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samsarabio Visiteur

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Inscription : 02 Avr 2006 Messages : 22 Localisation : Marseille
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Posté le : 04 Oct 2006 19:15 |
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extrait de "le yoga tibetain et les doctrines secretes ou les sept livres de la sagesse du grand sentier" edité par Dr W.Y. Evans-Wentz
La doctrine de la Chaleur Psychique-introduction
La première de ces doctrines est connue des Tibétains comme tûmmô signifiant une chaleur corporelle particulière ou une chaleur de caractère psycho-physique créée par des moyens yogiques. Suivant l'enseignement secret, le mot tûmmô décrit une méthode d'extraire le prâna de l'inépuisable réservoir de prâna de la nature et l'emmagasiner dans la batterie du corps humain, puis, de l'employer à transmuer la liqueur séminale en une énergie subtile par laquelle une chaleur psycho-physique interne est produite et circule dans les canaux nerveux du système nerveux psychique.
Ce système nerveux psychique est invisible pour tous ceux qui n'ont pas la clairvoyance, c'est la contre partie psychique du système nerveux physique. Ces canaux sont appelés en Tibétain tsa et en Sanscrit nàdï. Parmi eux, il en est trois d'une importance particulière : le nerf médian (Tib. : Uma-tsa, Sansc. : Sushumnâ-nâdï) qui s'étend au long du centre de la colonne vertébrale. Le nerf droit (Tib. : Roma-tsa, Sansc. : Pingalâ-nâdî) et le nerf gauche (Tib. : Kyangmar tsa, Sansc. : Idâ-nâdl). Ces deux derniers, comme deux serpents, s'enroulent autour du nerf médian en s'entrecroisant. En rapport avec ces trois nerfs psychiques, il en est quantité d'autres par lesquels l'énergie psycho-nerveuse (Tib. : Shugs, Sansc. : prâna) est portée dans chaque centre nerveux psychique (Tib. : Khorlo, Sansc. : cakra) et de là, mise en réserve et distribuée à chaque organe ou partie du corps. Tout ce système est décrit en détail dans le « Bar do Thodol », p. 186-188.
Suivant notre texte, en pratiquant l'art de tûmmô, le yogin doit employer des visualisations très compliquées, des méditations, des attitudes, des respirations, la direction de pensées, l'entraînement du système nerveux-physique et des exercices physiques. Nos notes sont suffisamment nombreuses et détaillées pour servir à l'étudiant de commentaire et, en une certaine mesure, de guide pratique. Mais, ainsi que les guru tibétains le recommandent, il est particulièrement désirable pour le néophyte d'obtenir, avant de commencer la pratique de tûmmô, une initiation préliminaire et la direction personnelle d'un maître en cet art.
Une longue période préparatoire est habituellement nécessaire avant que le yogin puisse arriver à une assurance quelconque de succès. Dès le début il doit s'habituer à un minimum de vêtements et éviter, autant que possible, l'emploi du feu pour se chauffer. C'est par l'habitude qu'ils ont de ne jamais porter de fourrures ou de lainages, ni de se servir de chaleur artificielle extérieure que l'on reconnaît les maîtres en cet art. Le yogin doit également observer la plus stricte continence sexuelle, car c'est principalement sur l'énergie sexuelle transformée que se base la réussite du tûmmô.
Cette pratique ne doit pas être faite près d'une maison habitée, mais de préférence dans quelque ermitage, telle qu'une grotte isolée dans une montagne loin de toute agglomération ou l'air est rendu impur par la fumée ou les émanations «auriques» des villes ou des villages. Un yogin cherchant à atteindre la maîtrise de cet art peut demeurer un très long temps dans un tel abri et ne voir personne sauf le guru qui le conseille et vient à intervalles pour diriger ses progrès. Il est conseillé au débutant d'accomplir ses exercices le matin avant le lever du soleil quand les courants magnétiques de la terre et la nature sont le moins perturbés. Une fois la maîtrise obtenue on peut pratiquer dans tout endroit et en tout temps.
Au fur et à mesure que les progrès sont faits dans la science yogique de conserver et diriger l'énergie physique mentale et psychique, l'ermite yogin développe graduellement en lui la chaleur psycho-physique. La subtile énergie accompagnée d'une agréable chaleur commence à pénétrer dans chaque atome du corps et peu à peu il obtient le pouvoir yogique de supporter aisément le froid le plus extrême vêtu seulement d'une tunique de coton ou même entièrement nu. Il est dit dans « Tibet's Great Yogi Milarepa », p. 170 :
« Porte le souffle réchauffant des anges
Pour ton vêtement pur et doux »
Lorsque l'entraînement est terminé et que le néophyte croit avoir obtenu le succès, il arrive fréquemment que son guru le mette à l'épreuve pour juger de ses progrès. Voici le récit que donne de ces épreuves Mme A. David-Neel dont les intéressants travaux et les recherches personnelles en Orient, surtout en ce qui concerne les mystiques tibétains, suivent ceux de l'éditeur :
« Par une nuit d'hiver où la lune brille, ceux qui se croient capables de subir victorieusement l'épreuve se rendent, avec leur maître, sur le bord d'un cours d'eau non gelé. Si aucune eau libre n'existe dans la région, l'on perce un trou dans la glace. La nuit choisie est une de celles où le vent souffle avec violence. Elles ne sont pas rares au Tibet.
