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Les animaux et le bouddhisme

 
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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 30 Mars 2006 19:55  Répondre en citant

Point de vue de Kyabjé Kalou Rimpotché:

Citation:
RENDRE LA VIE
"Les êtres des enfers et les esprits avides endurent de terribles tourments. Néanmoins, le karma qui engendre ce type d'existence et le nôtre sont trop différents pour que la communication soit possible : nous ne pouvons pas les voir, et c'est pourquoi nous doutons parfois de leur existence. La plus grande partie des êtres qui constituent la classe des animaux sont pour nous tout aussi invisibles ; il en existe toutefois un certain nombre que nous pouvons voir et observer, paisibles ou féroces, vivant sur terre ou dans les eaux. Tous n'ont qu'une intelligence limitée, mais les animaux des mers et des rivières, les poissons et les crustacés, semblent avoir un esprit très opaque et des capacités mentales fort restreintes. Ils n'en sont pas pour autant libres du désir-attachement ; il est au contraire très puissant chez eux, plus particulièrement en relation avec la nourriture, ce qui permet aux pêcheurs de les attraper et de les tuer. Enfin, l'aversion les pousse à s'entre-tuer et à s'entre-dévorer. Opacité mentale, désir-attachement, aversion : les trois poisons sont ainsi pour eux la cause de nombreuses souffrances et, par le corps et l'esprit, ils expérimentent, tout comme nous, la souffrance et la peur. Cependant, ils ne possèdent guère de moyens de s'en préserver, et personne ne songe à les protéger : leur condition d'existence est la conséquence d'un très mauvais karma accumulé dans les vies passées.
C'est donc un acte de grande compassion que de les protéger en relâchant ceux qui, ayant été pris, sont exposés vivants à la vente sur les marchés, destinés à être tués pour être consommés. Les rendant à leur milieu naturel, nous leur redonnons la vie. Ne serait-ce que quelques jours ou quelques semaines, c'est déjà très bénéfique.
Nous pouvons, par ailleurs, utiliser trois méthodes grâce auxquelles, en plus d'un bien temporel, nous donnons un bien spirituel :
1°) en récitant pour les animaux relâchés des mantras et les noms des Bouddhas, dont la simple audition a le pouvoir de conduire à la libération ;
2°) en leur donnant à manger des substances consacrées, dont il est dit que les toucher avec la bouche suffit pour ne pas renaître dans les mondes inférieurs et pour se trouver établi sur un chemin qui, ultimement, conduira à l'Eveil ;
3°) en répandant sur leur corps du sable consacré par la récitation de mantras, dont le contact empêche la chute dans les mondes inférieurs.
Ces trois méthodes sont appelées libération par l'audition, libération par le goût et libération par le contact.
La portée de l'aide ainsi donnée est donc tant ultime que temporelle."

Kalou Rinpoché, Hong-Kong, 19 mars 1986.

Extrait de "Paroles et visages de Kalou Rimpotché Lama du Tibet ", éditions Claire Lumière, 1986, p.56 - 58.

Citation:
Kalou Rinpoché porte grande affection aux animaux. Il aime beaucoup visiter les zoos et réciter des mantras pour les animaux qui y sont enfermés. Il aime leur redonner la vie. Il le fait chaque fois qu'il en a l'occasion, en relâchant plus spécialement des centaines, voire des milliers de poissons, qu'il achète au marché de Siliguri, la grande ville dans la plaine en contre-bas de Sonada, à Bénarès ou ailleurs. Lors de son séjour à Hong-Kong et à Taïwan il relâcha à plusieurs reprises un très grand nombre de poissons, de coquillages, de crustacés, de tortues et d'oiseaux. Souhaitant que cette pratique soit établie sur une base régulière, il fonda une association chargée de collecter des fonds et d'organiser chaque mois des lâchers d'animaux. Le texte qui suit est une lettre écrite pour l'occasion.

Une association pour les poissons.

