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v.tonneau Membre

Age: 40
Sexe: 
Inscription : 12 Mai 2006 Messages : 55 Localisation : nord
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Posté le : 01 Juin 2006 8:14 |
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On ne trouve pas de texte bouddhiste condamnant l'homosexualité. Le bouddhisme conseille une conduite sexuelle éthique. Le troisième des cinq préceptes (pañca-sila) concerne l'abstention de toute mauvaise conduite sexuelle et plus généralement de garder la maîtrise des sens (en pali, langue des textes Theravada: « Kamesu micchacara veramani sikkhapadam samadiyami », qui peut également s'appliquer aux plaisirs des sens). Les cinq préceptes sont des règles de base pour la vie des hommes et femmes laïcs ayant pris refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha (voir: bouddhisme). L'homosexualité n'est donc pas (clairement) blâmée, la « conduite sexuelle éthique » est une expression générale, pour le bouddhisme l'essentiel est de ne pas s'engager dans des actions ayant pour conséquence la souffrance d'autrui ou de soi-même.
Dans les huit préceptes (attha-sila), le troisième est étendu à une interdiction complète de toute activité sexuelle.
On ne trouve pas de texte bouddhiste condamnant l'homosexualité. Le bouddhisme conseille une conduite sexuelle éthique. Le troisième des cinq préceptes (pañca-sila) concerne l'abstention de toute mauvaise conduite sexuelle et plus généralement de garder la maîtrise des sens (en pali, langue des textes Theravada: « Kamesu micchacara veramani sikkhapadam samadiyami », qui peut également s'appliquer aux plaisirs des sens). Les cinq préceptes sont des règles de base pour la vie des hommes et femmes laïcs ayant pris refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha (voir: bouddhisme). L'homosexualité n'est donc pas (clairement) blâmée, la « conduite sexuelle éthique » est une expression générale, pour le bouddhisme l'essentiel est de ne pas s'engager dans des actions ayant pour conséquence la souffrance d'autrui ou de soi-même.
Dans les huit préceptes (attha-sila), le troisième est étendu à une interdiction complète de toute activité sexuelle. 
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
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Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1506 Localisation : Coulommiers (77)
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Posté le : 01 Juin 2006 10:37 |
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Bonjour,
| Citation: | | Nagchampa : Quel sujet intéressant que celui-ci car, qu’on le veuille ou non, il touche chacun d’entre nous de prés ou de loin : famille, cousin/e, frère/sœur, parent, collègue, voisin, patron etc… |
Sur ce point de vue, entièrement d'accord avec toi, ce thème n'est pas un problème perconnel, si tant soit peu que l'on puisse appeler cela un problème, mais concerne tout un chacun.
| Citation: | Nagchampa : Je voulais contribuer au sujet, en apportant quelques précisions ;j’ai lu sur un des post que les lobby gay mettaient la pression pour l’adoption d’enfant.....
Une femme tout à fait ordinaire qui a menée un combat pour ses enfants et sa partenaire de manière extraordinaire; et parce qu'il est normal. |
là encore 100% d'accord
| Citation: | Nagchampa : Certains me disent : et les difficultés et les problèmes d’intégration de l’enfant dans la vie. La réaction des autres, les insultes, les méchancetés entres enfants.
Ni vous, ni moi ne sommes capables de dire quel impact cela aurais sur un enfant. Nous ne sommes pas scientifiques ; mais Bouddhiste.
Dans vos réactions je ne lis que la peur, la crainte pour l'enfant.
Quand un enfant est entouré d’amour de dialogue et qu’il a la chance de grandir dans ce cadre équilibré qui est de nos jours très privilégié que celui qu’est la force de l’amour, il n’aura pas moins de problèmes pour se faire a cette société qui est déjà dans le rejet et la méfiance depuis très longtemps.
Il suffit d'anticiper, de dire la vérité a son enfant. Point.
Si les parents de cette génération élevait plutôt ses enfants dans l’acceptation et l’amour plutôt que dans le matérialisme et la télévision imposé par des lobby publicitaires commerciaux, ça serais pas plus mal.
D’autant que l’amour est ce vers quoi nous allons tous...
