... faire que le patient assume ses désirs inconscients... et que soit assumé la notion de sujet.... Cela est totalement nécessaire dans le cas de psychose ou de névrose....
Avant tout la psychalyse est loin d'être décadente ! Son but n'est pas du tout et en est loi de faire la place belle au désir ! C'est juste un moyen de se découvrir, se connaitre afin de faire son bien ainsi que celui des autres, d'être bien dans sa peau, sa vie et encore pour être bien avec soi même ainsi que pour les autres ! un tel jugement montre la non connaissance de la psychanalyse et de la psychothérapie.
La psychanalyse est avant toute chose une pratique... aucune psychanalyse ne ressemble à une autre....
Tout comme les chemins vers l'éveil ! Aucun ne se ressemblent, ils nous sont personnels et uniques !
Je n'ai jamais voulu faire une quelconque analogie entre bouddhisme et psychanalyse.... pour la simple raison que la psychanalyse n'a pas valeur universelle, qu'il existe en cela aussi des charlatans qui n'ont pas fait de psychanalyse complète mais qui en parle beaucoup.... De plus c'est une mode qui passera....
Le bouddhisme lui aussi n'a pas de valeur unverselle ! il existe aussi des charlatans dans le bouddhisme qui eux aussi n'ont pas la connaissance profonde et pourtant, cela ne les empêche pas de se dire "guéché ou lama" ! Il existe bien des sectes se basant sur le bouddhisme et se disant affilier à telle ou telle école ou branche ! c'est loin d'être une mode mais un besoin et une nécessité dans ce monde de plus en plus individualiste, ou tout le monde perd ses reperts, ne regarde plus les autres, la vie.... sous le même oeil. |
Amicalement
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2766 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 20 Fév 2006 22:29 |
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Bonjour,
je trouve que la réponse de toupten est pleine de bon sens, même si je ne suis pas toujours daccord avec lui d'habitude.
Je ne prétends pas pour autant qu'ils sont pareil et que tous deux sont des voies vers l'éveil, ils peuvent par contre être complémentaires, un bouddhiste peut avoir besoin d'une psychanalise ou psychothérapie en complément de la voie qu'il suit et l'inverse.
L'une s'arete souvant à la transcendence, l'autre commense souvant la, ou en tout cas va au dela.
Amicalement,
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Invité

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Posté le : 22 Fév 2006 19:11 |
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Bonjour, je m'apelle Karmasamdroup.
Je voudrais simplement dire en toute humilité que la Voie du Bouddha est en soi en remise de ses difficultés à trouver sa place dans cette société basée que sur l'illusion. Des amis à moi qui sont thérapeutes et avec qui j'ai souvent des discussions forts animés sont tous d'accord pour dire que les psy se prennent souvent pour Dieu. La différence entre un hopital psychiatrique et un monastère, c'est que dans l'hopital les psy se prennent pour des Dieu alors que dans un monastère on l'humilité de reconnaître que nous ne savons pas tout et que nous consacrons notre vie à l'amélioration de la condition humaine pour soulager les souffrances de celle-ci.
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lotus Membre actif

Age: 55
Sexe: 
Inscription : 29 Nov 2005 Messages : 329 Localisation : Loire
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Posté le : 22 Fév 2006 23:26 |
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Bonjour,
Dans toutes les professions médicales ou paramédicales, on trouve des gens qui se prennent pour des dieux et d'autres qui agissent avec empathie et compassion.
Lotus
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molboil Invité

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Posté le : 25 Fév 2006 8:06 |
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[ Karmasanroup
je suisINFIRMIER PSY DEPUIS 30 ANS
Jesuis choqué par tes déclarations qui dénotent pour le moins un manque évident d'information a ce sujet je ne suis pas dieu( dieu m'en preserve) et pourtant j'ai consacré humblement
ma vie au service des desherites de tout poils..
A u service de ceux qui souffrent d'un moi malade. La réalite psychologique du moi est la . La psychose n'est pas un leurre Elle est souffrance ,exclusion sociale familiale professionnelleLA GRANDE MAJORITE DES PERSONNEL QUI BOSSENT EN HP FONT HONNETEMENT LEUR BOULOT en mesurant a chaqhe instant leur faiblesse en face de patients que ni le bouddhisme ni la psy ne parviennent a guerir (au moins la psy parvient elle a soulager et proteger ) mon hp est a 30 km d un temple et nous y recevons de temps en temps des malades atteints de delires mystiques
sans rancune a+ molboil
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Invité

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Posté le : 25 Fév 2006 11:31 |
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Merci Molboil..... Je vais bientot être à la retraite mais mon travail près des psychotiques me fait partager ton point de vue.... En général ce sont certains schizophrène qui se prennent pour dieu....
Ceci dit il y a ce point commun entre ceux qui sont sur de leur religion et les psychanalyste c'est que triop souvent, au nom de leur savoir, ou de leur supposé savoir comme on dit d'un point de vue des psy, ils ont leur point de vue sur tout... quelque fois c'est cocasse....
"Savoir ce n'est toujours que croire savoir" J Lacan
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2766 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 25 Fév 2006 23:30 |
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C'est bien vrai ce que vous dites, mais si karmasamdroup à été juste un peu maladroit dans sont discour, il ne voulais pas généraliser et dire, comme le dit tinh'y:
| Citation: | | au nom de leur savoir, ou de leur supposé savoir comme on dit d'un point de vue des psy, ils ont leur point de vue sur tout... |
sans dire qu'ils sont majoritaire heureusement.
Amicalement,
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Invité

