Il est possible de réduire la quantité de déchets, résultant de notre consommation et notre vie de tous les jours.
Ce qui suit est extrait d’un article d’un plan départemental que j’ai trouvé sur internet, mais dont je n’arrive plus à trouver le lien.
Voici le début de cet article :
« 10.1 Les enjeux
Inscrit à l’article de la loi n°92-646, du 13 Juillet 1992 sur la gestion des déchets, le principe de réduction des déchets à la source est également omniprésent dans la circulaire de Mme Voynet du 28 Avril 1996 : « intégrer davantage de recyclage matière et organique ». « La modernisation de la gestion des déchets … implique une action volontaire pour réduire la croissance actuelle de la production de déchets, dont nombre de composantes dépendent ou nécessitent implication du niveau local. »
La réduction des déchets à la source ne se limite donc pas seulement à une question de décisions nationales, voire internationales ou à une remise en cause de la production d’emballages ou des pratiques de la grande distribution, elle doit également être déclinée au niveau local, donc départemental.
Le plan départemental conclut que la mise en œuvre de ce principe passe par
- une action individuelle
- un mode de financement adapté
- une communication intense et adéquate »
La partie la plus intéressante étant ce que nous, pouvons appliquer concrètement à notre niveau :
« 10.2 L’action individuelle pour réduire les déchets à la source (R. CLAVIJO – CLAPELR)
La quantité de déchets que nous produisons est proportionnelle au niveau de notre consommation. Réduire notre production de déchets exige donc que soit réduite notre consommation. On peut y parvenir sans ascétisme ni privations en adoptant les comportements qui suivent :
1. Utiliser son esprit critique envers les innombrables sollicitations de la publicité. Ai-je vraiment besoin de telle marchandise ? Cet achat ne va-t-il pas surtout susciter de nouveaux besoins ? Si j’achète ces meubles ravissants, il me faudra un logis plus vaste. Je devrai déménager, payer un loyer plus élevé, augmenter mes revenus, travailler davantage, etc. Perdre sa vie à gagner ?
Libérons-nous de cet esclavage : la multiplication des besoins.
2. Prendre ses distances vis-à-vis de l’image sociale liée à la possession d’un objet. On gagne moins d’estime et de considération par du luxe ostentatoire que par son indépendance d’esprit et une forte personnalité. Un Homme libre ou un mouton ? Il faut choisir. (Mon avis personnel, un Homme libre !)
3. Préférer un objet polyvalent à une collection d’objets très spécialisés.
4. Préférer ce qui a été fabriqué près de chez-soi : on économise ainsi énergie et moyens de transport.
5. Choisir des biens durables, réparables plutôt que des articles conçus pour être jetés après une seule utilisation.
6. Préférer des produits d’agriculture biologique ou écolabellisés.
7. Réutiliser des emballages conçus pour être jetés : papier cadeau, sacs en matière plastique, récipients divers.
8. Refuser les emballages superflus. Préférer les marchandises en vrac.
9. Aux sacs de sortie de caisse, préférer un panier d’osier, un filet ou un sac en coton. Ces récipients sont réutilisables, réparables, lavables, et en fin de vie, biodégradables.
10. Quand ces emballages sont inévitables, exiger des emballages recyclables.
11. Préférer les emballages consignés aux emballages jetables.
12. Donner à des voisins, à des amis, à des associations caritatives (secours populaire, compagnons d’Emmaüs, …) les objets encore utilisables dont vous voulez vous défaire : jouets, vêtements, électroménager, etc.
13. Préférer les produits recyclés à ceux fabriqués à partir de matériaux vierges.
14. Rapporter à un pharmacien les produits pharmaceutiques que vous n’avez pas consommés ; S’ils sont encore utilisables, ils seront utilisés par l’association des pharmaciens sans frontières dans des dispensaires ou dans le « tiers-monde ».
15. Si vous avez un jardin, ou si votre logement le permet, ne livrez pas aux éboueurs municipaux vos déchets putrescibles : restes de cuisine, de repas, résidus de jardinage, etc. Avec ces déchets, en paillage, en tas, en silos ou en bac, faites individuellement votre propre compost. Vous obtiendrez ainsi sans frais un excellent fertilisant agricole qui vous dispensera d’acheter du terreau. »