Mudita : C'est une approche très louable, mais reflète t'elle la réalité ? Les enfants ne vivent pas uniquement au sein de la sphère privé... Petit exemple :
Les enfants issus de familles "immigrées" sont eux aussi entourés d'amour au sein de leur famille... Penses tu que cela résolve leurs problèmes d'intégration dans une société qui les stigmatises et où leurs représentations est si minoritaire ? |
Mudita, ne crois tu pas que là, toi aussi tu les stigmatises ? C'est avec ce genre de propos que les choses stagnent, que le monde avance a reculons.
Arrêtons là ce discours sur les problèmes d'enfants issus de l'immigration ! Sur les problèmes qu'ils posent et/ou qu'ils rencontrent. C'est enfants sont pour la majorité, la 2ème voire la 3ème génération à être en France et par ce fait, sont donc nés en France. Malheureusement, lorsque les médias parlent et montrent les problèmes des banlieues, ils montrent toujours des enfants issus de l'immigration ! N'y a t'il que des immigrés dans les banlieues ! ? Et bien non. Il y a aussi des français "de pure souche comme le dirait certains" avec leurs enfants et ceux-ne se comportent ni mieux ni moins bien que les autres !
On peut parler de cela sur un autre post si cela vous en dit mais sur celui-ci, ce n'est pas le sujet.
Comme je l'ai déjà dis plus haut dans ce sujet, les problèmes que pourraient rencontrer les enfants issus de l'homoparentalité sont les mêmes que l'on disait à propos des enfants issus de mère célibataire puis de parents divorcés il y a 30 ans !
| Citation: | | Nagchampa : J’espère que cela ne va pas vous étonner..... L’homosexualité ne se résume pas qu’à cela..... Tout comme vous, je suis un ensemble d’autres choses. |
Que de paroles sages
AMicalement
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Mudita Membre actif

Age: 35
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Inscription : 24 Avr 2006 Messages : 152 Localisation : Le Mans
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Posté le : 01 Juin 2006 11:42 |
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Bonjour,
Toupten, tu as une lecture bien différente de ce que j'exprimais.... A propos des enfants issus de l'immigration... L'exemple avait pour but de souligner le fait que l'amour au sein de la famille ne doit pas masquer le phénomène de rejet et d'intolérance dont peuvent être victime ces enfants ou ados puis adultes (emplois, logements, regards de défiance....)
Tu écris : "Comme je l'ai déjà dis plus haut dans ce sujet, les problèmes que pourraient rencontrer les enfants issus de l'homoparentalité sont les mêmes que l'on disait à propos des enfants issus de mère célibataire puis de parents divorcés il y a 30 ans !"
C'est vrais tu l'as déja écris, c'est pourquoi je parlais de "complexité du sujet" qui je le pense, n'est pas identique.
Mais au fond nous souhaitons les mêmes choses, tolérance et absence de préjugés.
Stop pour moi sur ce sujet de l'homo-parentalité, merci à vous pour ces échanges enrichissant qui vont tous dans le sens d'une grande ouverture d'esprit et de tolérance.
A très bientôt,
Mudita. 
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Jeep Membre

Age: 42
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Inscription : 19 Jan 2006 Messages : 45 Localisation : Toulouse
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Posté le : 01 Juin 2006 14:24 |
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bonjour, juste un petit mot pour exprimer ma colère devant les propos de Mudita. Les enfants de famille homoparentale vont d'après toi subir le jugement de la socièté et être stigmatisés par leurs petits camarades ou les autres parents : c'est certains. Là où tu me choques c'est quand tu dis qu'en conséquence il ne faut pas que les couples homo puissent avoir d'enfants. Je pense que c'est au contraire à la société de se réformer en profondeur et principalement à faire un travail d'ouverture et d'information sur les familles homoparentales pour faire évoluer les mentalités. Que tu le veuilles ou non ces familles sont aujourd'hui une réalité qui a de forte chance de se développer. Par conséquent c'est à la société de s'adapter et non à légiférer pour interdire une situation qui est un état de fait. J'ai subit des mauvais traitements de la part d'un enseignant et d'une classe pendant deux ans au primaire et ma famille est des plus classique. La stigmatisation d'un individu en fonction de sa race, religion (se souvenir de l'étoile jaune) est à rejeter par la société et cette dernière a un devoir d'éducation de sa population pour plus de tolérance.