Les candidats au titre de Repa, complètement nus, s'assoient sur le sol, les jambes croisées. Des draps sont plongés dans l'eau glacée, ils y gèlent et en sortent raidis. Chacun des disciples en enroule un autour de lui et doit le dége1er et le sécher sur son corps. Dès que le linge est sec, on le replonge dans l'eau et le candidat s'en enveloppe de nouveau. L'opération se poursuit, ainsi, jusqu'au lever du jour. Alors celui qui a séché le plus grand nombre de draps est proclamé le premier du concours » (2).
La dimension des draps varie, certains sont petits comme une serviette; d'autres ont la taille d'un grand châle. La règle est que le yogin doit sécher au moins trois draps de suite pour avoir le droit de porter l'insigne de sa science en tûmmô, qui est une seule robe ou chemise de coton blanc, en raison de quoi il est appelé, en Tibétain, un Repa, ce qui veut dire « celui qui est vêtu de coton ». Milarepa, le grand yogin Tibétain, portait comme nom « Mila qui est vêtu de coton » ce qui signifiait qu'il avait obtenu la maîtrise de tûmmô sous la direction de son guru Marpa. Huit de ses disciples les plus avancés sont dits être des « Repas » dans le premier chapitre de la biographie de Milarepa, et il en est nommé d'autres dans l'appendice (3).
Une autre épreuve que les draps mouillés, pour s'assurer du degré de chaleur dégagé par le corps du yogin, consiste à le faire asseoir dans la neige et l'on juge de la chaleur dégagée par le corps à la quantité et la surface de neige fondue autour de, lui.
Qu'il existe actuellement des adeptes de tûmmô dans des ermitages du Tibet est un fait indéniable, beaucoup parmi eux étant des disciples de Milarepa de l'Ordre de ceux qui sont vêtus de coton. Plus d'un Européen a aperçu de tels ascètes et nous avons de très authentiques rapports sur leur immunité aux froids polaires des hivers tibétains qui sont courants dans les hautes contrées Himâlayennes.
Faisant partie du Hatha Yoga, tûmmô semble être connu également des Hindous. Je me souviens que durant l'été de 1918, j'eus comme compagnons de voyage, pendant quelques semaines, un groupe d'ascètes nus Hindous qui, comme moi venaient directement des plaines torrides de l'Inde. Nous nous joignîmes à Srinagar, de là, mêlés au mouvant troupeau de pèlerins de toutes les parties de l'Inde, hommes et femmes de nombreuses castes, nous nous mîmes en route vers les glaciers des hauteurs de l'Himalaya du Cachemire. Nous allions vers le pèlerinage révéré depuis des siècles de la grotte de Amar-Nath ,dont l'objet de vénération sacro-saint est un lingam (phallus) naturel de glace consacré à Siva le Maître du Monde (3 bis). Un certain nombre des ascètes ne portaient aucun autre vêtement qu'un linge noué autour des reins, même lorsque nous eûmes atteint une altitude de trois mille mètres et que les nuits étaient terriblement froides, un vent glacial soufflant sur nous des hauteurs des glaciers. Même pendant la traversée des glaciers quelques-uns des ascètes restèrent nus et demeurèrent ainsi jusqu'à la fin du pèlerinage. D'autres, peu de temps avant l'entrée de la grotte s'enveloppèrent de minces vêtements de coton, alors que les adeptes inférieurs se servaient des couvertures dans lesquelles ils avaient porté leurs maigres provisions.
A ce moment je ne savais rien de l'art tibétain de générer une extraordinaire chaleur corporelle, en conséquence je ne posai aucune question à ces ascètes Hindous sur leur remarquable endurance yogique, car je l'attribuais au fait qu'ils étaient, sans nul doute, des maîtres en Hatha Yoga qui confère l'immunité aux extrêmes du froid et de la chaleur.
A Rikhikesh, sur le Gange, j'assistai une fois à la démonstration de l'immunité des yogins à l'extrême chaleur. Un ascète nu, à midi au moment de la saison chaude, s'assit sur le sable brûlant de la berge, environné par quatre brasiers de bois empilé avec de la bouse séchée flambant à quelques pieds de son corps dénudé, chaque feu se trouvant à l'un des points cardinaux. Le soleil, sans atténuation du plein été, dardant sur son crâne nu constituait le cinquième feu du yoga de Panca-Dahanï (les cinq feux) qu'il pratiquait. Des faits similaires prouvant l'immunité yogique à la chaleur et au feu même, ont été constatés et attestés par des Européens, non seulement aux Indes et à Ceylan, mais dans les îles des mers du Sud où ils sont associés à la cérémonie de la marche sur le feu. Dans les cérémonies de Tovil (la danse du diable) à Ceylan, les danseurs du diable marchant sur le feu ou le saisissant sans en avoir de mal, grâce à lss. vertu de l'usage des montra appelés « les mantra qui rafraîchissent le feu » gini-sisil en cinghalais.
(2) Cf. « Mystiques et Magiciens du Thibet », pp. 228-9, éd. Pion, Paris 1929.
(3) « Tibet's Great Yogi Milarepa », pp. 41, 305, éd. Oxford University Press, London 1928.
(3bis) Siva comme personnification des forces de la nature agissant pour la destruction est le Seigneur de la Régénération, et comme tel son symbole est le phallus, organe mâle de génération, ainsi qu'Osiris le dieu Egyptien était associé avec la fertilité humaine.
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rangdjoung Visiteur