"A l'attention des bienfaiteurs et disciples de Taïwan qui ont foi et dévotion,
Tout être, quel qu'il soit, considère son corps et sa vie comme très chers et leur est très attaché ; de là viennent douleurs, peurs et souffrances. Si l'on nous transperçait, si l'on nous battait et si l'on nous frappait pour nous faire mourir, quelles ne seraient pas notre angoisse et nos souffrances ! Les animaux ne nous font aucun mal ; nous nous emparons pourtant d'eux contre leur volonté, nous leur infligeons d'insupportables
souffrances physiques et nous leur prenons la vie.
Ces animaux, pendant de nombreuses vies passées, ont été notre père et notre mère.
Nous-mêmes jouissons maintenant - résultat d'actes antérieurs vertueux - d'une existence dotée d'une certaine liberté et d'une certaine aisance. Si, grâce à elle, nous pouvons sauver de la mort et de la souffrance des animaux qui ne peuvent rien pour se
protéger eux-mêmes, par cela, nous payons de retour la bonté de nos parents des vies passées.
Supprimer une seule vie conduit à renaître en enfer pendant un éon. Puis cinq cents fois notre vie sera prise en retour ; enfin, au cours de nombreuses existences nous aurons un corps laid et misérable et de continuelles menaces pèseront sur notre vie. Sauver un seul être de la mort et de la souffrance conduit par contre, pendant des centaines de vies, à ne renaître que déva ou homme pourvu de bonnes conditions d'existence ; on aura longue vie, bonne santé, abondance de biens, parfaits bonheur et aise. Si, plus particulièrement, nous donnons aux animaux des substances sacrées qui libèrent par le goût, du sable qui libère par le contact, et si nous récitons pour eux les noms des Bouddhas et des mantras, où que nous prenions naissance, nous aurons longue vie, beauté physique, voix agréable, grande sagesse, richesse et compagnie de bons amis ; nos souhaits seront exaucés, nous naîtrons dans un pays agréable, nous serons libres de toutes menaces et nous rencontrerons le dharma ; au moment de la mort, nous n'endurerons pas les souffrances de l'agonie, nous ne tomberons jamais dans les mondes inférieurs, nous vivrons en harmonie avec tous et nous renaîtrons finalement dans le Champ de Béatitude. Les bienfaits sont illimités puisqu'ils mènent ultimement jusqu'à l' Eveil. Tout ceci fut expliqué par le Bouddha lui-même.
Ainsi, lorsqu'avec foi et grande compassion, aux animaux sans protection ni recours, aux oiseaux, aux oisillons, aux poissons, aux tortues et à toutes sortes d'animaux minuscules ou grands, nous faisons les quatre sortes de dons - don du dharma, don de l'amour, don de biens matériels et don de la sécurité - et qu'en même temps nous faisons pour eux des souhaits très bons, ce sera un bienfait non seulement pour eux, mais nous-mêmes qui donnons récolterons en cette vie longue vie, santé, richesse et absence d'adversité ; dans toutes nos vies à venir nous obtiendrons ces mêmes bienfaits que nous aurons accordés à autrui. Il est inutile d'entretenir ni espoir ni doute à ce sujet puisque la loi du karma est inéluctable. Je vous demande donc de prendre part à cette pratique vertueuse, d'où procèdent, pour soi-même et pour autrui, temporellement et ultimement, bienfaits et bonheur, en vous affiliant à l'association Tirer des mondes inférieurs et en travaillant avec elle."

Taïpei, le 23 avril 1986
Kalou Rimpoché.

Extrait de "Paroles et visages de Kalou Rimpotché Lama du Tibet", éditions Claire Lumière, 1986, p. 60 - 62.


Citation:
"Par ailleurs, dès tout petit, j'éprouvais un amour et une compassion intenses et inhabituels envers les animaux. En raison de ma foi, je récitais les noms des Bouddhas et des mantras tels que OM MANI PADME HOUNG à tous les insectes, tous les animaux et tous les oiseaux que je rencontrais. Je mélangeais, pour les leur donner, de la nourriture et des substances consacrées. Ensuite, je récitais cette prière : "Quand vous serez libérés de cette existence malheureuse, puissiez-vous renaître en tant qu'humains dans une prochaine vie ; puissé-je être capable de vous aider à entrer dans le Dharma et à obtenir l'Eveil. Ainsi ai-je nourri avec des substances consacrées mélangées à de la tsampa des poissons, des fourmis et d'autres petits animaux en priant pour leur bonheur. Bien plus tard, alors que j'étais déjà âgé, j'ai entrepris de voyager à l'étranger. Bien que je ne connaisse pas les langues étrangères, mais seulement le tibétain, beaucoup de personnes ont semblé heureuses de me rencontrer et de suivre mon enseignement. Je me demande quelquefois si ce ne sont pas les mêmes que, voici bien longtemps, j'ai aidées et protégées en leur récitant les noms des Bouddhas et des prières.
C'est quelque chose dont je ne peux être sûr, comme si j'en avais eu une vision directe, mais je ne crois pas que ce soit impossible. Il y a, de nos jours, beaucoup de Tulkous qui sont plus jeunes, plus séduisants, plus cultivés que moi. Malgré cela bon nombre de personnes semblent être davantage attirées par ma personne. Je pense que ceux qui viennent vers moi ont repris naissance dans les circonstances présentes grâce à l'activité des mantras et des prières qu'autrefois j'ai récités pour eux.
Comment cela est-il possible ? Jadis en Inde vivait un maître appelé Vasubandhu, disciple d'Asanga. Il habitait une maison sous le toit de laquelle vivaient de nombreux pigeons. Quand il était chez lui, Vasubandhu récitait à haute voix les discours du Bouddha. Il offrait aussi tous les jours de l'eau et des graines aux esprits. Quand il avait terminé, il jetait les graines par la porte. Les oiseaux entendaient les textes qu'il récitait et mangeaient les graines qu'il jetait. Après leur mort, ils reprirent naissance comme disciples de Vasubandhu. L'un devint même plus savant que son maître dans le domaine des Soutras, un autre plus expert que lui dans les textes traitant du Vinaya. Tous, dans leur vie passée, n'étaient autres que les pigeons qui nichaient sous les auvents. Un tel enchaînement de faits peut nous paraître inconcevable, il est pourtant possible si l'on se réfère à la loi des connexions karmiques."