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
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Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1506 Localisation : Coulommiers (77)
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Mudita Membre actif

Age: 35
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Inscription : 24 Avr 2006 Messages : 152 Localisation : Le Mans
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Nagchampa Membre

Age: 29
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Inscription : 08 Mars 2006 Messages : 42 Localisation : Paris
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tcheuky gyaltsen Visiteur

Age: 36
Inscription : 22 Juin 2006 Messages : 16
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Posté le : 05 Juil 2006 6:57 |
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bonjour a tous; vraiment voila bien un sujet qui est interessant et qui semble passionner et enflamer les esprits bouddhistes et non bouddhistes: homosexualité et homo-parentalitée. Il est evident que cela pose un grave probleme quand a l'observance de l'ethique, essentielle pour le bouddhisme. Toutefois sommes nous certain d'aborder le probleme (si toutefois c'en est un???) en se posant les bonnes questions? je vois que l'on parle de pratiques sexuelles deviantes mais ne perdons pas de vue qu'elles sont aussi courament pratiquée par les couples heterosexuel! donc analyser les pratiques au sain du couple homo ou hetero ok, mais ne serait-il pas aussi judicieux d'analyser les implication de la sexualite en dehors de tout contexte? qu'implique t'elle en matiere de sensations,perceptions,emotions? quand je prend du plaisir, qui prend du plaisir?comment et pourquoi nait-il?idem pour le desir...et finalement, ce qui n'etait qu'une question sterile et rethorique devient processus de reflection et de meditation comme peuvent l'entendre certains maitre du dzogchen-mahamudra.Qui parle?qui pense?qui agit?qui saisit... tout absolument tout autour de nous peut etre cause d'eveil... quand a l'homo-parentalité, il n'y a que deux chose que personellement je prendrai en compte: l'amour donné et reçu, et la qualitée de l'éducation! ce qui fait la difference pour un enfant, ce n'est pas le sex des parents,mais l'amour et l'interet qui lui est porté...cordialement.
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2799 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 05 Juil 2006 9:31 |
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Bonjour tcheuky gyaltsen,
Ce sont la des paroles qui me paraissent bien sages, il me semble par ce débat que les concluusions sont les suivantes : il n y a pas de différence fondamentale entre un couple homo et hétéro, les pratiques sexuelles peuvent être correctes ou incorrectes dans les deux cas et je pense quil faut donc dépasser se débat sur l homosexulalité qui a eu lieu ici, je pense que cétait nécessaire mais pas une finalité bien sûr.
Concernant l homoparentalité, je suis daccord avec toi :
| Citation: | | je prendrai en compte: l'amour donné et reçu, et la qualitée de l'éducation! ce qui fait la difference pour un enfant, ce n'est pas le sex des parents,mais l'amour et l'interet qui lui est porté |
je lance un nouveau sujet sur les imlplications de la sexualité, sans le contexte homosexualité / hétérosexualité.
Amicalement,
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
Sexe: 
Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1506 Localisation : Coulommiers (77)
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Posté le : 01 Août 2006 17:15 |
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Réponses à quelques e-mails
question 6
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Qu'est-ce que les bouddhistes pensent de l'homosexualité ?
Réponse :
Vous posez une question extrêmement intéressante. Il n'y a pas de réponse simple à votre question parce qu'en fait, elle appelle plusieurs niveaux de réponse.
Dans l'absolu, je voudrais rappeler que dans le bouddhisme il n'y a pas d'interdits. Je dirais qu'en outre, ce qui concerne la sexualité relevant du champs intime et strictement personnel, je ne vois pas comment un bouddhiste pourrait même imaginer poser un interdit ou faire des remontrances d'ordre moral sur cette question.
Bien entendu, pour les bonzes cette pratique n'est pas recommandée et ceux-ci évitent rigouresement de s'y adonner. Les bonzes prononcent des engagements de renoncement aux plaisirs sensuels, il ne s'agit donc pas d'un interdit, mais de l'engagement à un certain type de conduite exempte de relations sexuelles (cet engagement va beaucoup plus loin que ce seul aspect de la question). J'ai pu observer dans les temples les très nombreuses précautions pour éviter et bien évidemment contrôler l'irruption éventuelle de sensualité entre membres d'une même communauté (par exemple, on prend toujours sa douche avec un sarong autour de la taille, on ne montre pas son corps, etc...)