Age: 61
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Inscription : 10 Sept 2006 Messages : 34 Localisation : orléans
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Posté le : 07 Oct 2006 9:11 |
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je réponds sur le premier yoga de la série des 6 yogas.
pourquoi citer ces pages, dont le sens est à l'occasion pas toutà fait exact,
pour quoi ne pas parler tout simplement de ton expérinece en la matiére ?
cordialement
meilleurs souhaits
rangdjoung le yogi
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Pierre Membre

Age: 42
Inscription : 31 Mars 2006 Messages : 115 Localisation : 66
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rangdjoung Visiteur

Age: 61
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Inscription : 10 Sept 2006 Messages : 34 Localisation : orléans
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Posté le : 07 Oct 2006 11:34 |
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il me semble inutile de discuter de tout cela sor le forum.
ce n'est certainement pas l'endroit.
Par contre en privé c'est possible,
je t'envoie un mp
meilleurs souhaits
rangdjoung
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Pierre Membre

Age: 42
Inscription : 31 Mars 2006 Messages : 115 Localisation : 66
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rangdjoung Visiteur

Age: 61
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Inscription : 10 Sept 2006 Messages : 34 Localisation : orléans
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Posté le : 07 Oct 2006 20:42 |
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bonsoir pierre
aborder tous les sujets c'est possible.
mais nos expériences en matiére des 6 yogas ne sont rien à
quoi s'attacher.
D'autre part pour celui qui a eu ces expériences il sait qu'il ne sert à rien d'en parler, ça n'apportera rien au bien être des autres et cela peu même leur faire du tord.
Enfin les personnes qui ont pratiqués ces yogas, ces yogis, préférent guider les autres dans la voie et non en parler pour le plaisir.
Si tu n'as pas eu la chance de pratiquer ces 6 yogas je te la souhaite et te prie cordialement d'accepter mes meilleurs souhaits
rangdjoung
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Pierre Membre

Age: 42
Inscription : 31 Mars 2006 Messages : 115 Localisation : 66
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rangdjoung Visiteur

Age: 61
Sexe: 
Inscription : 10 Sept 2006 Messages : 34 Localisation : orléans
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Posté le : 08 Oct 2006 15:45 |
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bonjour pierre
je te remercie pour tes excellents souhaits
je ne suis q'un yogi ordinaire et n'enseigne pas
et je te fait offrande des pages sublimes que je t'indique ci-aprés
mais que tu connais peut être déjà :
c'est un chant composé par
Ngésarpa Jamyang Khyèntsé Wangchouk
connu également sous le nom de Tenpé Gyaltsen Pelzangpo.
C'est une priére qui recueil l'essence du chemin graduel
des enseignements d'or de la glorieuse Lignée Shangpa.
Dans ce chemin graduel figure l'éloge des 6 yogas.
ref : "Les chants de l'immortalité"
chants de réalisation des maîtres de la lignée Shangpa
de Ngawang Zangpo pages 153-154-155-156
traduction française de Christiane Buchet et Tcheuky Sèngué
Editions : Claire lumiére
série Tsadra
Editions Claire Lumière , 5 avenue Camille-Pelletan
13760 Saint Cannat
puisses-tu parcourir avec gloire la voie intérieure
un océan de souhaits auspicieux
rangdjoung
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Toupten Zangpo Membre d'honneur

Age: 41
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Inscription : 21 Oct 2005 Messages : 1492 Localisation : Coulommiers (77)
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Posté le : 09 Oct 2006 17:28 |
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Bonjour,
Merci Samsarabio pour ce texte qui apparement est dépassé aujourd'hui mais à au moins l'intérêt de lancer le sujet sur les yogas. Je dois dire que j'ai pas tout compris au texte mais comme il est écrit, un novice doit d'abord suivre l'enseignement d'un maitre avant de se lancer dans de telles pratiques. Mais le sujet est intérressant et mérite d'être approfondi.
Amicalement
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