Kalou Rinpoché, Bouddhisme vivant, p.145 - 146.



Citation:
" En Inde, quand un seul moustique cherche à nous piquer nous faisons tout pour le chasser ; lui ( Kalou Rinpoché ) ne bougeait pas même lorque les moustiques lui dévoraient le bras. En toutes choses, il était d'une extrême simplicité et d'un complet détachement."

Lama Gyaltsen, dans Bouddhisme vivant de Kalou Rinpoché, p.42.



Citation:
"Kalou Rinpoché raconte un jour que, lorqu'il était jeune, au Kham, sa compassion pour les animaux le poussait à aller très souvent réciter des mantras pour eux, tout en leur donnant des substances consacrées. Il le faisait plus particulièrement pour les fourmis et autres insectes qui vivent en colonies. Il ajouta avec malice que si tant de gens aimaient recevoir ses enseignements en Occident, c'était peut-être ces insectes qui avaient repris naissance humaine et se tournaient vers le Dharma grâce aux mantras qu'il avait récité pour eux."

Lama Tcheukyi Sengué, Revue Dharma n° 5, p. 62.



Citation:
"Par la récitation de dharanis profonds et des noms des Bouddhas,
Par l'utilisation habile de substances sacrées préconisées par la tradition orale et celle des Trésors,
Vous avez mis sur la voie de la libération
D'innombrables poissons, abeilles, fourmis et autres animaux ;
A vous j'adresse ma prière."

Kalou Rinpoché, le chant de l'Activité spontané, Vie de Kalou Rinpoché, p. 53.


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 30 Mars 2006 20:09  Répondre en citant

Sa sainteté le 16eme Karmapa:

Citation:
"Nous avons eu un plaisir particulier à l'accompagner et à l'aider lorsqu'il allait acheter les oiseaux qu'il aimait tant. Les éleveurs étaient toujours sidérés de voir comment leurs oiseaux, habituellement si peureux et qu'ils avaient tant de mal à attraper, venaient calmement et en toute confiance vers le Karmapa. Nous furent témoins de la façon dont ces oiseaux restaient parfois plusieurs jours après leur mort debout sur leur perchoir dans une sorte de paix méditative, au lieu de tomber tout de suite au fond de leur cage comme cela se passe normalement. Certains affirmaient que ces oiseaux étaient des réincarnations d'anciens disciples, nés dans une forme de vie inférieure en raison de leur mauvais karma passé, mais grâce à leur dévotion avaient pu vivre en sa présence."

Ken Holmes "Karmapa", éditions Altea, 1995, p.31.


Citation:
"Un chasseur fameux de la région vint rendre hommage au (16ème) Karmapa et confesser ses meurtres inutiles d'animaux innocents ; puis, il lui offrit son chien de chasse. Au même moment, un autre visiteur fit présent au Karmapa de trois faons. Le chien et les trois jeunes cerfs, très à l'aise ensemble, devinrent rapidement d'excellents compagnons. D'autres personnes apportèrent des chats, des cochons d'Inde, des souris et des rats, et en peu de temps tous ces animaux dormirent côte à côte. Alors que Karmapa prêchait au monastère de Tanam, l'un des cerfs laissa l'empreinte de son sabot sur un rocher.
Karmapa arriva au monastère de Dil Yak, où tous plantèrent leurs tentes. Certaines étaient reliées entre elles par des cordes, et l'on vit un jour Karmapa monté sur un cerf progresser sur les cordes d'une tente à l'autre."

Nik Douglas et Meryl White, "Karmapa le Lama à la coiffe noire du Tibet", 1979, p.104.