Pour les laïques, les conseils que donnent généralement les bonzes sur cette question, c'est que cette sexualité est une réalité, qu'elle existe et que chacun a le devoir d'assumer ses penchants du mieux possible pour lui-même et de tout faire pour être heureux avec cette sexualité particulière. Bien entendu, cet acte, s'il doit se produire, doit se faire le plus naturellement possible et dans le plus grand respect du partenaire. Le bouddhisme proscrit par contre sans équivoque la violence, la brutalité, les abus de toutes sortes.
Le bouddhisme n'a pas à proscrire l'homosexualité, parce que pour le bouddhisme c'est la question de la sensualité dans sa globalité qui est posée. C'est-à-dire, que c'est le sentiment sensuel, l'attirance, l'excitation, l'envie, le désir, la réalisation et l'obtention du plaisir sensuel, sont perçus comme un lien, un attachement, une dépendance. Le bouddhisme cherche d'abord à comprendre le fonctionnement de cette activité sensuelle (et peu importe qu'elle soit homo ou hétéro sexuelle, la pulsion est bien la même dans les deux cas), comment la sensation sensuelle naît, comment elle disparaît, comment le processus se développe. Ensuite, ayant compris ce processus, le bouddhisme va chercher à comprendre comment cette sensation sensuelle s'installe dans le schéma global du sujet, et ensuite comment cette sensation s'étant installée est un lien, un attachement et donc quelque part une souffrance (la ou les phases de non-plaisir, l'absence de plaisir, l'échec du plaisir, l'absence de l'autre, l'attente de l'autre, …). Enfin, le bouddhisme va chercher à trouver la meilleure formule qui permette au sujet qui le souhaite, d'échapper à l'attachement du plaisir sensuel non pas en l'interdisant, non pas en le niant, non pas en le dénigrant, mais en montrant son fonctionnement et sa place dans le sujet. Cette démonstration étant faite, le sujet devient plus à même d'exercer un meilleur contrôle sur ses désirs sensuels. Ce contrôle, on peut plus ou moins dire que pour une personne engagée fermement dans la voie bouddhique, c'est que tout ce que l'homme pense trouver dans la réalisation du désir sensuel, en fait, il ne le trouve pas, il ne dure pas, il s'estompe, et que le plaisir sensuel est, comme le reste, une illusion dans laquelle l'homme place beaucoup d'espoirs, qui ne sont jamais, jamais récompensés. Cette personne fermement engagée dans la voie bouddhique pourra alors laisser de côté cette illusion (et toutes les autres) pour se consacrer à la recherche de la libération. (Vous pouvez voir, le " modèle " de cette méthode dans l'exposé du Sabbâsava sutta http://www.geocities.com/Athens/Forum/2359/sabbasa.html).
(Vous avez bien compris que cette démarche se passe à côté du sentiment sensuel, qu'il ne s'agit pas de le remettre en cause, ni bien évidement le sujet chez qui il se produit. Il s'agit au contraire d'être pleinement présent dans ce processus et de " dire " ce qu'on a à " dire " (ou vivre ce qu'on a à vivre) en pleine connaissance de cause.)
Concrètement on trouve des textes expliquant qu'on doit utiliser les organes du corps pour l'usage auxquels ils sont destinés et proscrire tout usage " non fonctionnels ". Ces citations ont pu laisser penser à certains auteurs (généralement non-bouddhistes) qu'ils désignaient explicitement l'interdiction de l'homosexualité (le livre " Etre bouddhiste en France aujourd'hui ", croit devoir dresser un tableau comparatif faisant ressortir un interdit sur cette question. Je puis redire ici que je ne suis absolument pas d'accord avec cette affirmation http://www.geocities.com/Athens/Forum/2359/bibliogr.html#note 12 ). Aucun bouddhiste authentique ne souscrit à cette interprétation excessive et erronée.
Maintenant, il y a les sociétés et là c'est une toute autre histoire. De ce point de vue, il est assez mal vu d'être homosexuel dans de nombreuses sociétés qui ont le bouddhisme pour religion dominante. Il s'agit là plutôt de critères sociologiques qu'autre chose. En Thaïlande par exemple, les fils sont perçus comme devant contribuer à collecter des mérites pour leurs parents et l'homosexualité d'un enfant peut être perçue comme une possible remise en cause de cette logique. (j'ai pu observer combien les familles pouvaient aussi rester solidaires avec leur enfant, même si elles ne renoncent jamais complètement à le faire revenir à d'autres dispositions). En Chine, c'est plus dur encore, un enfant homosexuel, c'est un enfant qui n'offrira pas de descendance à la famille, descendance qui ne rendra donc plus hommage aux ancêtres, donc famille et nom amenés à disparaître. (Là, les enfants chinois dans cette situation sont soit contraints à se cacher, soit à s'exiler, soit à renoncer. L'action des familles peut être forte et virulente et peut conduire à des ruptures et répudiations).
