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L'esprit, la tasse de café et le zen

 
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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 10 Nov 2005 11:56  Répondre en citant

Bonjour,

Nan-in, maître japonais sous le règne des Meiji (1868-1912), reçu un jour un professeur de l'université venu s'informer sur le zen. Comme ilservait le thé, Nan-in rempli le tasse de son visiteur à ras bord et continua à verser. Le professeur regarda le thé déborder, jusqu'à ce qu'il s'écrie, excédé:
"Plus une goute, ma tasse est pleine!
-Tout comme cette tasse, dit Nan-in, tu est rempi de tes propres opinions.
Comment pourrais-je te montrer ce qu'est le zen?"


Paroles Zen
éditions Albin michel

Amicalement,


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NAWA
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Message Posté le : 10 Nov 2005 21:39  Répondre en citant

Shocked Je ne sais pas si j'en reprendrai une tasse, mais j'ai fort apprécié le propos.

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Anonymous
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Message Posté le : 13 Nov 2005 15:16  Répondre en citant

Cela me rappelle la parabole du Bouddha (dont je ne me rappelle plus le nom) ou il est question d'un commercant qui s'aperçoit que sa maison a été brûlée et cambriolée. A côté de la maison, il y a un corps carbonisé, et le commerçant pense que c'est celui de son fils. Mais en réalité son fils n'est pas mort car il a été enlevé par les bandits qui ont mis à sac et brûlé sa demeure. Alors le commercant prend le cadavre trouvé qu'il croit son fils, accompli la cérémonie crématoire. Comme il aimait tellement son fils il ne se sépare jamais de ses cendres, de jour comme de nuit il les as avec lui dans un petit sac de velours. Mais un jour le fils réussit à échapper aux voleurs et court chez son père frapper à la porte. C'est la nuit et le père n'ouvre pas la porte, bien que ce dernier lui dise "C'est moi, je suis ton fils!", le père lui répond"Ce n'est pas possible mon fils est mort il ya 3 ans. Le garçon insiste mais le père ne veut pas démordre, alors le fils finit par s'en aller.
Ainsi donc si vous êtes prisonnier d'une idée ou d'une opinion et que pour vous cette idée est la vérité, vous passez à côté de la possibilité de connaître la vérité, même si celle-ci vient à frapper à la porte.

Dans petite histoire racontée par Seunam, il y a aussi la notion du vide et du plein et qui fait, d'après le peu que j'en sache, partie intégrante de cet esprit qu'est le zen.


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NAWA
Invité








Message Posté le : 13 Nov 2005 17:19  Répondre en citant

Sunyata = Vide ?...

Désolé si l'accès au texte est un peu ardu, mais par le dialogue de chacun de nous, bien des éclaircissements apparaîtrons .

Fidèlement à l’esprit du Mahayana, on peut poser cette affirmation décisive : aucun caractère définitoire ne convient à l’explication du mot sunyata. User de ce mot serait donc, purement et simplement, dire que l’on ne dit rien ? Il en est bien ainsi, à une nuance près toutefois, et cette nuance est au cœur du sujet : dire que l’on ne dit rien, en d’autres termes que le mot proféré n’est pas, dans l’acte de communication, pourvu de référent, n’est pas la même chose que ne rien dire. Signifier l’inexplicable, l’indicible par un mot qui l’invoque au sein de l’acte de discours ne se confond pas avec le silence suspensif, d’absence ou d’oubli de l’acte.
Personne ne contestera la dualité ou l’ambiguïté du silence. Si nous acceptons que l’énoncé du mot « sunyata » invoque le fond de silence sur lequel se déroulent les volutes du discours, et que ce fond, d’où sourd l’inéluctable spontanéité verbale, manque de sens parce que justement il le fonde, nous aurons jeté déjà une faible lueur sur l’appréhension de sunyata.
Nous y verrons un peu plus clair en ajoutant que ce silence invoqué par la parole, qui lui est contemporain et la rend possible, n’est d’aucun lieu et d’aucun temps, ou plutôt qu’il est le présent obscur, sans mesure, du locuteur. Ce présent introuvable et sans origine ni lieu se perçoit assez bien en ce qu’il y a d’oraculaire dans tout discours, même le plus élaboré, le mieux ciselé.
L’énoncé de sunyata est donc un acte invocatoire sans point de vue et sans visée. On connaît de nombreux exemples de tels actes dans l’hindouisme et dans le bouddhisme, dans la tradition tantrique en particulier : la pratique des mandala et des mudra, la récitation des mantra entre autres. Plus généralement, l’accomplissement des actes rituels apparaît comme une gestuelle signifiante, qui dans sa plénitude est totalement présence et ne signifie qu’elle-même.