Citation:
"Lama Jigmé Rinpoché m'a raconté que des animaux sur le point de mourir se réfugiaient à Rumtek auprès du seizième Karmapa, afin de recevoir son aide. Sa Sainteté savait exactement ce dont avaient besoin les animaux por ce moment, et il agissait différemment et en conséquence avec chacun d'eux. Deux des chiens du seizième Karmapa, alors qu'ils étaient en parfaite santé, moururent le jour même de sa crémation, signe d'une connexion spirituelle forte avec lui. Evidemment, ce genre d'informations donne matière à réflexion, et nous pouvons nous demander si nous n'avons pas tout faux en matière de comportement animal. La manière d'être des Lamas avec les animaux constitue même une source d'enseignement pour les disciples."

Gilles Van Grasdorff, Le livre Bouddhiste de la sagesse et de l'amour, p.127.


Citation:
"Il existe en réalité une autre façon de communiquer avec les animaux, le mode de l'intuition directe : ils peuvent "goûter" directement la qualité de votre réalisation. Souvent, les yogis indiens vivent retirés, fraternisant avec les animaux sauvages et dangereux de la forêt. Ceux-ci s'apaisent à force de voisiner avec des yogis, lesquels n'exercent aucune forme de dressage. Ce sont les animaux qui cherchent leur compagnie. Le 16ème Karmapa avait cette particularité et les animaux l'approchaient spontanément, ou bien les gens les lui amenaient. Près de Rumtek, au Sikkim, où vivait le Karmapa, il est une grande forêt peuplée de nombreux animaux. Il arrivait souvent que ceux-ci se rendent auprès du Karmapa avant de mourir afin qu'il puisse les aider." ( p.14 )

"Le samadhi est le résultat d'instructions déterminées reçues par les pratiquants surtout durant leur vie. Il se caractérise physiquement par quelques points qui demeurent tièdes dans le corps, en particulier le chakra du coeur et deux points sur le cou, juste sous les oreilles. Ceci ( du moins pour ce qui est du chakra du coeur ) se produisait même chez les chats et les chiens qui venaient mourir près du Karmapa : après le trépas, au lieu de s'affaisser, leur corps demeurait dans ce qui correspond probablement à leur posture de méditation, c'est-à-dire celle du sphinx. Ils pouvaient demeurer ainsi de douze heures à trois jours et la même chose se produisait pour les oiseaux que, cependant, le Karmapa couchait dans un verre alors qu'ils étaient encore mourants, de façon à les maintenir dans leur position "assise". Ce n'est que lorsque la phase de méditation post mortem était terminée que la tête de l'oiseau retombait vers le bas.
Le Karmapa savait quels animaux avaient besoin d'instructions particulières, d'une aide plus importante : les animaux, tout comme les humains, ne sont pas égaux. Certains oiseaux étaient en mesure d'affronter la mort dans une cage ; pour d'autres, il préférait les prendre dans ses mains, leur tirant avec délicatesse les plumes de la tête en récitant des mantras. Puis la tête de l'oiseau continuait à demeurer bien droite, en position de méditation.
De même, son chien, qui était très malade et très tendu alors qu'il allait affronter la mort loin du Karmapa, parvint à retrouver complètement son calme et à faire face au trépas dans une grande paix. Voilà le genre d'influence que le Karmapa pouvait exercer sur les animaux. Il avait aussi un autre petit chien qui fut retrouvé mort sous une table ; mort, mais cependant encore dans sa posture de méditation. Ce n'est que plus tard qu'il s'affaissa.
Il y eut également le cas des cinq pékinois qui étaient avec le Karmapa lorsque vint pour lui le moment de laisser son corps : il s'écoula plusieurs mois entre sa mort et la crémation du corps, mais deux de ces chiens moururent le jour même où le corps fut brûlé, bien qu'ils fussent en parfaite santé. C'était le signe d'un lien spirituel fort et direct avec le Karmapa, puisqu'ils avaient choisi de s'en aller au moment même où le principe conscient du Karmapa quittait ce monde." ( p.15 - 17 )

Lama Jigméla Rinpoché, "A ...comme Bouddha !", 1997


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 30 Mars 2006 20:12  Répondre en citant

Sa Sainteté Gyalwang Droukchen:

Citation:
Le jeune Droukchen comprenait les textes théoriques et pratiques sur la méditation, la vue et l'action sans difficulté. A l'âge de neuf ans, il commença à méditer, guidé par Son Eminence Touksé Rimpotché personnellement. Même à cet âge, il expérimentait une profonde compassion et un amour inconditionnel, en comprenant de façon intuitive la vue ultime de la vacuité. Parfois d'ailleurs, il surprenait tout le monde en parlant spontanément du vrai amour impartial. Il manifestait une gentillesse naturelle envers les animaux, les insectes notamment et toutes les créatures qui étaient négligées et maltraitées. C'est ainsi qu'un jour, pendant le repas, voyant passer un troupeau de moutons devant la maison familiale, il demanda à sa mère où le berger conduisait ces animaux. Quand elle lui dit que les moutons allaient être tués à l'abattoir et que la viande qu'il avait dans son assiette en provenait, il pleura jusqu'au soir et décida de ne plus manger de chair animale. ( p.12 )