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Posté le : 01 Mars 2006 21:10 |
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Bonjour, Je voudrais m'excuser auprès des personnes qui travaillent très fort et donnent beaucoup de leur personne auprès des malades. Je ne voulais pas généraliser, et je sais que vous donnez le mieux de vous-même aux malades. Même si je suis maladroit, je voulais simplement essyayer d'expilquer que j'ai eu souvent à faire à des malades mais que souvent, ils venaient me vois plus souvent que leur psychiatre parce que ils estimaient que je les écoutaient plus et que même s'ils me disaient que Jésus était un extra-terrestre je n'en avait cure. Je les aimais comme mes enfants et je ne tenais pas compte de leur maladie parce que pour chacun d'eux la réalité dans laquelle ils vivaient était réelle pour eux. Même si cela n'était pas vrai, je restais pour eux une oreille attentive à leurs souffrance. Je ne voulais pas les rejeter ni les rabaisser. Je voulais tout simplement qu'ils comprennenet que j'étais là si ils en avaient besoin. Être comme un grand frère pour eux. Je m'excuse si j'ai pu froisser certains d'entre vous. ce n'était pas mon but. Mais j'ai des amis psychothérapeutes bouddhistes avec qui j'ai beaucoup parlé et souvent je les rappelais à l'ordre en disant que même si leurs maladies était spychosoamtique, ils souffraient quand même. Et je voudrais vous rendre hommage pour la défense que vous avez pu montrer pour maintenir la dignité de ces malades. Veuillez accepter toutes mes excuses si je me suis mal exprimé.
Amicalement, Karmasamdroup.
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
Sexe: 
Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1488 Localisation : Coulommiers (77)
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Posté le : 01 Mars 2006 22:03 |
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Bonjour
D'ailleurs beaucoup de psy se sont tourné vers le bouddhisme
certains meme utilise certaines chose de celui ci dans leur travail
amicalement
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lotus Membre actif

Age: 55
Sexe: 
Inscription : 29 Nov 2005 Messages : 329 Localisation : Loire
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Posté le : 02 Mars 2006 0:38 |
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Bonjour,
D'accord avec toi, Toupten ; le bouddhisme a une grande influence sur ma façon de pratiquer les techniques de relaxation. C'est d'ailleurs après ma rencontre avec le bouddhisme que j'ai commencé à apprendre les thérapies comportementales, mon ancien métier me paraissant peu en accord avec ma véritable nature. Pratiquer avec empathie et compassion apporte beaucoup de joie et je connais des non-bouddhistes qui travaillent ainsi.
Lotus
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shakti Invité

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Invité

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Posté le : 03 Mars 2006 20:55 |
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Bonjour, je m'apelle Karmasamdroup et j'étais atteint d'un cancer de l'oeusophage. Lorque mon médecin m'a dit qu'il n'y a aucune possibilité d'une greffe de l'oeusophage, je me suis dit que je n'avais plus rien à perdre. C'est pourquoi je suis parti en Inde en 1989. Je n'attedais riein de ce que la douleure allait en augmentant. Mais j'avais confiance en Sa Sainteté et de son médécin personnel. Je n'avais rien à perdre de toute façon. Et puis un miracle s'est produit, une rémission partielle qui m'as permis de reconnaître que à travèrs le mode de vie bouddhiste et l'aide du Vénérable Tenzing Chödrak, qui nous a malheureusement quittés M'ont appris que la vie biologique ne sapparente pas forcément à une guérison purement biologique. Mais avec un support spirituel, tout était possible.
Ceci n'est qu'un témoignage et pas une remise en question des principes bouddhistes pour lesquels j'ai dédié ma vie, ou ce qui me reste comme vie. Qu'importe, la vie est belle, tout dépends de ce que nous en faisons.
Merci de tout coeur, Karmasamdroup.
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Invité

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Posté le : 04 Mars 2006 1:47 |
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| Citation: | | je voudrais savoir aussi comment arrive un délire mystique, comme je n'y connais pas grand chose en psy malheureusement! |
pour compléter l'admirable réponse de karmasandroup...
je parlerai du délire mystique : Celui ci survient sur une personnalité déjà perturbée... une expérience spirituelle un peu trop intense, ou simplement une ambiance déclenche tout à coup des visions, des identifications qui n'ont rien à voir avec la pratique des yidam car elles ne peuvent plus être maitrisées... mais ce n'est pas la religion ni le bouddhisme qui en sont la cause...seulement le déclencheur.... Nous ne savons pas toujours quelles sont nos faiblesses et un épisode de folie mystique peut arriver à n'importe qui... c'est pourquoi l'encadrement d'un maitre ou d'un instructeur sont nécessaire... soit pour indiquer la bonne pratique, soit pour arrêter si quelqu'un s'obstine de manière maladive...
à contrario bienque psychanalyste de formation, je pense que le bouddhisme peut être aussi une exellente thérapie pour certains... malheureusement nous manquons de maitre et d'instructeurs mais peut-être est ce parce que nous ne sommes pas de vrais disciples.....
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2766 Localisation : Coulommiers 77
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