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Anonymous
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Message Posté le : 13 Nov 2005 18:43  Répondre en citant

Désolé Nawa, je ne te suis pas!

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Toupten Zangpo
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Message Posté le : 13 Nov 2005 19:26  Répondre en citant

véa a écrit:
Désolé Nawa, je ne te suis pas!


moi non plus !!!


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Toupten Zangpo
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Message Posté le : 13 Nov 2005 19:30  Répondre en citant

véa a écrit:
Cela me rappelle la parabole du Bouddha (dont je ne me rappelle plus le nom) ou il est question d'un commercant qui s'aperçoit que sa maison a été brûlée et cambriolée. A côté de la maison, il y a un corps carbonisé, et le commerçant pense que c'est celui de son fils. Mais en réalité son fils n'est pas mort car il a été enlevé par les bandits qui ont mis à sac et brûlé sa demeure. Alors le commercant prend le cadavre trouvé qu'il croit son fils, accompli la cérémonie crématoire. Comme il aimait tellement son fils il ne se sépare jamais de ses cendres, de jour comme de nuit il les as avec lui dans un petit sac de velours. Mais un jour le fils réussit à échapper aux voleurs et court chez son père frapper à la porte. C'est la nuit et le père n'ouvre pas la porte, bien que ce dernier lui dise "C'est moi, je suis ton fils!", le père lui répond"Ce n'est pas possible mon fils est mort il ya 3 ans. Le garçon insiste mais le père ne veut pas démordre, alors le fils finit par s'en aller.
Ainsi donc si vous êtes prisonnier d'une idée ou d'une opinion et que pour vous cette idée est la vérité, vous passez à côté de la possibilité de connaître la vérité, même si celle-ci vient à frapper à la porte.

Dans petite histoire racontée par Seunam, il y a aussi la notion du vide et du plein et qui fait, d'après le peu que j'en sache, partie intégrante de cet esprit qu'est le zen.


Bonjour,

Trés belle histoire qui amène à réfléchir en effet sur sa vérité plutôt que LA vérité ! Mais où en est la frontière, comment voire la différence ? Là est toute la difficulté et donc du travail sur soi.
Amicalement


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Seunam Gyamtso
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Message Posté le : 13 Nov 2005 20:37  Répondre en citant

Bonjour,

Citation:
Dans petite histoire racontée par Seunam, il y a aussi la notion du vide et du plein et qui fait, d'après le peu que j'en sache, partie intégrante de cet esprit qu'est le zen.


La notion de vide et de forme est au coeur même de la philosophie bouddhiste, appellé vacuité (vide d'existance propre des phénomènes et de l'esprit) mais cette notion ne peut se limiter à cette définition puisque cela exprime en fait la nature de la réalité ou vérité absolue qui ne peut être décrite par des mots.

je ne trouve pas que cette notion soit très présente dans l'histoire bien que toujours lié dans les enseignements zen.

C'est dans cette phrase de véa que Nawa à pu rebondir sur la notion de vide mais je trouve que la définition de l'Encyclopædia Universalis que donne Nawa est d'un language trop soutenu et franchement 'rébarbatif' qui crée plus une confusion et une réaction de rejet dans l'esprit plutôt qu'une compréhension plus profonde.


Amicalement,


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NAWA
Invité








Message Posté le : 14 Nov 2005 19:59  Répondre en citant

Décidément avec cette tasse, j'ai pris la tasse...
J'ai cru parer au plus pressé en faisant un copier collé, bad news!, mais bon la prochaine fois je prendrai le temps de réecrire l'article dans un language plus convivial.

mea culpa.............. bye à la prochaine............


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