"J'aimerais par ailleurs écarter certaines confusions. Des personnes sont végétariennes, d'autres non. Je suis végétarien, d'autres maîtres ne le sont pas. Certains maîtres sont mariés, d'autres non.
Pour ce qui est de la viande, le fait d'en manger est souvent un manque de compassion et n'est pas en accord avec les voeux de bodhisattva, sauf si nous avons le pouvoir spécial de libérer les êtres que nous mangeons." ( p.48 )

Sa Sainteté Gyalwang Droukchen, La méditation du Dragon, 1994.


Citation:
"De nombreux pratiquants - pas nécessairement les seuls pratiquants bouddhistes mais aussi des pratiquants non-bouddhistes - insistent sur la valeur de la compassion et de la bienveillance. Mais, dans les faits, certains d'entre-eux passent à côté de quelque chose. Par exemple, certains vont dire que la compassion envers les humains est très importante, mais qu'elle n'est pas nécessaire envers les animaux. D'autres diront que l'objet de la bienveillance, ce sont tous les êtres conscients, mais pas tous les êtres vivants. Automatiquement, il s'agit de compassion et de bienveillance partiales. Pour être à même d'éprouver une compassion impartiale, il faut avoir également une sagesse impartiale, la Grande Sagesse." ( p.25 )

"On peut développer progressivement la compassion impartiale en ayant recours à une pratique de la vérité ultime qui s'accompagne d'un appui sur la vérité relative. (...)
Cependant, lorque je me mets à penser à ce que recouvre le concept de vérité ultime, il me vient spontanément un sentiment de solidarité avec tous les humains et avec tous les êtres du monde. Et ce qui fait la beauté d'un tel moment, c'est que j'en oublie la différence entre amis et ennemis, entre famille et non-famille et toutes ces choses, parce-qu'alors, plus rien ne vient faire de différence entre ces modes de relation. J'éprouve un élan puissant qui ne concerne pas exclusivement les êtres humains, mais qui s'adresse à tous les êtres. Peut-être est-ce quelque chose, peut-être n'est-ce rien, mais c'est mon expérience et j'y accorde beaucoup de valeur, du fond de ma connaissance limitée." ( p.84 - 85 )

Sa Sainteté le Gyalwang Drukchen, Pour comprendre la Voie Bouddhiste, 1997.


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Mahakala
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Message Posté le : 30 Mars 2006 20:16  Répondre en citant

Trés beau sujet. Merci Seunam.

J'affectionne moi aussi les animaux et les Chiens en particulier. Aucuns ne me font peur , même les plus féroces ... ils ont peur de Mahakala ... Laughing


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 30 Mars 2006 21:16  Répondre en citant

Lama Zopa Rinpoché:
Citation:
"Rinpoché est végétarien ce qui est rare pour un Lama tibétain. Son égard pour les autres êtres vivants, spécialement concernant le fait de les tuer et de les manger, est incroyable. Nous pouvons nous trouver dans une situation très tendue, en retard, avec de nombreuses choses à faire, lorsque tout se fige soudain parce que Rinpoché a vu deux fourmis dans son lit. Nous passons les trente minutes qui suivent à inspecter minutieusement le lit, puis à sortir les fourmis afin qu'elles ne soient pas écrasées. Leurs vies sont plus importantes que la tâche très importante en cours, et elles doivent être sauvées à ce moment précis. Rinpoché ne supporte pas de voir des homards vivants dans des aquariums, attendant d'être tués dans les restaurants de fruits de mer.
Après un repas végétarien, il achète souvent les homards vivants qui peuvent coûter jusqu'à 80$, puis les lâche dans l'eau courante.
L'un des exemples les plus inhabituel de sauvegarde des animaux a eu lieu à Singapour où ces derniers sont souvent tués pour leur peau ou la médecine. Rinpoché a acheté des tortues, des grenouilles, des pigeons, neuf serpents et deux mille poissons. Deux des serpents étaient des pythons de six mètres, difficiles à soulever même dans un sac.
Nous avons libéré les animaux dans une réserve et aussitôt que les serpents furent lâchés, j'ai pris les jambes à mon cou.
Un jour, un étudiant invita Rinpoché dans un restaurant à air-conditionné, coûteux en Inde. Il commanda un grand repas et demanda au serveur de l'amener à un vieux chien atrophié à l'extérieur du restaurant. Le serveur et l'étudiant étaient interloqués.
A une autre occasion, au centre Mahamoudra en Nouvelle-Zélande, Rinpoché demanda aux étudiants d'installer un microphone et des hauts-parleurs au milieu d'un champ. Il y a beaucoup d'animaux au centre et un bon nombre d'entre-eux sont vieux ou infirmes car ils ont été sauvés de l'abattoir. Rinpoché demanda aux étudiants de l'entourer de tous les animaux et leur récita le texte de la Prajnaparamita et des mantras par les hauts-parleurs. Les étudiants essayaient de garder tous les moutons, chèvres, chevaux et vaches rassemblés près des hauts-parleurs pendant que Rinpoché leur dispensa un discours."

