 |
|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
Sexe: 
Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1506 Localisation : Coulommiers (77)
|
Posté le : 03 Juil 2006 17:09 |
|
|
L'école Sōtō ou Caodong (曹洞宗, en japonais: sōtō-shū, en mandarin caodongzong) est la principale école du bouddhisme zen (appelé chan en mandarin).
Histoire
Elle fut fondé en Chine sous l'influence de deux maîtres : Dongshan Liangjie (en japonais Tōzan Ryokai) et son disciple Caoshan Benji (en japonais Sōsan Honjaku). Le premier sinogramme du nom de ces deux maîtres a donné son nom à l'école.
Dōgen
Au XIIIe siècle, Dōgen importe cette école au Japon, suite à un séjour en Chine auprès des maîtres de l'école.
Alors que le zen Japonais est dominé par l'école Rinzai le maître zen Dōgen part avec son maître en Chine, il y découvre l'école Caodong en fréquentant durant un an le monastère de Jingdesi sur le mont Tiantong. Mais ce sera la rencontre avec le maître Nyojō qui sera déterminante, ce dernier deviendra le nouveau maître de Dōgen et le chargera de transmettre ses enseignements au Japon. À son retour, Dōgen fonda d'abord le temple de Kosho-ji à Kyōto (la capitale impériale), mais devant l'hostilité de l'école Rinzai fortement implantée auprès du pouvoir central impérial, celui-ci quitta Kyōto. Grâce à l'appui d'un disciple laïc, seigneur de la province d'Echizen, il fondera le temple d'Eiheiji (16 km au sud-est de l'actuelle ville de Fukui).
Keizan
En 1321 Keizan Jōkin (1264-1325) fonde le temple de Sōjiji, qui deviendra le second temple principal de l'école. Celui-ci introduira des rituels Shingon, ainsi que des divinités traditionnelles japonaises provenant du shintoïsme dans l'école Sōtō ce qui favorisera la propagation de l'école partout au Japon et parmi les masses populaires.
Organisation
Le Temple EiheijiL'organisation actuelle de l'école Sōtō date de l'Ère Meiji (1868-1912). A cette époque les bouleversements de la société nippone conjugués à l'antibouddhisme de l'État impérial força l'école à établir une nouvelle structure. Malheureusement cette réorganisation entraina une lutte entre les deux principaux monastères : Eiheiji et Sōjiji. C'est ainsi qu'en 1879 fut signé un accord entre les deux protagonistes. Ce traité entérine un pouvoir bicéphale pour l'école Sōtō, les deux monastères seront sur un pied d'égalité, tous deux sièges de l'école (« temple-mère », en japonais honzan). Depuis lors tous les temples Sōtō se doivent d'être rattachés à l'un des deux honzan, du choix d'un honzan par un temple découlera de légères différences. Le chef de l'école (en japonais kanchō) est à tour de rôle l'abbé d'Eiheiji et celui Sōjiji.
L'école se dota aussi d'un recueil d'instructions commun à tous les temples à destination des laïcs (fidèles), le Shushōgi, ce livre simple d'accès résume l'essence de l'école Sōtō et s'inspire largement du Shōbōgenzō. Ainsi le Shōbōgenzō se destine aux moines et le Shushōgi aux fidèles.
École actuelle
Le Maître Kôdô SawakiDe nos jours, l'école Sōtō est la plus importante des écoles zen du Japon avec environ 15 000 temples, environ 18 000 prêtres et entre 7 et 8 millions d'adhérents. Elle connaît un certain succès en Occident, grâce à Kodo Sawaki qui favorisa le développement de cette école aux États-Unis et Taisen Deshimaru en France.
Pratique
L'école Sōtō insiste sur la pratique du zazen et écarte l'utilisation des kōan. De plus elle affirme la possibilité d'atteindre l'éveil en une seule vie. Dans la pratique du zazen, il convient de distinguer shikantaza : juste s'asseoir de mokusho-zen : l'illumination silencieuse. On prête à Dōgen la phrase : « Pratique et éveil font un. »
Shikantaza
Shikantaza est la posture de méditation du zen Sōtō, elle est au centre de la pratique du zen Sōtō, Shikantaza est le « simplement assis » ou « juste s'asseoir » : on est assis sur un coussin (zafu) en position du lotus (kekka fuza) ou demi-lotus (hanka fuza). Shikantaza c'est juste s'assoir sans intention particulière. « La pratique de la méditation assise consiste à se dépouiller du corps et du cœur. Seuls ceux qui méditent en étant assis tout simplement peuvent obtenir ce dépouillement. » (Maître Nyojō)
Mokusho-zen
Mokusho-zen est l'illumination silencieuse, c'est la méditation sans support, sans objets. Elle s'oppose à la méditation basée sur des kōan, ou sur des représentations. Mokusho-zen qui est une composante du zazen (dans le zen Sōtō) peut en être dissociée pour être vécue dans chaque action de notre vie quotidienne. Chaque instant est ainsi réalisation.
Cette méditation de la vie quotidienne est aussi exprimée par le heijo shin kore dō de Nansen (l’esprit quotidien est la Voie) ou par le datsu raku shin jin de Nyojō (corps-esprit déjà dépouillé).
Méditation au zendo
Dans le zen Sōtō les séances de méditation se pratiquent face aux murs latéraux du zendo. Dans l'allée centrale se trouve le jikido (responsable du kyosaku, bâton d'éveil). Celui-ci frappe le méditant déconcentré ou assoupi, l'utilisation du kyosaku varie suivant les temples et les pays. Généralement le coup est demandé par le méditant qui le signale avec un gassho (mains jointes en prière). Le jikido pose alors le bâton sur l'épaule droite pour prévenir du coup, le méditant penche la tête vers la gauche ensuite le jikido tape. Si un coup de bâton ne suffit pas le responsable peut donner une série de coups (en japonais rensuku). Les séances de zazen qui durent autour de cinquante minutes sont coupées par des marches méditatives (en japonais kinhin) d'une dizaine de minutes. Cette marche qui est aussi appelée « zazen en marche » est destinée à se dégourdir les jambes sans interrompre le calme et la concentration de zazen.
Un enseignement oral (en japonais kusen) est donné à la fin ou pendant zazen par un maître présent ou par la lecture d'un texte.
|
|
| Revenir en haut |
|
 |
shakti Invité