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 42
Sexe: 
Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1506 Localisation : Coulommiers (77)
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Posté le : 01 Août 2006 17:23 |
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mon frère gai avait eté condamné a trois ans d'emprisonnement
Par Sybille Ngo Nyeck
Novembre 2002:
Sybille Ngo Nyeck: Bonjour Florence.
Florence Monevondo: Bonjour Sybille.
SNN: Florence Monevondo, vous êtes cameroounaise et vivez depuis quelques années en Europe. Avant votre départ du Cameroun, aviez-vous entendu parler de l'homosexualité dans votre pays? Si oui, que pensez-vous de cette orientation sexuelle?
FM: J'ai entendu parlé de l'homosexualité au Cameroun. Mon regard sur cette forme de sexualité est simple. Je pense que chacun est libre de disposer de sa vie à condition que notre liberté ne nuise à celle d'autrui. Je crois qu'on ne devrait pas juger les gens sur la base de leur orientation sexuelle plutôt à partir des actes posés pour le bien de l'humanité.
SNN: Justement au nom de cette liberté, il y a un certain nombre de journalistes qui dénoncent l'homosexualité au Cameroun comme étant une perversion. Certains parlent même d'une forme de "terrorisme sexuel"; un héritage de la colonisation. Pensez-vous que l'homosexualité soit complètement étrangère à nos coutumes?
FM: (Rires) Je ne pense pas que l'homosexualité soit étrangère à nos coutumes. On n'osait pas tout simplement en parler. C'est une forme de sexualité qui existe depuis la nuit des temps. Vous avez certainement entendu parlé de l'histoire de Sodome et Gomorrhe dans la Bible. Ceux/celles qui pensent que l'homosexualité est une perversion, je crois savoir qu'ils/elles le disent par ignorance. Qu'est-ce qu'on rejette? Est-ce l'acte sexuelle ou simplement le fait que cet acte se passe entre personne de même sexe? Les fantasmes des homosexuel(le)s sont communs aux hétérosexuel(le)s. La sodomie, la fellation et autres sont aussi pratiquées par des hétérosexuels. Pour revenir à votre question, l'homosexualité existe depuis dans nos sociétés africaines et souvent dans les harems. Dans ces harems, les femmes étaient ensemble et très souvent loin du mari commun. Pour certaines d'entre elles, l'amitié particulière avec une autre femme était la seule source de bonheur dans le harem. Le culte du harem existe toujours en Afrique. C'est donc par ignorance que nous africains assimilons l'homosexualité à la sorcellerie.
SNN: Puisque vous semblez bien connaître le milieu gai et lesbien du Cameroun, pouvez-vous nous le décrire? Y a-t-il là des choses qui vous récusent?
FM: Comme dans toutes les sociétés, le milieu homosexuel dans mon pays peut-être subdivisé en plusieurs tendances. Il y a ceux/celles qu'on appelle généralement des têtes-brûlées. Ces personnes affichent au grand jour leur préférence pour le même sexe et ceci parfois au prix de leur liberté parce que l'homosexualité est condamnée par la loi camerounaise. Le désordre sexuel, l'instabilité dans les relations sont fréquents dans cette catégorie. Il y a une autre tendance que j'appelle la "jet set" composée de personnes qui vivent leur amour dans la discrétion la plus absolue. La "jet set" est fermée donc, difficilement accessible. On y retrouve toutes les couches sociales. Ceux-ci ne sont pas facilement repérables en raison du silence, de la peur et de la discrétion qui règnent dans ce milieu. En somme, je pense qu'il y a pour tout le monde de réelles difficultés à se définir. On rencontre aussi des "bisexuels d'occasion" souvent dépendants du partenaire du même sexe pour des intérêts financiers.
