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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

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Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2630 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 23 Avr 2006 22:17 |
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Sujets sur les six bardos dans l'ordre :
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Science de l'esprit
Les 6 bardos #10
Bérou Khyentsé Rinpoché
La pratique
L'entraînement à la pratique de powa se fait au cours de retraites d'une semaine, de deux semaines... En général, on s'entraîne jusqu'à l'apparition des signes certains de réussite de la pratique, le laps de temps nécessaire variant selon les individus. Ces signes se traduisent généralement par une sensation d'échauffement ou de brûlure au sommet de la tête, accompagnée d'un petit écoulement de sérum ou de sang. A ce moment-là, apparaît dans le cuir chevelu, au sommet de la tête, une petite cavité qui correspond au débouché du canal médian, situé théoriquement à huit doigts en arrière de la racine frontale des cheveux, bien que l'emplacement puisse varier en fonction des individus. On peut alors enfiler dans ce petit trou une herbe konsha, que l'on porte en signe de réussite de la pratique.
Chez certaines personnes, ces signes n'apparaissent pas parce que le canal médian ne débouche pas, ceci étant dû à une constitution défectueuse des canaux subtils qui va alors provoquer de violents maux de tête.
A l'issue de chaque session de powa, il convient de recevoir la grâce du Bouddha Amitayus qui est l'aspect de longue vie du Bouddha Amithaba. On médite Amitayus au-dessus de notre tête, versant en nous le nectar de longue vie, et on s'identifie à Amitayus même. Par cette méditation sont réparés les dommages causés par la pratique de powa : celle-ci a pour effet de relâcher les liens entre l'esprit et le corps physique, ce qui pourrait raccourcir la durée de la vie.
La méditation d'Amitayus permet donc de contrebalancer cet effet néfaste éventuel.
Que l'on accomplisse la pratique de powa pour soi-même, ou qu'on l'effectue pour une autre personne dans le cas où l'on est très qualifié, il convient de choisir le moment juste.
Celui-ci se situe après l'apparition des signes extérieurs de la mort (cessation du mouvement respiratoire...) et avant la manifestation de la Claire lumière, c'est-à-dire lorsque les deux tiglés convergent vers le cœur ; c'est le moment adéquat, instant crucial où l'on atteint le point de non-retour au-delà duquel la conscience ne peut plus rester liée au corps mais où elle n'en est pas encore totalement séparée.
Sortie du principe conscient
D'après les textes issus de Naropa, on considère traditionnellement neuf orifices du corps : anus, sexe, bouche, narines, yeux, oreilles, auxquels s'ajoute le débouché supérieur du canal médian. Au moment de la mort, il faut fermer ces orifices pour ne laisser ouvert que le débouché supérieur du canal médian. Si le principe conscient quitte le corps par un autre orifice, c'est le signe d'une renaissance dans l'une des six classes d'êtres, celle-ci pouvant être déterminée en fonction des signes observés (les orifices inférieurs par exemple correspondent aux mondes inférieurs).
Il est donc important que la conscience quitte le corps par l'orifice supérieur, et c'est pour cela que l'on s'entraîne mentalement à fermer tous les autres.
Le bardo du Dharmata
Au moment de la réunion des deux principes, masculin et féminin, dans le canal central au niveau du cœur (voir articles précédents), il peut se produire deux types d'expérience : une personne qui a développé un entraînement suffisant à la méditation et qui possède une grande stabilité va reconnaître la Claire lumière fondamentale du Dharmata (nature même de l'esprit et des phénomènes tels qu'ils sont). Cette contemplation n'est autre que la réalisation de l'état de Bouddha. Autrement, si l'on n'a pas suivi un entraînement suffisant, on aura un bref aperçu de cette Claire lumière sans qu'elle soit toutefois reconnue comme telle, et cet "éclair" sera suivi d'une sorte de coma, un état d'inconscience totale.
Emergeant de cet état, on se trouve immédiatement confronté aux "cent dettes du bardo". Celles-ci traduisent en fait la manifestation en notre propre esprit des principes constituant l'individu, qui vont apparaître comme extérieurs à nous, à travers des lumières formidables, extrêmement intenses, qui nous transpercent complètement, des sons incroyablement violents, insupportables... Cette expérience est en elle-même tout à fait terrifiante ; cependant, dans la mesure où l'on a suivi l'entraînement nécessaire, on doit être capable de se souvenir à ce moment que ces apparitions effrayantes ne sont rien d'autre que la manifestation des principes de notre corps psycho-physique, de notre propre esprit.
Par la reconnaissance de la nature de ces productions, simples projections des énergies psycho-physiques et de l'esprit, on se dégage de toute forme de terreur et, dans cette compréhension, on peut s'en libérer complètement, réalisant de ce fait au moment de la mort la parfaite libération en l'état de Bouddha.
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