Extrait de "La compassion en action" par le Vénérable Roger Kunsang, intendant de Lama Zopa Rinpoché.


Citation:
"Comme de nombreux animaux ne peuvent pas entendre des mantras, tout ce qu'ils ont à faire pour se libérer eux-mêmes est de circumanbuler un objet saint, même sans la motivation. Et juste en voyant, entendant, touchant ou pensant à n'importe quel objet contenant les quatre mantras reliques du Dharmakaya, on peut être libéré de tout karma négatif et de toutes souffrances.
Dans la maison de retraite à Washington, Terre Pure du Bouddha Amitabha, nous avons beaucoup d'insectes à l'intérieur de la maison. Chaque jour nous en attrapons autant que possible dans de grands pots avec des trous dans les couvercles, afin qu'ils aient de la ventilation et de la place, et circumanbulons un grand autel plein d'objets saints - reliques, photos et images de Bouddhas, tsa tsas, et stoupas ( remplis avec les quatre mantras reliques du Dharmakaya ) - courant aussi vite que possible, pour faire autant de circumanbulations que nous pouvons, avec les pots pleins d'insectes. Puis nous les relâchons dehors.
C'est si incroyable comment cela les purifiera rapidement. Leurs vies à présent s'amélioreront seulement de plus en plus. Quand vous prenez des insectes autour d'objets saints, cela dirige leurs vies vers l'Illumination. Aussi quand nous circumanbulons avec eux, nous leur donnons la possibilité d'une transmigration heureuse dans leur prochaine vie, une heureuse renaissance. Pas seulement cela mais nous leur offrons l'opportunité de pratiquer le Dharma dans leur prochaine vie, ce qui est la chose la plus importante, avoir une meilleure renaissance pour être capable d'accomplir le chemin, faire cesser les fautes et atteindre l'Illumination. C'est un cadeau incroyable que nous leur faisons, cela paye en retour leur bonté, puisqu'ils ont été nos mères un nombre de fois incalculable, et grâce à leur bonté nous avons été capables de pratiquer le Dharma."

Extrait de "How Holy Objects and Dharma names liberate animals" par Lama Thoubten Zopa Rinpoché.


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 30 Mars 2006 21:26  Répondre en citant

Sa Sainteté le Dalaï lama, Tenzin Gyamtso:
Citation:
"Je fais tous mes efforts pour obtenir partout une harmonie. Des millions d'actes de violence détruisent à chaque instant cette harmonie. Pourquoi en ajouter d'autres ? Pourquoi pratiquer et montrer la violence quand elle n'est pas inévitable ? L'assassinat d'un animal est une atteinte à l'harmonie universelle. J'ai véritablement horreur de ça."
( p.181 )

- "Dans ma jeunesse, quand je vivais à Lhassa, je voyais souvent les bouchers conduire des bêtes à l'abattoir. Comme j'étais extrêmement sensible au sort des animaux, et que je disposais d'un peu d'argent, j'achetais des boeufs et des moutons pour les sauver, pour les remettre en liberté. C'était d'ailleurs tout un problème : où emmener ces rescapés ?"
-"Et comment les protéger ?"
-"J'avais prévu que, chaque fois qu'un de ces animaux remis en liberté mourait, on devait apporter son corps au Potala, pour en nourrir les chiens. Sinon, n'importe qui aurait pu les tuer en cachette, les déclarer morts et les manger, ou même les vendre."
-"N'était-ce pas un peu naïf ? De toute manière, les bouchers tuaient le nombre de bêtes nécessaires à la consommation."
-"C'était sans doute assez naïf, mais j'avais alors douze ou treize ans. Ce que je veux dire, c'est que j'ai perdu le sentiment qui m'animait dans ma jeunesse. Aujourd'hui, en Inde, je vais ici et là, je vois des animaux condamnés à mort, des milliers et des milliers de poulets par exemple, et je me dis parfois : je pourrais en acheter quelques-uns et les sauver, mais où les mettre ? Qui s'en occupera ?"
Il ajoute sans sourire :
-"Je pourrais bien sûr réciter un mantra, faire une prière. Quoi d'autre ? Là aussi l'habitude a changé mon attitude. C'est d'ailleurs un point central de notre doctrine : atteindre le non-attachement, mais sans tomber dans l'indifférence." ( p.190 - 191 )

Sa Sainteté le 14ème Dalaï-Lama et Jean-Claude Carrière, La force du Bouddhisme, 1994.