SNN: L'instabilité dans les relations; la peur de se découvrir; de se reconnaître et d'assumer leurs fantasmes n'est-ce pas la fuite que leur inspire la peur d'une société qui ne rassure pas? Quelle expérience avez-vous de la violence envers les homosexuels dans votre pays?
FM: Pour certaines personnes, on pourrait parler de peur mais aussi de l'influence de l'éducation judéo-chrétienne qui crée la culpabilité envers Dieu et la haine du corps; la rareté des débats et de la bonne information. Les personnes homosexuelles continuent à mimer seules leurs problèmes. Cette situation fait beaucoup de dépressifs.En ce qui concerne les persécutions, je dois dire que mon frère qui est homosexuel avait subi un procès fort médiatisé au Cameroun au bout duquel il avait été condamné à trois ans d'emprisonnement avec sursis et à une amende de 150.000fcfa alors qu'il était encore mineur. Le jugement aurait été plus dur s'il avait déjà atteint la majorité. Je garde aussi le souvenir des personnes homosexuelles constamment violées par les défenseurs de l'hétérosexualité comme norme absolue.Il y a aussi le Sida qui persécute tout le monde. Il n'existe pas encore de programmes de prévention et d'information qui prennent en compte l'aspect orientation sexuelle dans l'exécution des projets de santé.
SNN: Quelle a été votre la réaction et celle de votre famille pendant et après le procès de votre frère?
FM: J'ai toujours soutenu mon frère. Ma mère a beaucoup souffert la raillerie et les insultes d'autres épouses de mon père polygame. Un cousin à nous qui écrivait à l'époque pour le magazine CE SOIR avait sévèrement critiqué mon frère par sa plume.Même s'il a été obligé de s'expatrier, mon frère a malgré tout réussi dans sa vie professionnelle et pour cela, il jouit d'un certain respect dans la famille.
SNN: Le choix de la religion du Bouddha, est-ce pour vous un moyen d'exorciser votre famille et vous-même des démons de l'intolérance qui, comme vous le dites, hantent trop souvent le message chrétien?
FM: Le Bouddhisme m'a permis de me libérer de mes souffrances qui découlent du jugement des autres et de leurs regards. La philosophie bouddhique me permet de comprendre le véritable sens de la vie. J'estime que la religion devrait contribuer au bonheur des hommes et non les rendre malheureux. Elle devrait être au service des HOMMES et non le contraire. Un extrait de l'enseignement bouddhique: "Si le cœur des hommes est impur, leur terre l'est aussi; mais si leur cœur est pur, leur terre l'est également; ainsi, il y a deux sortes de terres, pure et impure en elles-mêmes. Il n'y a que la pureté ou l'impureté de notre vie." Cela veut tout simplement dire que nous avons la cause de nos souffrances en nous et devons les affronter pour les transformer en joie. Notre environnement n'étant que le reflet de notre propre état de vie.
SNN: Si nous avons en nous la cause de nos souffrance ainsi que la force de les transformer en joies, quelle serait d'après vous le tribut des personnes homosexuelles à l'homophobie?
FM: Il y a malheureusement beaucoup d'homosexuels parmi ceux qui se déclarent homophobes. Les choses ne changeront pas tant que les homosexuels continueront à nourrir des sentiments de culpabilité par rapport à leur orientation sexuelle. Toute révolution demande du courage et des actions bien coordonnées en fonction du problème qu'on veut solutionner.
SNN: Florence Monevondo, je vous remercie.
FM: C'est moi qui vous remercie.
Sybille Ngo Nyeck contribue régulièrement sur la colonne Les couleurs de la Conscience. Elle peut être contactée à l'adresse suivante:
Source : mask.org.za
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Lobsang Gyatso Visiteur

Age: 47
Sexe: 
Inscription : 02 Sept 2006 Messages : 20 Localisation : Poitiers
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Posté le : 05 Sept 2006 1:10 |
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Bonsoir,
Ma question est la suivante :
Une personne désireuse de prendre refuge dans le bouddhisme mais qui est homosexuelle doit-elle "moralement" si refuser si elle sait enfreindre les règles édictées par cette religion ?
Sa tentative d'aller vers l'éveil ne risque t-elle pas d'être "tourmentée" sachant qu'elle ne satisfait pas complètement aux préceptes bouddhistes ?
D'un autre côté, très souvent Bouddha disait :"Ne vous contentez pas de croire ce que je dit mais expérimentez les choses par vous même".