|
|
| Revenir en haut |
|
 |
Samten Wangmo Membre actif

Age: 27
Sexe: 
Inscription : 27 Mars 2006 Messages : 387
|
Posté le : 04 Juil 2006 12:06 |
|
|
Enfin un peu plus de zen sur ce site !! Lol, et merci toupten !
|
|
| Revenir en haut |
|
 |
Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
Sexe: 
Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1506 Localisation : Coulommiers (77)
|
|
| Revenir en haut |
|
 |
invité Invité

|
Posté le : 09 Sept 2006 17:56 |
|
|
Ce matin j'été donc dans cet écoles la pratique et assez bien résumer ici, les coup de baton sont assez impréssionnant et singlant mais il paraît qu'ils sont donner sur des point d'accumpuncture et que ça ne fait pas mal, ça eveille juste.
Pas de bla bla bla juste après le zazen, une serie de 30 minute de zazen assis silencieuses suivit de zazen marcher lent, très lent, un demi pied par début d'inspiration en commencant par le gauche, le pied en avant supporte tout le poid du corps celui de l'arrière et fléchi...
Puis suis le coup de gong, voici la marche rapide de façon ordonner dans le dojo toujours horizontalement.
Nouveau coupd e gong, retour a zazen assis mlais cet fois le maître de cérémonie donne un ancienement qui ressemble a de la soprhologie, relaxation en faite il aide a la posture a sa relaxer a relacher le corps a lachez prises...
Une demie heure plus tard on a des millions de fourmis dans les jambes on peine a tenir debout...
maios nous voici lancer pour de longue prosternation...Puis quelques recitation de cloture.
le maître de ceremonie ce prosterne a sont tourne devant Bouddha et son offrande il fait gashho prosternation
enfin il salut toute la sangha avec un gassho, un merci et un sourire.
Il est de tradition une fois changer d'échanger autour d'un thé d'un café et de biscuit.
Si vous avez des questions je suis tout ouïe.
|
|
| Revenir en haut |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sondages de ce forum Vous ne pouvez pas joindre des fichiers Vous ne pouvez pas télécharger des fichiers
|
|