Citation:
Sur la souffrance des animaux

Nous voyons les animaux et leur souffrance. Nous voyons comment on abuse d'eux, comment on les frappe, comment on les utilise cruellement pour des expériences médicales, comment on exploite leur labeur, comment ils sont sacrifiés pour leur viande. Nous devons développer de la bonté à leur égard. Nous devons tenir compte de leur souffrance et considérer qu'éventuellement nous pourrions renaître comme eux avec un corps animal.

Elevages industriels, massacres d'animaux et végétarisme

Des milliers d'animaux - pour ne pas dire des millions et des milliards - sont massacrés à des fins alimentaires. C'est affligeant. Mais le comble de la tristesse est peut-être atteint avec l'élevage industriel. Car dans ce cas, les malheureux animaux endurent un réel martyre.
D'un point de vue bouddhique, tous les êtres sensibles - les êtres doués de sentiments, d'expériences et de sensations - sont considérés comme égaux. Nous autres, êtres humains, sommes en mesure de nous passer de viande. En tant qu'êtres humains, je pense que notre nature profonde nous porte au végétarisme, ainsi qu'à faire tout notre possible pour éviter de nuire aux autres espèces."

Samsâra, La vie, la mort, la renaissance. Le livre du Dalaï-Lama, 1996, p. 73 - 74.

Citation:
"Je voudrais aussi dire quelques mots au sujet des animaux eux-mêmes. Tous les êtres sensibles ont le droit de vivre. Il est évident que les mammifères, les oiseaux, les poissons ressentent le plaisir et la douleur, et que par conséquent ils n'aiment pas plus souffrir que nous. Lorsqu'on utilise ces animaux de manière abusive dans le seul but de faire du profit, même si on laisse de côté le point de vue bouddhiste, on n'en est pas moins en contradiction avec les valeurs morales élémentaires.
J'ajouterai que celui qui n'éprouve pas la moindre hésitation ni la moindre compassion en tuant un animal ou en le faisant souffrir aura logiquement plus de mal qu'un autre à en éprouver envers ses congénères. Il est toujours dangereux d'ignorer la souffrance d'un être, quel qu'il soit, même s'il nous apparaît nécessaire de le sacrifier pour être utile au plus grand nombre. La nier, ou éviter d'y penser, est une solution commode, mais cette attitude ouvre la porte à tous les excès, comme on le voit pendant les guerres. Elle détruit aussi notre propre bonheur. Je le dis souvent, l'empathie ou la compassion finissent toujours par nous être bénéfiques.
Certains font remarquer que, de toute façon, les animaux s'entre-dévorent. C'est exact, mais on ne peut nier que les animaux qui mangent les autres ont un comportement simple et direct : quand ils ont faim ils tuent, quand ils n'ont pas faim ils ne tuent pas. On est loin de l'attitude des hommes qui abattent des millions de vaches, moutons, poulets et autres juste pour le profit.
Un jour, j'ai rencontré un juif polonais, un homme bon et intelligent. Comme il était végétarien et que les Tibétains ne le sont pas, il me dit : "Je ne mange pas d'animaux, mais si j'en mangeais, j'aurais le courage de les tuer moi-même." Nous, les Tibétains, nous faisons tuer les animaux par les autres, et ensuite nous les mangeons ! (Rire.)"

Sa Sainteté le Dalaï-Lama, Conseils du coeur, 1997, p.95 - 96.


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 30 Mars 2006 21:29  Répondre en citant

Autres avis bouddhistes sur les annimaux:

"N'ôtons pas la vie consciemment à quelque être vivant que ce soit, pas même à une fourmi, car quand il s'agit de la vie, il n'y a ni "grand" ni "petit".
Djamgoeun Kongtrul, le flambeau de la Certitude, p.61.

"Aux ouvertures des fourmilières
Demande à des hommes de confiance
De toujours déposer de la nourriture et de l'eau,
Du sucre et de petits tas de grains."

"Avant et après les repas
Offre une nourriture appropriée
Aux esprits avides, aux chiens,
Aux fourmis, aux oiseaux, etc."
Nagarjuna, La précieuse guirlande des avis du roi, Rajaparikatha ratnamala.

"Il ( 16ème Karmapa ) a dit, je m'en souviens :
Quand s'épaissit le brouillard de l'ignorance,
Prends pour modèle la diligence de la fourmi,
Aie pour unique activité le bien d'autrui,
Il faut que cesse le temps de la prétention."
Ngari Tulku, Appel au Lama, Tendrèl Février 88, p.25.