Bien sûr il est probable qu'il ne devait pas penser à l'homosexualité, cependant, si la question lui avait été posée, aurait-il répondu par un discours similaire ?
Une dernière question :
Il est expliqué que très souvent, l'homme qui a eu une mauvaise conduite peu renaître dans une autre vie avec un kharma plus difficile.
L'homosexualité peut-elle être une des conséquences de cete vie antérieure ?
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tcheuky gyaltsen Visiteur

Age: 36
Inscription : 22 Juin 2006 Messages : 16
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Posté le : 05 Sept 2006 6:19 |
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pourquoi se tourmenter comme sa? c'est vrai que nous avons tendance a penser le Bouddhisme avec notre esprit "judeo-christianise".La question n,'est pas de savoir si c'est l'homosexualite qui est en cause ou si seul l'heterosexualite est acceptable...la question est de savoir comment aborder et vivre la sexualite.Soit on la regarde comme un probleme (et la on est pas sorti de l'auberge!!!) soit on la prend comme base de reflexion sur nous meme, notre fonctionement,notre esprit;Nagarjuna dit dans "La precieuse guirlande des avis aux roi": "La cessation des vues fausses sur l'etre et le non etre, c'est ce qui s'apelle Nirvana."le nirvana (ou liberation si on prefere) ne tient pas tant au fait que ce soit un homme ou une femme dans ton lit,qu'au fait que tu connaisse ton esprit.Si tu te sert de ta sexualite pour analyser ton esprit qu'importe qui dort a cote de toi???Ce que le Bouddha a pointe du doigt c'est la meconduite sexuelle.Qu'est ce que la meconduite sexuelle? c'est la recherche du plaisir sexuel a outrance et encore!!! pour certain lama il y a outrance quand on depasse 5 fois par jour!!! Detend ton esprit un peu!!! tu te pose les mauvaises questions. Amicalement.
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Seunam Gyamtso Membre d'honneur

Age: 29
Sexe: 
Inscription : 09 Jan 2006 Messages : 2799 Localisation : Coulommiers 77
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Posté le : 05 Sept 2006 19:24 |
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Bonjour Gaynael,
La seule chose que j'ai retenu sur ma propre recherche de se que dit le dharma, l'enseignement bouddhiste, c'est pour le laic, s'abstenir d'inconduite sexuelle, se qui, pour beaucoups d'enseignants du dharma, est surtout ne pas avoir une conduite sexuelle qui puisse provoquer la souffrance, comme violer, tromper son conjoint, mais rien contre l'homosexualité ni ses pratiques, puisques les assertions du genre " pas par les orifices..." sont tardives d'une part, d'autre part que c'est un sujet sur lequel beaucoups sont en désacords, ou prétendent que ceux si on été énoncés pour les moines et moniales, non pour les laics.
Aprés, il y a la notion de désir, de travail sur soi vis a vis de nos pulsions et désir sexuels... mais cela est valable aussi bien pour des hétéros que des homos.
Je pense que la question du bouddhisme ne traite pas d'un sujet comme l'homosexualité, mais du sujet de la souffrance, est ce que tel activité, sexuelle ou non, créé de la souffrance, que se soit pour soi ou pour les autres?
Quand a l'homosexualité, la refouler créé t'il pour soi plus de souffrance ou de bonheur a long terme?
Amicalement,
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Lobsang Gyatso Visiteur

Age: 47
Sexe: 
Inscription : 02 Sept 2006 Messages : 20 Localisation : Poitiers
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Posté le : 05 Sept 2006 23:53 |
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Je vous remercie pour ces éclaircissements, cependant je dois avouer que quelque part, mon esprit reste "troublé".
J'ai la sensation de contrevenir aux préceptes et, quelque part cela me gêne.
M'étant détouné de la religion chrétienne, j'ai découvert le bouddhisme et ses préceptes.
Je m'y suis comme trouvé, cependant, mon orientation sexuelle me met quelque peu en porte-à-faux avec une prise de refuge.
Dans l'état actuel de mes pensées, j'aurais le sentiment de commettre une faute en me déclarant bouddhiste, même comme laïc sympathisant.
J'aurais vraiment besoin d'être sûr de ne pas mal faire.
De ne pas être amené à devoir faire un choix.
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