Un Ahrat, sachant par avance que son çramanera doit mourir dans les sept jours, lui accorde un congé pour qu'il retourne chez lui et ne revienne qu'au début du 7ème jour ; le jeune homme part et, sur sa route, il rencontre des fourmis emportées par le courant d'un ruisseau ; il leur sauve la vie en les retirant de l'eau. A cause de cette bonne oeuvre, sa vie est prolongée, et , le 7ème jour, il revient sain et sauf, à la grande stupéfaction de son Maître.
Tripitaka chinois, 14, 10, p.23.


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Message Posté le : 30 Mars 2006 21:37  Répondre en citant

Une annecdote:
une fourmilière avait établit deumeure dans un mur de mon logement que je partageai avec un ami, il voulait les tuer avec des produits chimiques parce qu'elles n'avaient pas à être la et qu'il n'était pas envisageable pour lui de les laisser dans SA chambre. J'ai réussi à obtenir 3 jours pour faire des pratiques pour elles et "leur parler". A la fin du deuxième jour, elles sont parties et il n'as pa eu à les tuer.
Pur hasard ou autre chose, peu importe, je suis heureux d'avoir fait ce que je pouvais et surtout de les avoir ainsi sauvés Very Happy .

Amicalement,


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 30 Mars 2006 21:44  Répondre en citant

Poème tibétain de Péma Wangyal Rinpoché:

Citation:
Pétition du monde des animaux


"Un bon petit morceau de viande
Cuit aux épices les plus fines"...
Voilà pour nous la plus grande terreur,
Le supplice insupportable :
Vous nous arrachez la vie du corps
- Tendre corps, vie chérie -
Dans un brasier digne des enfers.
Pensez-y une seconde :
Vous nous mettez à cuire vivants.

La guerre contre le tyran vous terrorise ;
Vous tremblez à l idée que tout cela
Dégénère en Troisième Guerre mondiale,
Et vous avez raison : c est vraiment inquiétant.
Mais nos tourments nous viennent de peurs
Bien plus redoutables.

Quel malheur !
Ô sages parmi les hommes, prêtez-nous l oreille un instant !
Si vous êtes vraiment menacés par la famine, si vous mourez de faim,
Si la pauvreté vous afflige au point
Que vous n ayez plus le moindre haillon pour vous vêtir,
Eh bien, et même si notre vie nous est aussi précieuse
Que la vôtre l est pour vous,
C est avec joie que nous vous offrons notre corps et notre vie.
Sinon, ayez assez d amour et de bienveillance
Pour nous accorder une humble grâce :
La liberté de vivre en paix
Là où ne règne point cette peur incessante.

Que la pensée de la paix voie le jour sans effort
Dans l esprit de tous les êtres vivants
- Qu ils vivent sous terre, sur terre ou dans l espace -
Pour qu un jour éclate l aurore de la paix !
Puisse toute conduite cruelle et toute agression
S apaiser et disparaître d elle-même !

Puisque tous les êtres, les grands comme les petits,
Veulent seulement être heureux et ne pas souffrir,
Puissent-ils déborder d amour et de compassion,
Qui sont la source du bonheur,
Et ne plus jamais céder à la cruauté et à l agressivité
Qui sont la source du malheur !


Poème de Péma Wangyal Rinpoché. défenseur tibétain de la cause de
la non-violence, en particulier envers les annimaux.


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cgigi2
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Message Posté le : 30 Mars 2006 21:53  Répondre en citant

J e te remercie Seunam pour ces textes du Dalai-Lama, je suis d'accord à 100 % avec lui en ce qui concerne les annimaux, je suis vététarienne, depuis longtemps, je suis heureuse de constater que quelqu'un aime les annimaux autant que moi, c'est pas croyable tous ce que les annimaux subissent dans ce monde, quelle tristesse, quand je vois ça je réalise encore plus que je ne suis pas faite pour cette planète,
avec metta
gigi


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Message Posté le : 30 Mars 2006 22:33  Répondre en citant

Très beau sujet, merci Seunam.

Je vis à la campagne, je vois beaucoup d'animaux avec leurs petits ; ils s'approchent et viennent nous voir, nous les "humains", en toute confiance ; chaque fois, cela me crève le coeur de voir l'étiquette agrafée à leurs oreilles (pour la traçabilité, j'imagine) et de savoir la peur, l'angoisse qu'ils vont ressentir quand on les fera monter dans le camion...

Lotus


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Message Posté le : 31 Mars 2006 21:11  Répondre en citant

Chère Lotus si tu savais comme je te comprends
avec metta
gigi


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Message Posté le : 31 Mars 2006 23:27  Répondre en citant

Elle me plait beaucoup cette pluie de coeurs. Merci Gigi.

Lotus


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